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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 11:05



                                                                             LE DECLIN ECONOMIQUE
                                                      causes et remedes          
                                                                        par h.borentain 


                             3ème PARTIE
                  LES CAUSES DU DECLIN

                         A-  DEFINITIONS

     1-LES SYSTEMRS ECONOMIQUES.

      La connaissance des fondements économiques de l'économie conditionne sa compréhension.L'économie productive de nos sociétés industrielles s'exerce selon 2 systèmes:
     a) Le système paupériste
     b) Le système fordien.
     1- LE SYSTEME PAUPERISTE
     Dans le système Paupériste,le Travailleur(ou Prolétaire) vend à l'Entrepreneur(ou Capitaliste) ,sa Force de Travail,à son prix de reproduction.
     L'Entrepreneur met en oeuvre cette force de travail pour produire le Travail,qui,à l'aide de machines,et dans des usines,transforme la matière première en Marchandises qu'il ne consomme pas (à l'exception de celles destinées à la reproduction de sa Force de Travail).Elles sont destinées à la consommation des bourgeois et des capitalistes.
     Le coût de la Force de Travail (ou Salaire) est le coût des denrées nécessaires à sa reproduction,c'est à dire le coût de la nourriture,du logement,des vêtements du Travailleur et de sa famille,et le coût de formation de ses enfants qui le remplaceront lorsqu'il ne sera plus en état de travailler.Ces denrées sont regroupées sous le vocable de "Panier Familial"
     La différence entre la valeur du Travail ,et le coût du Panier Familial représente la Plus-Value que s'approprie le Capitaliste.
     L'affrontement pour la possession de cette Plus-Value représente le premier volet de la lutte des classes.
     L'abaissement du prix des produits entrant dans le Panier Familial,appelées "Produits de première nécessité" permet de diminuer le coût de la Force de Travail et donc d'augmenter  la Plus -Value.
     Il se crée ainsi une catégorie de produits dont le coût est drastiquement abaissé(blé,lait,logements HLM...) payés par le Salaire et destinés à l'usage des Travailleurs,et une catégorie de produits de Luxe déstinés aux Capitalistes,et payés par la Plus-Value.
     "Les produits de première nécessité pour les Travailleurs,les produits de Luxe pour les Capitalistes".La division de la société en 2 classes se fait par la nature de la Marchandise.
     L'axès aux Produits de Luxe, par les Travailleurs,constitue le 2ème volet de la lutte des classes.
     Le système Paupériste a connu son apogée  sous le Second Empire.Il aété théorisé par Karl Marx  dans son monumental ouvrage "Le Capital". 

     II) LE SYSTEME FORDIEN.
     La concentration des moyens de production inhérente à l'évolution du Capitalisme a conduit,notemment aux USA ,a la fabrication en grande quantité,de produits industrialisés standards,inadaptés aux besoins des Capitalistes,etque que le salaire paupériste des travailleurs ne leur permettait pas d'acquérir.La surproduction a entraîné la grande crise de 1929 dénouée par le New-Deal et le système économique Fordien symbolisé par les usines automobiles Ford dans lesquelles "les ouvriers roulent dans les automobiles qu'ils fabriquent."
     Dans le système Fordien,les travailleurs fabriquent  industriellement et en grande quantité,des produits standards qu'ils consomment.
     Le Travailleur devient un agent économique à part entière puisqu'il DOIT consommer sa production.L'équilibre du système est à ce prix.Le système Fordien établit un "Contrat Economique" analogue au Contrat Social de J.J.Rousseau.Le salaire permet au Travailleur de reproduire sa Force de Travail ET de consommer les marchandises qi'il élabore.Il revêt ainsi,un caractère économique et social qui doit impérativement être rèspecté pour assurer la pérénité du système Fordien.C'est la Société de Production et de Consommation de Masse.
     Le Profit (ou Bénéfice )se réalise par prélèvement sur la production et rétribue l'immobilisation du  Capital, et éventuellement la valeur intelligencielle du process de fabrication du produit.Le Profit Fordien se substitue à la Plus-Value Paupériste.
     Dans le système Paupériste,le Travailleur est un esclave au service du Capitaliste.Dans le système Fordien,c'est un élément économique essentiel de la société .
     Il convient de signaler que les activités n'aboutissent pas toutes à l'élaboration de marchandises industrielles ,ce qui pose le problème de leur rôle économique,et de la rétribution des travailleurs qui s'y livrent.
     Malgré toute son habileté,Karl Marx n'a pas pu délier correctement cette difficulté,il n'a pas pu insérer le travail des domestiques ou des comédiens,par exemple,dans sa théorie générale des Plus-Values.
     Nous allons soustraire ,pour l'instant,cette catégorie d'activité,à notre exposé,et nous donnerons plus loin notre façon de palier à cette difficulté,car son poids dans la production totale du pays devient considérable.

      II)  LES TAUX DE CHANGES.
     Le taux de change d'une monnaie  m1 dans monnaie m2, est la quantité d'unités monétaires qu'une unité monétaire d'une monnaie m1 peut acheter dans la monnaie m2.
     Si le taux de change de l'Euro en Dollars est de 1,5,1Euro peut acheter 1,5 Dollars.
     Dans les premiers temps,l'unité monétaire était représentée par un certain poids d'or.La quantité et la qualité de l'or étant garantis par le sceau frappé sur les faces de la monnaie.Les changes s'effectuaient par simple pesée.
      L'avènement de la monnaie-papier a virtualisé la référence à l'or,elle est devenue conventionnelle,les changes s'effectuant entre deux valeurs conventionnelles garanties par les Banques Centrales des Etats censées détenir les contrevaleurs dans leurs coffres.
     Mais les besoins en monnaie se sont considérablement accrus,et les Banques Centrales n'ont plus détenu les contreparties métalliques des monnaies en circulation.ces contreparties sont devenues virtuelles ,elles aussi.
     Débarrassés de toute contrainte,et pour des raisons politiques économiques industrielles...,les Etats ont commencé à manipuler la référence à l'or Des disparités sont alors apparues,qui ont modifié le Prix de marchandises identiques ,selon le pays dans lequel elles étaient produites.
     Pour maintenir l'équité de leur marché intérieur,et protéger leurs industries nationales,chaque pays a mis en place un système de Droits de Douane adapté aux marchandises et à leur pays d'origine.Les marchandise locales et importées apparaissaient alors sur les marchés ,à des prix comparables pour respecter la loi de l'Offre et de la Demande.Dans certains cas,les Droits de Douane favorisaient même ,les productions locales.
     Les échanges commerciaux internationaux s'étant considérablement développés,ces règles, considérées comme de véritables freins au développement ont du être assouplies.C'est la Mondialisation.
     La disparité des monnaies,mise en évidence par la disparition des droits de douane,a déchaîné la virulence des spéculateurs qui ont finalement contraint les pays à abondonner la référence à l'Or ,au profit d'un "Flottement généralisé des monnaies"
     Les taux de changes (ou Parités) s'établissent alors selon des critères objectifs (valeur des marchandises ,niveaux de vie...) ou irrationnels(stabilité politique...)ou financiers (prix des matières premières...)La parité des monnaies s'établit désormais selon une sorte de loi de l'Offre et de la Demande contrainte, et permet d'établir quotidiennement une sorte de tableau général propice à toutes les spéculations,qui laisse les Etats désemparés et impuissants.
     DISTORSION DES TAUX DE CHANGE.
     a)Distorsion commerciale.
     Du fait de la mondialisation et de la disparition des droits de douane,un commerce équitable imposerait la mise sur le marché ,de produits identiques au même prix,quel que soit son pays de production et la monnaie dans laquelle ce prix est évalué.C'est la règle du Prix Unique
     Cette règle est évidemment inapplicable ,compte tenu des conditions géographiques climatiques,culturelles ,sociétales,de la présence ou non de matières premières ou de sources d'énergie...De ce fait ,la théorie de la rente,et des Coùuts comparatifs, favorise  la spécialisation de certains pays pour certaines productions.C'est tout l'intérét de la "mondialisation".
     Cependant,au delà de ces différences structurelles,la conversion des monnaies met en évidence de fortes disparités de prix entre des marchandises identiques selon les pays de production,et de la monnaie dans laquelle ces prix sont établis.Ces sur-disparités sont dues à la "Distosion des taux de change"qui fait apparaître des monnaies sous-valorisées ou "faibles" ,et des monnaies sur-valorisées ou "fortes".

     On appellera DISTORSION COMMERCIALE d'une monnaie m1 d'un pays (1),par rapport à la monnaie m2 d'un pays (2),le rapport du prix d'une marchandise M produite dans le pays (1) avec la monnaie m1,au prix de la même marchandise ,produite dans le pays (2) avec la monnaie m2 convertie en m1.
     Plus la distorsion commerciale est, forte,plus le prix d'une marchandise élaborée en (1) est élevé par rapport à celui de la même marchandise élaborée en (2).
                                  MF > Mf    (1)
     b) Distorsion existenciale.
     L'Histoire des nations montre une évolution générale vers un développement économique,mais les conditions climatiques,géographiques,politiques,culturelles...établissent de diparités entre les pays de la Terre,et des niveaux de développement différents entre les peuples.Dans chaque pays,le "Standard de vie" dépend du niveau d'activité et de la productivité du Travail,ce qui rend les comparaisons difficiles.On peut dire qu'un taux de change équitable devrait attribuer à une unité monétaire,un coefficient qui tiendrait compte du standard de vie  dans chaque pays,opération délicate,laissée à l'appréciation de chacun.Les nombreux touristes savent bien que le prix en Euros d'un séjour dans un Palace Thailandais ou Dominicain est très sensiblement inférieur à celui,en France, d'un hotel de même catégorie,et que des vacances en Egypte sont à la portée d'un Smicard.
     On appellera DISTORSION EXISTENCIALE d'une monnaie m1 d'un pays (1) par rapport à la monnaie m2 d'un pays (2) ,le rapport entre le prix du "panier familial"ou salaire dans le pays (1) en monnaie m1 ,au prix du "panier familial"analogue ,dans le pays (2) en monnaie m2 convertie en m1.
     Plus la distorsion existenciale est forte,plus le salaire en (1) est élevé par rapport au salaire en (2) 
                               SF > Sf    (2)
     Une monnaie sera dite forte F si sa distortion est élevée,et faible f dans le cas contraire . 
                        d > 1 Monnaie Forte
                        d = 1 Monnaie neutre
                        d < 1 Monnaie faible

     III) LES PAYS DU MONDE.LES ETALS D'UN MARCHE
     Les pays de la planète peuvent se comparer aux étals d'un vaste marché.Divisés en deux catégories,ils peuvent être regroupés dans deux secteurs de ce marché.
     -Le secteur à monnaie Forte.Les travailleurs y perçoivent un salaire Fort SF,et les marchandises y acquièrent une valeur Forte MF.
     -Le secteur à monnaie faible .Les travailleurs y perçoivent un salaire faible Sf et les marchandises y acquièrent une valeur faible Mf.
     Le schéma ci-dessous résume les dispositions de ce marché.Dans le secteur à monnaie Forte,une zône où l'on peut acheter ou vendre la Force de Travail,et une zône où l'on peut acheter ou vendre les marchandises.Dans le secteur à monnaie faible,une zône où l'on peut acheter la Force de Travail,et une zône où l'on peut acheter ou vendre les marchandises.


                               MARCHE

               
               I-----------I------------I-------------
               I             I               I Secteur à monnaie Forte
               I    SF     I     MF    I             
               I-----------I------------I--------------
               I             I               I Secteur à monnaie faible
               I    Sf      I     Mf     I        
               I-----------I------------I------------- 

     

                      SF > Sf      (1)
             MF > Mf    (2)
     Très largement issue du paupérisme,l'industrie françaisea véritablement amorcé sa révolution fordienne sous l'impulsion du Président Georges Pmpidou.Toutefois,les persistances archaiques restent très fortes.Du côté du patronat,le tissu industriel très disséminé sur le territoire,ne facilite pas la concentration des moyens de production,et les expériences récentes dans la métallurgie et les filatures,ne plaident pas en faveur de cette concentration.L'héritage  du paupérisme qui fait de l'industriel local,un petit potentat dans sa région,marque encore très fortement les esprits,et freine quelque peu l'émergence d'un prolétariat émancipé.
     Il n'est pas rare d'entendre un industriel provincial déclarer:"Mon entreprise fait travailler 200 personnes".en système fordien,cette déclaration est une absurdité.L'activité d'une entreprise n'existe que si celle-ci peut VENDRE sa production.Pour vendre sa production,elle doit trouver des clients,et ces clients sont les Travailleurs eux-mêmes.Mais les travailleurs ne peuvent ACHETER que s'ils perçoivent un salaire suffisant ,et s'ils sont en nombre suffisant.
     L'entreprise n'existe que si les travailleurs existent en tant que producteurs ET en tant que consommateurs 
     Pour créér des emplois,l'entreprise doit créér des emplois et les rémunérer correctement.
     Si les travailleurs dépendent de l'entreprise,l'entreprise dépend tout autant des travailleurs.
     Du côté des syndicats ouvriers,la persistance du concept marxiste de la "lutte des classes",conforté d'ailleurs par l'attitude du patronat,entrave la prise de conscience du nouveau rôle des travailleurs dans la société.
     Malgré ces objections,nous considérerons que la France fait partie des pays d'économie fordienne ,et nous analyserons donc le cas de notre pays excusivement sous cette hypothèse.

          IV) LES POPULATIONS.
     D'une façon générale,la population d'un pays y réside,y vit,y travaille,et y consomme ,celà pour des raisons géographiques,familiales,culturelles,linguistiques,affectives...,cela est vrai,que ce pays soit situé dans le secteur Fort ou qu'il soit situé dans le secteur faible.Par la suite cette population sera dite Captive (C).On distinguera éventuellement la population captive Forte (CF) et la population captive faible (Cf).

     Une grande partie de la population mondiale se libère maintenant de ces contraintes nationales.Cette attitude se trouve favorisée par l'extrême labilité des moyens de transport,la perméabilité des frontières,l'existance de filières de passeurs,et surtout par l'attrait pécuniaire qu'exercent certains pays à monnaie faible ,pour la villégiature des touristes,ou certains pays à monnaie Forte pour l'emploi des travailleurs issus des pays à monnaie faible.
     Cette population sera dite fluide (fl)
     Dans la réalité,les conditions de vie moderne font que la population captive absolue (C) n'existe pas,chaque citoyen français qui passe ses vacances dans un pays de la zône à monnaie faible devient fluide pour cette fraction de sa consommation.De même,un travailleur fluide (fl) ,originaire d'un pays à monnaie faible,qui travaille dans un pays à monnaie Forte,doit,par la force des choses,y effectuer quelques consommations,ne serait-ce que pour sa nourriture et son logement.De ce fait ,et pour cette fraction de sa consommation,il se comporte comme un travailleur captif.
     Travailleurs captifs (C) et travailleurs fluides (fl) deviennent donc des abstractions quasi mathématiques qui seront désormais utilisées ici.De même ,d'ailleurs que pour la classification des pays ,nous utiliserons des abstractions:
           Pays à monnaie Forte  (F)
           Pays à monnaie faible  (f)
     Le lecteur se familiarisera aisément avec ces conventions.

     Voilà! Le décor est planté,les personnages sont sur le plateau,on frappeles trois coups,le rideau se lève.Silence,calez-vous dans votre fauteuil,ouvrez les yeux et les oreilles! La Tragédie commence. 

    

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Published by H. - dans economie
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