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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 10:44


              LE DECLIN ECONOMIQUE
             
               Causes et Remèdes
                                       par h.borentain

                4ème PARTIE
              Les causes du déclin
        
      LES MECANISMES. LES EFFETS.

     "La très grande partie des richesses élaborées chaque année dans un pays est consommée dans l'année par sa population.La partie de la production accumulée dans la constitution de la richesse patrimoniale nationale ne représente que 3% de cette production.Ce qui fait croire que cette proportion est plus importante,c'est que les réalisations sont cumulatives,spectaculaires,et qu'elles sont vues souvent par un très grand nombre de personnes."
                                                 Karl Marx "Le Capital"


     I)  LES COMPORTEMENTS.
     a) Les motivations.
     L'objet de cet ouvrage se limite à l'étude de la situation économique de la France ,c'est pourquoi nous limiterons notre étude à la situation de notre pays supposé faire partie des pays à monnaie forte du système fordien.(F)
     Un travailleur captif (CF) travaille et consomme en France.Il respecte donc parfaitement le contrat "socio-économique" qui régit son statut de Producteur-Consommateur de son pays.
     Un travailleur fluide (fl) pénètre sur le marché que nous rappelons ci-dessous;  

                      MARCHE
          
          I------I------I------
          l  SF    l  MF    l Secteur à monnaie Forte
          l         l         l
          I------I------I------
          l   Sf   l  Mf    l  Secteur à monnaie faible 
          l         l         l
          I------I------I------

                SF > Sf  (1)
                MF > Mf (2)

      Il se comporte d'une manière logique et rationnelle,il va vendre sa Force de Travail au meilleur prix possible,c'est à dire dans le secteyr à monnaie Forte(inégalité (1) ),en l'occurence,en France.Muni de son salaire (SF) ,il en tirera le meilleur parti en achetant dans le secteur à monnaie faible,les marchandises qu'il consomme (inégalité (2) ),généralement hors de notre pays.
     Son raisonnement lui paraît parfaitement cohérent,car il croit vendre son Travail (valeur économique),alors qu'en réalité,il vend sa Force de Travail,(valeur sociale).Il tient le raisonnement suivant: 
     "Je travaille.Pour ce travail,je perçois mon salaire.Mon contrat économique est rempli.Je fais ce que ce que je veux de mon salaire."
     Tout est dit.Dramatique ambiguité coceptuelle entre le Travail et la Force de Travail.
     Le comportement de ce travailleur fluide (fl) lui parait parfaitement raisonnable,compte tenu des conditions du marché qui ont motivé sa venue en France,mais il ne rtespecte pas le contrat socio-économique du système Fordien.
     Quelques exemples illustreront notre propos et lui donneront une structure plus réaliste.
     Des travailleurs saisonniers polonais qui travaillent ,durant la cueillette,dans une exploitation agricole du Sud de la France,perçoivent en trois mois ,un salaire égal à celui qu'un professeur perçoit en un an dans son pays.D'une façon générale,le pouvoir d'achat de ce salaire est cinq fois plus élevé en Pologne qu'en France,c'est à dire que les dépenses que ces travailleurs font en France ,leur paraissent exorbitantes.Une place de cinéma,soit 7 euros,représente  le salaire quotidien d'un professeur polonais.De leur pripre aveu,ces travailleurs,nourris et logés dans l'exploitation,ne dépensent pas un centime en France.Une fois la cueillette terminée,ils s'en retournent en Pologne,où ils vivent dans l'oisiveté le reste de l'année ,avec le standard de vie d'un professeur .Au fil des ans,ils ont fait venir tous les habitants de leyr village pour effectuer la cueillette des fruits en France.Ce sont des TRAVAILLEURS FLUIDES TOTAUX (fl).
     Cet exemple est tiré de la réalité.Il est donné pour illustrer le comportement des travailleurs fluides étrangers travaillant en France.
     Le cas des travailleurs français qui passent leurs vacances en Thailande ou en République Dominicaine où le pouvoir, d'achat en prestations vacances de leur salaire est deux à trois plus élevé qu'en France,ressort du même comportement de TRAVAILLEURS FLUIDES,mais Partiels,appliqué cette fois-ci,à des travailleurs français.
     Les implications théoriques totales de ces comportements ,sont assez complexes.Dans un premier temps nous n'examinerons que les effets sur la situation de la France .Le deuxième aspect ,c'est à dire ,l'effet sur l'économie internationale de la France sera examiné ultérieurement.
 
     b) LES CONSEQUENCES.
     Rappelons les termes du contrat socio-économique implicite signé par un travailleur qui opère dans le secteur fordien.
     Le salaire qu'il perçoit a une double fonction:
     1°) Permettre la reproduction de sa Force de Travail (panier familial).
     2°)Permettre la consommation dans le secteur fordien ,des produits élaborés par ce travailleur.
     La pérénité du contrat implique que le travailleur respecte impérativement ces deux conditions .C'EST L'ESSENCE STRUCTURELLE DU SYSTEME FORDIEN.Cest la CONDITION INDISPENSABLE DE SON BON FONCTIONNEMENT.
     Le travailleur fluide (fl) qui travaille dans le secteur fordien à monnaie Forte,et achète ses marchandises dans le secteur à monnaie faible,ne respecte évidemment pas l'équilibre économique du système Fordien.Les marchandises que ce travailleur produit en (F) vont s'y accumuler sans y trouver preneur,car la contrepartie monétaire du salaire destinée à leur consommation,se trouve soustraite du secteur (F).Ce deséquilibre s'accroît ,bien entendu,avec l'accroissement de la population de travailleurs fluides
par rapport à la population active totale.
     Pour résorber les marchandises en excès,les entrepreneurs peuvent:
     - Baisser les prix par réduction des marges.
     - Baisser les prix par réduction des salaires.
     - Réduire la production pour l'adapter à la demande.
     En baissant les prix par réduction des marges,les entrepreneurs risquent de se mettre en difficulté,voire en faillite.
     En baissant les prix par réduction des salaires,les entrepreneurs baissent également le pouvoir d'achat des salariés qui ne peuvent plus alors acheter les marchandises en excès.Les entre preneurs doivent alors réduire leur production.
     En baissant la production pour l'adapter à la demande ,les entrepreneurs doivent diminuer leurs effectifs et provoquent ainsi la mise au chômage du personnel en excès.
     
                     PRINCIPE N° 1

     UN TRAVAILLEUR FLUIDE (fl) QUI TRAVAILLE DANS LE SECTEUR (F) ET CONSOMME DANS LE SECTEUR (f) CREE DU CHOMAGE EN (F).

     II) LE SEUIL DE DECLANCHEMENT.
     Question: Quel est le seuil de déclanchement de la spirale infernale du chômage? En d'autres termes,quelle proportion de travailleurs fluides (fl),une société fordienne peut elle accepter sans mettre en péril son fonctionnement et créér du chômage?Autrement dit,quelle est la proportion du PIB qui peut être soustraite sans dommage à la consommation des marchandises élaborées en secteur fordien.
     Pour répondre à cette question,aujourd'hui cruciale,il convient de se reporter à la phrase de Karl Marx mise en exergue: 3% du montant de la production nationale annuelle est consacré à l'accumulation patrimoniale.
     Les produits élaborés pour cette accumulation patrimoniale sont soustraits à la consommation des travailleurs,mais les salaires,donc les capacités de consommation correspondants,leur ont été versés.Le déficit de 3% de l'offre de marchandises consommables par rapport à la capacité de consommation,constitue une pression inflationiste permanente et structurelle.Le travailleur fluide (fl) qui ne consomme pas en (F),les marchandises pour lesquelles il a perçu la capacité d'achat,son salaire,diminue ainsi cette pression inflationiste.L'équilibre est réalisé quand les sommes correspondant à 3% du PIB sont soustraites à la consommation en (F).
     Les travailleurs fluides totaux sont très rares,et par leur nature même,ils occupent souvent des emplois rétribués par de faibles salaires.De ce fait,on peut estimer que la proportion de travailleurs fluides par rapport au nombre total de travailleurs,ne doit pas dépasser 6% pour réaliser l'équilibre.Au delà de ce pourcentage,le cycle infernal du chômage est enclanché.(Cette proportion de 6% est à rapprocher de la proportion maximale légale de travailleurs étrangers dans une entreprise,soit 6% du personnel.Cette disposition figurait dans le code du travail des années 60,elle n'a jamais été abrogée à ma connaissance.).

     Un peu d'histoire.La situation existant en France est certes, très dégradée par rapport à cette proportion,mais la structure actuelle de la population ne s'est pas établie brusquement,elle est le résultat d'une évolution historique dont l'origine se situe dans l'immédiate après-guerre.
     A cette époque,sous l'effet conjugué des destructions dues à la guerre,des bombardements,et de l'absence d'investissement durant 5 ans,dans le logement et l'industrie devenus obsolètes,la France s"est retrouvée dans un état de délabrement total.Afin de reconstruire les routes,les ponts,les réseaux de transports,les ports,les moyens de production et les logements,l'effort de la nation s'est concentré sur la RECONSTRUCTION,maître môt de toutes les tendances politiques de l'époque.
     Pour atteindre ce but,les moyens de production se sont concentrés sur la fabrication de biens d'équipement au détriment des biens de consommation,de telle sorte que la proportion de 3% existante en régime de croisière a été portée à 25% voire 30% du PIB,durant une période assez longue.
     Cet effort a été parfaitement compris et accepté par l'ensemble de la population française de l'époque,mais quelles en ont été les conséquences économiques?
     De gré& ou de force,les industriels français ayant plus ou moins collaboré avec l'occupant,les efforts demandés à toute la nation rendaient impossible l'exploitation paupériste des travailleurs.C'est donc sur un système pseudo-fordien que l'industrie française a redémarré.Les biens produits étaient destinés,soit à la reconstruction (25 à 30%),soit à la consommation ((70 à 75%).Les salaires payés aux travailleurs étaient identiques,que ceux-ci travaillent pour la reconstruction ou qu'ils travaillent pour la consommation,de telle sorte que la capacité de consommation dépassait largement la valeur des marchandises destinées à la consommation.Une inflation massive était inévitable,elle a bien eu lieu.
     Cependant,les grands besoins de la France en main d'oeuvre ont attiré bon nombre de travailleurs venant de régions à bas niveau de vie,attirés par les bons salaires,et même encouragés par les autorités françaises.Ces travailleurs fluides (fl) venus généralement du Portugal et d'Algérie,laissaient leur famille au pays,et leur envoyaient la majeure partie de leur salaire,réduisant de ce fait la pression sur la consommation.L'inflation a pu ainsi être contenue aux environs de 10 à 12% au lieu des 25 à 30% théoriques,et les travaux de reconstruction effectués sans trop plonger la population dans des privations contre lesquelles elle se serait insurgée.
     Les efforts de reconstruction se sont poursuivis durant les "30 glorieuses",avec pour point d'orgue,la construction des fameuses cités HLM de si triste réputation.Mais les besoins en equipements se sont progressivement réduits our atteindre pour atteindre les 3% du régime de croisière ,à la fin des "30 glorieuses"
     Les premiers craquements anonciateurs de la crise sont apparus à la fin des années 6O,craquements impercepyibles ,mais qui n'ont pas échappés à notre très intelligent Ministre des Finances de l'époque,Monsieur Valéry Giscard d'Estaing,qui avait déclaré"La crise n'est pas Est-Ouest,mais Nord-Sud,il faut développer les pays pauvres pour y fixer leur population."
     Cette déclaration sous forme de boutade n'a pas été prise au sérieux à l'époque.Mais le chômage s'agravait en France,le Ministre,devenu Président de la République,a alors instauré le "regroupement familial"éspérant ainsi transformer les travailleurs fluides (fl) en travailleurs captifs (CF).C'était bien vu...Mais trop subtil,l'attrait économique de notre pays pour les travailleurs fluides (fl) était vraiment trop grand.
     Les surbesoins en équipements étant désormais satisfaits,la population fluide en surnombre s'est "en quelque sorte sédentarisée dans sa situation.La spirale infernale du chômage était désormais engagée.Elle ne devait plus s'arrêter. 
     
     III) LE TRAITEMENT SOCIAL DU CHOMAGE.
     La dégradation continue  et progrissive de la situation économique en France a laissé nos dirigeants,de Gauche ou de Droite,incrédules et sans réaction,comme pétrifiés.Ils ne pouvaient invoquer la brièveté de leur présidence,puisque celle de Monsieur Mitterrand a duré 14 ans et que celle de Monsieur Chirac dure déjà depuis 11 ans.C'est l'incompréhension totale,l'impuissance,le désarroi.Ne parlons pas des mesures plus ridicules les unes que les autres,censées résoudre le problème:les TUC,le RMI,l'emploi jeunes,le retour à l'emploi,et dernièrement le contrat nouvel emploiet le calamiteux CPE etc... ,destinés aux effets d'annonce pour masquer la situation et faire patienter la population en attendant un miracle qui ne vient pas,qui ne peut pas venir!.
     Nous nous limiterons ici à examiner la seule mesure sensée,prise devant une catastrophe qui échappe à l'entendement de nos dirigeants,c'est à dire l'ASSURANCE-CHOMAGE.S'il n'est pas possible de se soustraire à un accident inévitable qui frappe au hasard et sans raison,il faut prendre les dispositions qui en prémunissent les victimes contre ses effets dévastateurs.
     La perte d'emploi étant désormais considérée comme un accident,c'est contre ses conséquences économiques,sociologiques et humanitaires,que l'on a cherché à prémunir les travailleurs.Nous comprenons parfaitement les raisons humanitaires pour chaque victime,les raisons sociologiques pour les risques de perturbations sociales qui déstabilisent le régime.Sans vouloir les passer soussilence,nous n'envisagerons ici que les conséquences structurelles sur l'économie.
     Le principe de l'assurance chômage est comparable à celui de la Sécurité Sociale.
     Les employés des entreprises du secteur marchand doivent obligatoirement cotiser à un organisme national qui prélève les cotisations.La Fonction Publique et les entreprises para-publiques ne pouvant licencier leurs agents titulaires,ceux-ci sont contractuellement prémunis contre le risque de chômage,et ne sont pas assujettis à cette cotisation.Il s'agit d'entreprises telles que la SNCF,AdP etc...
     Dès lors qu'un travailleur cotisant est licencié,il perçoit une ALLOCATION qui représente une fraction du salaire perdu pendant une durée déterminée par une convention.
     Les deux opérations économiques qui caractérisent l'assurance chômage sont le PRELEVEMENT et l'ALLOCATION.
     a) LE PRELEVEMENT.
     Du point de vue strictement économique,le prélèvement n'affecte pas la quantité de marchandises élaborées par le travailleur,mais le prive d'une partie de son pouvoir de consommation,que ce travailleur soit captif ou fluide.Pour un taux de prélèvement de 6%,le travailleur produit pour 100 euros de marchandises,mais ne peut en consommer que pour 94 euros.6 euros de marchandises ont été produites sans que le salaire correspondant n'ait été versé.
     LE PRELEVEMENT EST UN PRODUIT SANS SALAIRE.
     Le prélèvement appauvrit le travailleur et crée du chômage par élaboration de marchandises en surplus.
     b) L'ALLOCATION.
     Un travailleur privé d'emploi perçoit une allocation qui lui permet de maintenir un certain niveau de consommation par rapport au niveau de consommation que lui assurait son ancien salaire.De ce fait,le désespoir individuel engendré par sa situation est quelque peu atténué,et les troubles sociaux qui pouvaient être provoqués par un afflux de personnes désespérées sont ainsi évités.Du point de vue économique,l'allocation correspond à l'attribution d'un pouvoir de consommation à l'allocataire,alors qu'il ne produit rien.
     L'ALLOCATION EST UN SALAIRE SANS PRODUIT.
     De ce fait,l'allocation crée un pouvoir d'achat alors qu'aucune marchandise n'esty produite.C'est une mesure inflationiste.
     Compte tenu du fait que l'assurance chômage est un système qui fonctionne par REPARTITION,dans une même année,les cotisations sont égales aux allocations.Le pouvoir de consommer des allocataires est strictement égal à la valeur des marchandises dont les prélevés ont été privés.L'équilibre d'ensemble MARCHANDISES-POUVOIR DE CONSOMMATION est établi.Le système d'assurance chômage n'est ni inflationiste,ni cause de chômage.Cependant,et c'est bien évident,la quantité de marchandises produites est inférieure à ce qu'elle aurait été s'il n'y avait pas eu de chômage.
     - Les prélevés voient leur niveau de vie baisser.
     - Les allocataires ont un niveau de vie amputé,du fait du faible montant de leur allocation.
      LE CHOMAGE TRAITE SOCIALEMENT PROVOQUE UN APPAUVRISSEMENT GENERAL.
     Si l'allocataire est captif (C),le chômage provoque un appauvrissement général.
     Si l'allocataire est fluide (fl),il ne cosomme pas les marchandises que le prélevé a fabriquées,et que le prélèvement ne lui permet pas de consommer .Ces marchandises ne trouvant pas preneur,elles s'accumulent.La production doit alors s'adapter à la demande et diminuer,ce qui entraîne une agravation du chômage.La spirale infernale devient alors exponentielle,car les chômeurs fluides indemnisés provoquent aussi le chômage.
                    PRINCIPE N° 2
     EN CAS DE CHOMAGE:
     - L'ALLOCATAIRE CAPTIF (C) APPAUVRIT L'ENSEMBLE DES TRAVAILLEURS.
     - L'ALLOCATAIRE FLUIDE (fl) ENTRAINE LA PROGRESSION EXPONENTIELLE DU CHOMAGE ET L'APPAUVRISSEMENT DE L'ENSEMBLE DES TRAVAILLEURS.

     IV) LE TRAITEMENT PUBLIC DU CHOMAGE.LE RETOUR DU PAUPERISME.

     La spirale infernale du chômage a été amorcée par le déséquilibre entre les pays à système économique fordien et à monnaie Forte,et les pays à monnaie faible.Des dirigeants présomptueux,animés par un angélisme altruiste,n'ont pas pris à temps,les dispositions les dispositions économiques adéquates par ignorance des lois élémentaires de l'économie.Devant l'agravation inévitable de la crise,le gouvernement a été amené à prendre des mesures paliatives totalement inadaptées et financées par l'impôt:
     - Aider les personnes dépourvues ou à la recherche d'un emploi(RMI,préretraite...),ou leur proposer des emplois improductifs (TUC,Emplois jeunes...).
     - Compliquer inutilement les formalités administratives,comptables et fiscales imposées aux entreprises et aux particuliers afin de créer ainsi un tissu administratif pléthorique pour administrer ces mesures et les contrôler.
     - Compliquer à l'extrême les étages administratifs:Commune,Canton,Département,Région,Etat,Continent...Pour multiplier les démarches administratives et créer ainsi des emplois improductifs 
     Toute simplification administrative tentée pour alléger les charges entraine alors,par crainte du chômage,des réticences sociales extrêmement violentes.
     - La mécanisation du tri postala entraîné une série de grèves dans le service des Postes.
     -La simplification de la perception de la redevance de Télévision a dù être imposée de force malgré l'opposition des syndicats.
     - La réorganisation du réseau des bureaux de postes a été quasiment abondonnée en élargissant les services de cette administration,et en lui attribuant un rôle bancaire étrange.
     - Et que dire de l'impossibilité de restructurer les réseaux hospitalier et judiciaire en fonction des besoins réels.
     - Et j'en passe...
     Tous les gouvernements s'y sont cassé les dents.Et le pourcentage des prélèvements par rapport au PIB augmentent...Et le déficit budgétaire s'envole...
     L'Administration exerce son effet sur l'économie sous 4 formes distinctes:
     1) Action qui aboutit à des prestation ou des produits vendus aux utilisateurs (SNCF,Métro,Bus,Postes...)
     2) Action qui aboutit à des prestations ou des services utilisés par l'ensemble de la population,mais gratuits (Routes,Enseignement,Police,Justice...)
     3) Action indispensable à l'administration et à la défense du territoire ( Armée,Etat-Civil,Espaces Publics,Routes,Voies fluviales...)
     4) Actions sociales diverses (Aides aux personnes privées d'emploi,Logements aidés,Santé Publique...)
     Cas 1) L'Etat remplit le rôle et se comporte en quelque sorte comme une entreprise marchande,il s'insère dans le tissu industriel avec trois grands avantages:
     Pas de travailleur fluide.
     Pas de traitement du chômage
     Pas de profit (Plus-Value) sur le travail.
     Cas 2) Les prestations de l'Etat sont vendues aux utilisateurs qui les payent par l'impôt.On peut donc dire que cette action s'insère également dans le tissu industriel avec les trois mêmes avantages que dans le cas 1)
     Cas 3) Il s'agit des fonctions essentielles de l'Etat queles citoyens doiuvent payer par l'impôt.
     Cas 4) C'est véritablement le cas qui doit être examiné avec le plus grand soin,tant dans ses implications humanitaires que dans ses implications économiques.
     La solidarité nationale avec nos concitoyens doit,bien entendu,s'exercer intégralement lorsqu'il s'agit de venir en aide à des cas sociaux très difficiles et à des deficiences médicales avérées.De ce point de vue,on ne doit admettre aucune réticence quels qu'en soient les inconvénients économiques.
     Il n'en va pas de même des personnes privées ou à la recherche d'emploi,aidées sans produire de marchandise ,ou des dispositions adoptées pour employer des personnes sans emploi,à des occupations improductivesou superflues,rétribuées par l'impôt.
      Cette situation s'est progressivement établie par l'incurie des différents gouvernements quyi se sont succédés.Les bénéficiaires  de ces dispositions peuvent d'ailleurs faire partie de la population captive (C) ou fluide (fl).Le raisonnement est très simple,il est identoque à celui fait pour l'assurance chômage.
     Ma fraction d'impôt qui est consacrée à ce dernier poste est évidemment prélevée sur les salaires qui constituent le revenu des travailleurs.Elle prive le Travailleur de la possibilité de consommer la part correspondante de marchandises qu'il a élaborées.
     L'allocataire de l'aide,ou bien n'effectue aucun travail,donc ne produit aucune marchandise,ou bien effectue un travail qui ne produit aucune marchandise.L'allocation que ces personnes perçoivent leur permet de consommer les marchandises que les travailleurs productifs ne peuvent consommer du fait de l'impôt.
     Si l'allocataire est captif (C),il y a appauvrissement du travailleur,et faible revenu de l'allocataire.
     Si l'allocataire est fluide (fl),il y a appauvrissement du travailleur,faible revenu de l'allocataire,et création de chômage.
     Dans tous les cas,l'existance d'une population de travailleurs privés d'emploi,aidés par l'assurance chômage,ou par l'aide de l'Etat,et d'une population payée par l'Etat et affectée à des travaux improductifs,entraîne un appauvrissement des travailleurs.Les personnes aidées le sont évidemment ,à un niveau très fauble,afin d'appauvrir le moins possible,les travailleurs,c'est à dire à un niveau proche du "panier familial"pauperiste.
     Au fur et à mesure que le nombre d'allocataires augmente,la situation des travailleurs se déteriore.Alors que les allocataires en nombre grandissant,végètent avec le "panier familial",les travailleurs voient leur niveau de rétribution disponible décroître progressivement vers ce même "panier familial".
     L'ensemble de la population est en ROUTE VERS LE PAUPERISME,un pauperisme social,avec 2 classes,comme le paupérisme bourgeois,les PROLETAIRES et les ASSISTES,mais sans lutte des classes,chaque citoyen pourra faire partie alternativement ,d'une des classes,puis de l'autre,et même dans certains cas,des deux à la fois.
     Par manque de pouvoir d'achat,les travailleurs se trouvent dépossédés des marchandises qu'ils élaborent.Les entrepreneurs cherchent alors des débouchés à l'exportation.Ils s'orientent de ce fait vers des produits sophistiqués (TGV,Airbus...)à forte "valeur ajoutée",qui échappent désormais totalement à la consommation des travailleurs et des assistés qui se retrouvent ainsi placés dans les conditions de production paupéristes.
     Pour faire baisser son coùt,le "panier familial" commun se remplit alors progressivement avec des importations massives de "camelote asiatique".

     Devant cette situation,la population laborieuse se trouve désemparée.Si elle ne comprend pas bien les causes et les mécanismes de ce déclin,elle en perçoit parfaitement les effets.Si trouver un emploi est si difficile,alors pourquoi se fatiguer? Travailler ou ne rien faire procure le même revenu.Les entreprises diparaissent,l'avenir s'assombrit,la jeunesse choisit la solution de facilité:elle entre dans l'Administration,ou part travailler à l'étranger,là où "L'herbe est plus verte".

     V) LES VECTEURS DE L'EVASION MONETAIRE.
     Pour bien faire comprendre le mécanisme qui déclanche,entretien et accélère le déclin économique de notre pays,nous avons conceptualisé un Marché avec des marchandises et des travailleurs.Les clients de ce marché étant les travailleurs eux-mêmes.Dans la réalité,si le mécanisme s'assimile à celui ainsi décrit,la complexité des situations et l'opacité des structures fait qu'il est très difficile de distinguer,dans tout le tissu des échanges économiques et financiers,ce qui relève des transactions normales et ce qui relève des transactions sur flux monétaire.
     Le fil d'Ariane de l'analyse est le suivant:
     Une action industrielle se traduit finalement par une opération commerciale au cours de laquelle les composants de la marchandise (FT+MP+PV) se transforment en masse monétaire.Cette masse monétaire permet à l'industriel de reconstituer les composants de sa marchandise (FT+MP) et de dégager son profit (PV).
     Cette opération est normale et fait partie de notre système industriel et commercial.Ni la marchandise,ni ses composants ne quittent le sol national.Si certains composants ,par exemple les matières premières ou la Force de Travail,s'échappent du sol national,le problème se complique du fait que l'achat ou la vente peuvent donner lieu à un enrichissement (ou un appauvrissement) sans cause résultant de la disparité des taux de change.
     C'est l'examen de ces enrichissements sans cause qui va servir de fil conducteur à cette recherche des vecteurs de l'évasion fiduciaire.
     Il ne faut jamais perdre de vue que le moteur général d'une action,surtout industrielle,est la recherche du Profit.Dans notre système libéral,on estime généralement  que le MARCHE,aidé par une législation adéquate (Code du travail,,règles de la concurrenrrence,limitation de la position dominante,interdiction de vente à perte etc...),régule automatiquement l'importance du profit que l'on peut retirer d'une réalisation industrielle.Ceci est valable pour les opérations"normales.
     Il n'en va pas de même pour les opérations qui procurent un enrichissement sans cause.Dans ce secteyr,c'est la loi de la jungle,et le reigne des réseaux.
     a) Système normal.
     L'opération simple du travailleur fluide (fl) qui travaille en France et dépense la rétribution de sa Force de Travail dans son pays à monnaie faible,se déroule très simplement.Le flux fiduciaire,conforme à la légalité,est assuré par le système bancaire.
     Dans cette catégorie il faut citer:
     - Le travailleur légal dont la famille est restée dans son pays d'origine.
     - Le travailleur légal dont la famille a été regroupée ,et qui investit la part disponible de son salaire dans son pays d'origine.
     - Les retraités et pensionnés divers qui perçoivent leur retraite et pension en France et résident à l'étranger.
     Cette masse monétaire dont le pouvoir d'achat s'accroît du seul fait de son déplacement,n'a pastardé à attirer la convoitise d'organisations d'une toute autre envergure.
     Dans son principe,l'opération se scinde en deux parties distinctes:
     1) Collecte et concentration des fonds sur le territoire français.
     2) Transfert des fonds vers des pays à taux de change favorable.
     C'est bien entendu la collecte des fonds en vue de leur transfert,qui est la cause de notre appauvrissement.Les techniques de transfert qui sont souvent parfaitement licites,n'ont plus aucune influence sur notre situation économique.C'est pourquoi nous ne traiterons pas ici de ce problème,vu l'abondance d'ouvrages consacrés à ce sujet?Nous ne traiterons que la partie collecte et concentration des fonds.
     b) Organisation industrielle des travailleurs fluides.
     Il faut bien comprendre que l'opération qui consiste à choisir un lieu d'arrivée en fonction du but poursuivi,obtenir les visas  et les papiers administratifs,organiser son voyage en traversant parfois des contrées hostiles et dangereuses dont on ne connait pas la langue et dont on ne possède pas la monnaie,arriver enfin dans l'Eldorado rèvé,sans argent,sans en connaitre la langue,y chercher un emploi et un logement,pose des problèmes qui en rebuteraient plus d'un.
     C'est pourquoi,avec le temps,il s'est mis en place une sorte de réseau comparable à celui des tours opérators ou agences de voyages qui fournissent le package clé en mains:recherche du pays d'arrivée,voyage,papiers,travail,logement.Tout est prévu,tout est compris.Le paiement se fait moyennant un apport initial relativement modique,et le reste à crédit.L'organisation se charge de tout,même des papiers plus ou moins authentiques.Le gage?Les biens de la famille restée au pays et la parole de l'impétrant.Le remboursement du crédit?IL se fait par un prélèvement plus ou moins important sur le salaire du travailleur fluide,par un loyer exorbitant pour le loyer fourni et obligatoirement accepté chez les marchands de sommeil etc...Ces conditions sont acceptées par le travailleur,et tout le monde est satisfait.Il peut même épargner sur la part de salaire qui lui reste et envoyer cette épargne au pays.
     Au bout d'un certain temps,le travailleur fluide a remboursé son crédit et rétribué les différents intervenants.Il peut alorsse prendre en main et augmenter les sommes qu'il envoie à sa famille.Tout le monde est satisfait,la demande est de plus en plus forte et devient clandestine par une certaine saturation des pays d'arrivée.Les emplois proposés peuvent être :un travail,pas forcement clandestin,des chaines de petits commerces,de restaurants,d'artisanat,parfaitements légaux et gérés par l'organisation.C'est une sorte d'esclavage moderne.Les fonds ainsi collectés sont blanchis et exportés vers le pays à monnaie faible.
     c) La prostitution et la drogue
     Le fonctionnement est analogue à celui décrit plus haut.Nous ne le décrirons pas pour ne pas alourdir cet exposé,mais nous classerons ces deux éléments dans le "système occulte"
     Si le système "normal" et le système de l'organisation des travailleurs fluides (fl) peuvent être quantifiés,les systèmes occultes donnent lieu à des montants inconnus qui ne peuvent qu'être évalués.Bien sùr,latotalité des fonds des quatre catégories citées ci-dessus ne doit pas dépasser le seuil déclanchant de 3% évoqué plus haut.
     Il faut insister sur le fait que les sommes dépensées pour la drogue ou pour payer les prostituées sont,bien entendu,prélevées sur le salaire des "clients",donc soustraites au circuit des marchandises lorsque ces sommes sont exportées.De ce fait,elles constituent une évasion partielle du salaire,une fluidité partielle (fl partiel) indirecte du consommateur de la drogue ou de la prostitution.   
        
  
                      

        
                         
                          

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Published by H. - dans economie
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