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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 15:38

                        MATIERES PREMIERES
               3.RÂ.LE DIEU SOLEIL
            LES PRODUITS AGRICOLES



     L’ERE AGRICOLE marque le départ du développement de l’activité industrielle humaine

     La production agricole a succédé à la cueillette dès lors que la production de cette dernière de cette dernière s’est avérée insuffisante pour satisfaire les besoins d’une population en croissance permanente qui se sédentarise.

     LA PRODUCTION AGRICOLE.

     La production agricole est basée sur l’organisation de l’utilisation de l’énergie solaire dans son action chlorophyllienne,au profit des hommes.Par une action catalytique complexe,la chlorophylle transforme le gaz carbonique,l’eau,l’azote,en matière organique,qui peut servir de nourriture à l’Homme,et aux animaux.L’énergie solaire ainsi incorporée aux matières organiques,fournit les calories nécessaires à la reproduction de la Force de Travail utilisée pour le travail de la terre.

     Aussi longtemps que le travail de la terre nécessitait l’utilisation d’une quantité d’énergie solaire qui founissait les calories nécessaires à,la reproduction de cette force de travail,un certain équilibre vital était maintenu.C’était la première phase de l’ERE AGRICOLE.

     Contrairement à une croyance généralement admise,le sol n’est pas naturellement fertile,même dans les régions relativement tempérées.La FRICHE produit une végétation peu commestible,encombrée d’une grande variété de mauvaises herbes.Pour rendre nos sols fertiles,il faut y investir une quantité de travail humain qui favorise l’écosystème de la fertilité,et les prépare pour une culture sélective qui inclut l’incorporation d’engrais.

     Cet investissement s’étale généralement sur une durée de 5 à 10 ans,et ne peut s’envisager que par la mise en place de structures socio-économiques de la Société.Travailler la terre pour la rendre fertile,lui confère une valeur qui ne peux porter ses fruits qu’au bout de plusieures années,et l’investissement initial ne sera amorti que sur la durée.Dans ces conditions,la fertilisation du sol ne peut s’envisager que si le cultivateur reste propriétaire de l’exploitation du sol,sur cette durée,et s’il a la possibilité de transmettre la terre à ses descendants.(voir à ce sujet, »LES ORIGINES DE LA PROPRIETE ET DE LA FAMILLE » par F.Engels)

     La structuration de la société,qui permet l’investissement de Travail dans la fertilisation du sol,et les nouvelles connaissances en biologie,ont permis l’amélioration de la productivité du travail agricole,mais le progrès décisif a été amené par l’avenement des animaux de trait,bœuf,cheval,mulet….,qui ont démultiplié,dans des proportions considérables,la productivité du travail humain.

     L’énergie solaire fournit les calories nécessaires à la reproduction de la force de travail humaine et animale,et le Travail fourni,met en œuvre une quantité d’énergie solaire plus grande que celle nécessaire à l’élaboration de la force de travail.La mise en œuvre de l’énergie solaire crée ainsi une Plus-Value agricole.

     Cette plus-value,a,dès le début,suscité la convoitise des prédateurs institutionnels,le clergé,et la seigneurerie féodale,marquant le début du Paupérisme.

     Nous avons ainsi mis en évidence les conditions indispensables au développement agricole:

     1) L’appropriation individuelle du terrain agricole.

     2) L’utilisation des animaux de trait.Promouvoir l’équipement des régions agricoles des pays sous-développés en matériel agricole mécanique,c’est faire preuve d’un ego centrisme inquiétant,car cela suppose la mise en place d’une structure de maintenance impensable en ces pays,indépendemment du coût de ces matériels

                                                                                                        H.B.

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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 20:22

           MATIERES PREMIERES.

     LE PETROLE.2.VOUS AVEZ DIT TIPP.

                                               Par H.Borentain

      La TIPP a été instaurée pour financer la construction et l’entretien des routes.En l’asseyant sur les quantités de carburant utilisée,le législateur partant du principe que le coût de l’utilisation des routes était proportionnel à la distance parcourue et à la puissance des véhicules.Pour une même distance parcourue,un camion de 20 Tonnes détériore plus la route qu’une voiture de 5 CV.

     Il résulte de ce principe,que la perception de la TIPP ne doit être perçue que our les engins qui utilisent la route.Les pêcheurs,les agriculteurs,les particuliers qui se chauffent au fuel,ne doivent pas y être assujettis,et les tondeurs de gazon seront heureux d’apprendre qu’ils contribuent,faiblement certes,à l’entretien des routes.

     Les transporteurs routiers,qui participent largement à la détérioration de notre réseau routier,sont injustement dispensés d’une partie de la TIPP,qui est alors reportée sur les automobilistes.

     L’utilisation des autoroutes à péage,pose un problème autrement plus sérieux.Le carburant utilisé pour effectuer un trajet sur une autoroute est affecté par la TIPP correspondante,alors que l’automobiliste utilise une autoroute pour laquelle il a payé sa part d’entretien et de construction par le péage.L’Etat perçoit donc indument une TIPP qu’il devrait reverser à la Société d’Autoroutes qui devrait alors baisser ses tarifs.

     Enfin,on croit rêver,quand on songe que la difficulté de perception de la TIPP sur les véhicules électriques est un frein décisif pour leur développement.

     Il faudra bien résoudre ce problème,dès 2010,date à laquelle les grands constructeurs automobiles vont diffuser ce type de véhicules sur une large échelle.

     Remettons de l’ordre dans la TIPP.Trouvons un système équitable pour faire participer les véhicules électriques à la TIPP,et développons vigoureusement ces derniers,et ne roulons plus pour l’OPEP.

                                                                    H.B.

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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 01:39

           MATIERES PREMIERES.

     I. TANT QU par’IL Y AURA DU FUEL

                                                Par H.Borentain

 

     La hausse des prix des Matières premières perturbe l’économie de nos économies industrielles d’une manière dramatique.Pour maintenir leur politique économique,tout en atténuant tant bien que mal,ses conséquences néfastes sur les plus exposés d’entre nous,nos gouvernants ont fait perdurer au-delà du raisonnable,ses contradictions internes.Ils nous exposent ainsi à l’instauration d’une situation révolutionnaire dont l’issue est imprévisible ( thèse,antithèse,synthèse ).Par ignorance,ou par manque de courage,nos dirigeants ne s’attaquent pas aux causes réelles de la crise qui nous guette.Ils préfèrent s’en prendre aux plus faibles,tout en invoquant des raisons externes (mondialisation, Bruxelles …)pour justifier leur manque d’agressivité envers les vrais responsables.

     LE PETROLE.

     1) UTILISATION.

     Essentiellement utilisé pour la propulsion des véhicules terrestres,maritimes et aériens,c’est l’énergie générée par la puissance explosive provoquée par sa combustion qui est utilisée,et non la chaleur qu’elle dégage.Celle-ci serait plutôt un déchet nuisible dont la diffusion dans l’athmosphère est réalisée par un système de refroidissement complexe qui met en œuvre l’huile l’eau,et l’air.Il est accessoirement utilisé pour le chauffage et la production industrielle d’énergie et d’éléctricité.

     2) COUT NATIONAL.

     Le coût national du pétrole,c’est-à-dire le coût du pétrole brut qui entre sur notre territoire,moins la valeur de l’essence raffinée qui est exportée,se monte à 55 milliards d’euros par an,montant relativement faible,par rapport aux 2000 milliards d’euros du PIB.Nous verrons plus loin le mécanisme particulier de l’économie du pétrole,qui expliquera son impact dévastateur.

     Le coût national s décompose de la façon suivante:

     __ ROYALTIES payées aux Etats ou aux particuliers,propriétaires des champs pétroliers,dont le montant,comparable à une PRIME,dépend de l’offre et de la demande mondiale,par rappport à la production.

     __Coût de la prospection et de l’extraction.

     __Coût du transport,depuis le champ pétrolifaire,jusqu’à notre frontière.

     3) COUT D’UTILISATION.

     Qui se décompose en:

     __Coût du raffinage

     __Coût de la commercialisation.

     __Impôts et taxes.

     Le coût national (CN) est une dépense qui ne peut se financer que par une exportation de valeur égale,ou par un déficit commercial.

     Le coût d’utilisation ou Coût intérieur (CI),est un coût industriel qui se résoud,en système Fordien,par du Salaire et des matières premières.

     IMPACT ECONOMIQUE.

     Le pétrole intervient,soit comme matière première énergétique dans l’industrie,soit comme produit de cosommation pour le chauffage et le transport des particuliers.

     __Matière première énergétique industrielle.

     Nous scindrons le coût du pétrole en sa valeur nationale (CN),et sa valeur intérieure (CI).

     Si le coût intérieur (CI) peut se ramener à du Salaire,le coût National du pétrole,même partiellement préparé,se ramène à une matière première importée (PI).

     Dans ces conditions,le coût Fordien d’une marchandise est:                S + PI = M

     Si le Coût de PI s’accroît PI + dPI,la valeur de la marchandise s’accroît alors que la quantité demeure constante

            S + PI + dPI = M + dPI.

et le Salaire devient insuffisant pour acheter la totalité des marchandises produites.Son pouvoir d’achat diminue de l’augmentation du coût du pétrole.Mais surtout,la part de marchandises qui ne peut être consommée,crée un déséquilibre entre l’offre et la demande,dans lequel l’offre doit s’adapter.La production diminue et s’engage dans la spirale infernale du chômage.

     L’exportation de ces marchandises en surplus est rendue plus difficile,du fait de l’augmentation de leur prix.

     __Marchandise de consommation privée.

     L’augmentation de son prix contraint le Salarié à renoncer à la consommmation d’une partie des marchandises qu’il produit.Là aussi,les marchandises qui ne sont pas consommées,se retrouvent en excès,avec les mêmes conséquences .

     DISPOSITIONS DEFENSIVES.

     La finitude du pétrole,associée aux exigences croissantes des pays producteurs,qui résultent de l’élévation du niveau de vie,et de la croissance de la population,ainsi que des dépenses inhérentes à leurs équipements pharaoniques,entraine une hausse continuelle du prix du pétrole qui ne s’éteindra plus.

     Dans ces conditions,la solution de facilité consiste à réduire drastiquement les consommations de pétrole.

     A cet égard,nous devons rendre hommage à la SNCF qui,dès le début,a choisi la traction éléctrique.

     L’épuisement des ressources en poisson,et l’élévation permanente du coût de la pêche,doit conduire à la réduction du nombre de pêcheurs,et à la rationalisation énergétique de la pêche.L’Etat doit accompagner cette transmutation inévitable par des mesures sociales destinées aux travailleurs et aux propriétaires pour les aider dans leur reconversion.

     Le transport routier doit lui aussi se résigner à son amoindrissement en faveur du transport ferroviaire,en attendant la mise au point du moteur electrique.

     La deuxième mesure de facilité,consiste à mettre rapidement sur le marché,des voitures électriques qui remplaceront les voitures à essence et à gas-oïl.

     Mais l’importation massive de pétrole sera encore nécéssaire,et pour longtemps,et la véritable mesure offensive,et nécessaire,c’est l’engagement de notre gouvernement dans une politique économique résolument hirshienne,que nous allons développer ci-dessous

     I) dissocier sémantiquement,l’opération de production de pétrole (par exemple TOTALI ),de l’opération intérieure (TOTALF).Dans ces conditions,TOTALI peut vendre indifféremment son pétrole à toutes les compagnies opérant en France,et TOTALF,peut acheter son pétrole,indifféremment,à toutes les compagnies internationales productrices.

     II) Imposer à chaque compagnie opérant sur notre territoire,de réaliser l’équilibre hirshien entre la valeur du pétrole importé,et l’exportation de marchandises de valeur égale,élaborées sur notre territoire.

     L’adaptation progressive de notre économie,la mise au point de moteurs électriques,et enfin,la mise en place progressive d’un équilibre hirshien,imposé à toutes les compagnies pétrolières opérant sur notre territoire,doit résoudre sans douleur,un problème somme toutes secondaire.

     Dans le prochain article ,et à titre transitoire,nous essayerons de dénouer la confusion qui s’intaure sur la TIPP.

                                                          H.B.

 

 

 

 

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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 19:27

         PRIX ET POUVOIR D’ACHAT

                                                Par H.Borentain.

     Sujet d’actualité s’il en est,dans cet article,nous allons analyser les conséquences d’une élévation des prix des matières premières sur nos économies industrielles.

     I ) Système Paupériste.

     Dans le système paupériste,le Travailleur vend sa Force de Travail à l’Entrepreneur,au prix de son coût de reproduction,le Salaire.L’Entrepreneur met en œuvre la Force de Travail,et produit le Travail dont la valeur est supérieure à celle de la Force de Travail.La différence,la Plus-value est appropriée par l’Entrepreneur.

     La valeur de la Marchandise est la somme du Salaire,de la Plus-value,des matières premières,de l’amortissement des machines et des bâtiments,et des impôts.

              S + PV +MP + AM + I = M

     L’amortissement des machines et des bâtiments se résoud en tout état de cause,en salaire et en matières premières,et l’on peut écrire:

             S + PV + MP + I = M (1)

     Dans la suite,les matières premières sont supposées importées.

     Toutes choses égales par ailleurs,si le prix des matières premières augmente,le prix de la marchandise augmente.Certaines de ces marchandises entrent dans le panier familial qui augmente,et restraint ainsi la plus-value.

     En conclusion,l’augmentation du prix des matières premières augmente le prix de la marchandise,ne change évidemment rien à la composition du Panier Familial,et réduit la plus-value.Une prtie des marchandises produites doit être exportée pour équilibrer l’achat des matières premières.

     Le Capitaliste voit sa plus value diminuer,alors que le prix des marchandises qui lui sont destinées augmente.So pouvoir d’achat diminue,et il ne peut plus acheter la totalité des marchandises qui lui sont destinées.La spirale du Chômage s’amorce.

     II) Système Fordien.

     Dans le système Fordien,les Travailleurs consomment les marchandises qu’ils fabriquent,à l’exception d’une partie d’entre elles qui rétribuent le Capitaliste

     S + MP + AM + I + kM = M

     Là aussi,l’amortissement des machines et des bâtiments se resoud finalement en salaire et en matières premières.

     S + MP + I = M (1 - k ) (2) k est le Taux de Profit

     Notre théorie de la PRIME est adaptée de la « Théorie de la RENTE développée par Karl Marx dans « Le CAPITAL ».Selon cette théorie,le prix du blé,est celui qui correspond à la terre la moins fertile dont l’importance de la demande necessite la mise en exploitation.Les terres plus fertiles,dont le coût de production est inférieur,procure une RENTE au propriétaire de cette terre,c’est la RENTE NATURELLE.

     Si le propriétaire de la plus mauvaise terre exige une Rente,ce qui majorerait toutes les autres RENTES,cette RENTE supplémentaire est dite SURRENTE,ou RENTE ARTIFICIELLE.

     Dans ce qui suit,les Matières Premières sont supposées IMPORTEES et SURPRIMEES,c’est la majoration arbitraire de cette SURPRIME qui provoque la hausse de leur prix. des

     Toutes choses égales par ailleurs,l’augmentation du prix des matières premières entraine mécaniquement la hausse du prix de la marchandise.

     Une partie de la Marchandise doit être exportée pour équilibrer l’importation des matières premières,une autre est consommée par les fonctionnaires et les bénéficiaires des aides sociales.Le Salaire des Travailleurs leur permet d’acquerir le reste de la Marchandise dont le prix s’est accru.Le Capitaliste prélève la même proportion de la Marchandise,dans la mesure où son taux de profit se maintient.

     Dans ce cas simpliste,le pouvoir d’achat du Salaire s’est restreint du fait de l’augmentation du prix de la Marchandise.

     Dans les articles précédents,nous avons montré que la « règle du PRIX UNIQUE » accorde une PRIME qui récompense en quelque sorte l’investissement effectué pour améliorer la productivité.

     Ces entreptises qui ont investi,produisent des Marchandises dont la Valeur est constituée par une proportion moindre de Salaire,et une proportion plus grande de Matières Premières destinées à l’amortissement des machines et des bâtiments.

     L’augmentation du prix des matières premières a un impact d’autant plus important que l’entreprise est plus industrialisée.De ce fait,la hiérarchie des entreprises pour la perception de la PRIME se trouve modifiée au profit des entreprises les moins industrialisées

     Dans un premier temps,une égalisation des performances provoque la disparition des PRIMES,puis,si le prixdes matières augmente encore,les investissements deviennnent inopérants.La production devient artisanale,les prix des marchandises augmentent,et le Pouvoir d’achat des Salaires s’effondre.

     L’équilibre économique nécessite l’exportation d’une quantité de marchandises croissante pour équilibrer l’importation des matières premières dont les prix augmentent.Cete exportation s’ajoute à celle qui résulte de la présence des travailleurs fluides (Tfl),de la théorie Hirshienne,que nous avons déjà tant de peine à réaliser.( Voir LE DECLIN ECONOMIQUE).

     Confrontés à une évolution que nous ne maitrisons plus,un choix s’impose.Si nous persistons dans la contradiction actuelle,la productivité des entreprises va s’effondrer,entraînant l’accroissement des coûts de production et l’amoindrissement du Pouvoir d’Achat des Travailleurs.

     Les rafistolages de Monsieur François Fillon,censés constituer la Grande Réforme de notre Société,bien que partant d’un bon sentiment,sont dramatiquement inadaptés.La hausse du prix des Matières Premières va nous propulser dans l‘ère Loisirielle bien plus vite que prévu.

                                                           H.B.

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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 23:54

PARADOXES ET REALITES ECONOMIQUES.

LA RESURECTION ( 6 ) Une vie différente.

     La mondialisation contient en germe,les fondements d‘un profond bouleversement de nos modes de vie dans nos sociétés industrielles.

     Si les mesures préconisées dans « LE DECLIN ECONOMIQUE «,pour éliminer les effets nocifs des Travailleurs fluides (Tfl),ne modifie en profondeur,ni le système économique,ni les rapports sociaux,ni même les conditions de vie,sinon en les améliorant.La hausse des prix des matières premieres va accélérer vigoureusement,le passage de l’ERE INDUSTRIELLE vers l’ERE LOISIRIELLE.

Une fois perdu tout espoir de compenser les importations de matières premières « primées « par des exportations de matières « primées « -Prime contre Prime-,dont nous sommes dépourvus,nous devons nous résigner à les compenser totalement,ou en partie par l’exportation de produits manufacturés -Prime contre Travail,ou contre Capacité de consommation-.

Nous envisageons les deux extrêmes de la compensation,que nous avons déjà analysé plus haut.

1°) Equilibre comptable de la Balance des paiements.

2°) Déficit total de la Balance des Paiements.

A- L’équilibre comptable aboutit à un appauvrissemennt des travailleurs par privation d’une partie de la production,appauvrissement qui s’accroit avec le montant de la «Prime »,jusqu’à la ruine de notre production industrielle.

B- Le déficit total de la Balance Commerciale revient à transferer la « capacité de consommation »,mais pas la marchandise correspondante,vers le pays exportateur de matières premières.L’appauvrissement s’accompagne d’une surproduction qui déclanche la terrible spirale infernale du Chômage.

LES NOUVEAUX COMPORTEMENTS.

Avec la hausse du coût des matières premières,la guerre économique nous place maintenant sur la défensive.Nous devons défendre notre territoire,défendre nos biens.

Les mesures défensives que nous devons prendre résultent directement de l’exposé que nous avons fait dans dans les deux derniers articles.

Le Pétrole

 

Les royalties deviennent considérables,et augmentent sans cesse.Notre indépendance vis-à-vis de ce produit est maintenant vitale.

Transport aérien.Impossible de changer de carburant.

Transport terrestre.Finis,les moteurs à essence minérale,il nous faut développer les bio-carburants à grande échelle.Les qualités alimentaires des végétaux utilisés sont indifférentes,pas plus que la méthode de production.Les OGM pourront être utilisés pour obtenir le meilleur rendement énergétique par hectare.Bio-généticiens,au travail !.

Malgré cela,les surfaces nécessaires risquent d’être insuffisantes,et les véhicules doivent être développés dans les plus brefs délais,en ne perdant pas de vue le fait que si les centrales atomiques se développent de par le monde,le combustible nucléaire risque de connaitre le même sort que le Pétrole.

Chauffage. Adieu,le fuel et le gaz,Vive l’électricité et le combustible biologique.

METAUX ET MATIERES PLASTIQUES.

Les métaux seront progressivement remplacés par des matériaux traditionnels: Bois,Verre,Céramique,et nos chimistes parviendront bien à tirer des pseudo-matières plastiques à partir des produits de raffinage des bio-carburants.

Mais aussi bien que pour le carburant des avions,notre industrie devra utiliser des masses non négligeables de matières importées.Et c’est là que le concept de Marchandise lui-même devra être modifié.Les marchandises immatérielles et virtuelles prendront une place prépondérante par rapport aux marchandises matérielles et pondéreuses.Le LOISIR va devenir la Marchandise Industrielle Fordienne de demain.Pas de métaux,peu d’Energie.De l’Education,de la Culture,et du Travail et des Loisirs pour Tous.Tout un programme de gouvernement.

                                                      H.B.

 

 

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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 16:55

PARADOXES ET REALITES ECONOMIQUES.

5- LA RESURECTION.. l’etat des lieux
                                        par H.Borentain 

     Nous sommes assis dans un bateau en train de faire naufrage.Par nécéssité,ou pour réaliser leurs ambitions,les plus sensés,les plus aptes,ou les plus vaillants quittent le navire,ou l’ont déjà quitté.Il ne restera bientôt plus à bord,que les veillards et les rapaces venus d’ailleurs pour se partager les vestiges de la splendeur passée.

     Les premiers vers d’un poëme de José Maria de Hérédia me trottent par la tête

     « Comme un vol de gerfauts,hors du charnier natal,

     Fatigués de trainer leur misère hautaine,

     De Palos ,de Moguier,routiers et capitaines

     Partaient ivres d’un rève inconnu et brutal. »

 

     Rester ou partir?.Pour ceux qui restent,s’ils échappent au naufrage,ils continueront leur voyage dans un bateau entièrement reconditionné ( thèse,antithèse,synthèse),qui tiendra l’eau,si les thèses exposées dans la première partie de cet article,et dans LE DECLIN ECONOMIQUE,auront été correctement intégrées.

     Pour déterminer la nature des déséquilibres qui affecent notre économie,nous devons énoncer les principes qui structurent la situation économique de notre pays,afin d’y inserer les mesures qui doivent prises,de les adapter pour qu’elles puissent s’y inserer,ou faire évoluer ces structures.

     LIMITES DE L’ETUDE.

 

 

     Tout déséquilibre implique au moins deux partis,il avantage l’un d’eux ,et désavantage l’autre.Si le prix du blé augmente,le paysan en tire profit au détriment du cnsommateur.La balance commerciale de la France avec la Chine,est déficitaire pour la France,mais excedentaire pour la Chine.

     Nous limiterons donc notre étude au cas de notre pays,la France.

     STRUCTURES DE LA SITUATION.

     MONNAIE.

     La France fait partie du groupe de pays qui ont adopté une monnaie commune,l’EURO.De ce fait,les déséquilibres dus à la distortion des taux de changes,ne peuvent plus être maîtrisés par une décision prise par les seules autorités françaises.En adhérant à l’EURO,la France a renoncé à son indépendance monétaire,en particulier,elle subit le « cours de l’EURO » sans pouvoir intervenir.

     LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES ET DES MARCHANDISES.

     L’économie concerne la Production et la Consommation,la monnaie est le véhicule qui met en rapport ces deux fonctions (Loi de SAY).La banalisation à l’extrème de la monnaie résulte de la division du travail.

     Si les marchandises matérielles peuvent être parfaitement contrôlées,il n’en va pas de même des marchandises virtuelles ou immatérielles,et un flou total subsiste quant à la définition effective de la marchandise.

     Nous insisterons ici sur les points suivants:

     - Toute activité humaine aboutit à l’élaboration d’une marchandise.

     -L’économie moderne dissocie la production de sa rétribution,la monnaie,et la capacité de consommation,la monnaie,de la consommation,mais tout mouvement de monnaie implique une consommation ou une production,(les purs mouvements de monnaie relèvent de la spéculation et n’entrent pas dans cette étude)

     En entrant dans l‘union européenne,notre pays a perdu la maîtrise de ses frontières avec les autres pays de l’Union.

     SITUATION ACTUELLE.

     Indépendamment de son système économique,une économie équilibrée consomme sa production ( Loi de Say ).

     La dialèctique historique montre que l’évolution industrielle aboutit à une économie de type Fordien.

     LES DESEQUILIBRES ECONOMIQUES.

     A) Le déséquilibre Hirshien.

     Le déséquilibre Hirshien a été entièrement analysée dans la série d’articles « LE DECLIN ECONOMIQUE ».La solution théorique se résume en deux concepts:

     - La MARCHANDISATION GENERALISEE.

     - L’EQUILIBRE DES ECHANGES AVEC CHAQUE PAYS.

     B) Le déséquilibre des matières premières;

     La matière première est une marchandise particulière:

     La matière première brute,le minerai en place,le pétrole en place,la terre fertile,n’ont aucune valeur au sens industriel du terme,elle ne recèle aucun travail,elle est gratuite comme l’air ou le soleil.

     La matière première utilisée dans l’industrie,les matières agricoles,les métaux…ont déjà subi une première préparatioon,elles recèlent déjà une certaine quantité de travail,elles ont acquis une valeur industrielle.

     A la différence des marchandises industrielles,la valeur des matières premières se compose d’une partie inerte,le loyer de la terre,les royalties du pétrole,les droits d’exploiatation des minerais,qui s’assimilent aux PRIMES qui résultent de la pénurie ou des différences de conditions de production,et une partie résultant de leur élaboration.

     Nous distinguerons ,mes matières premières agricoles,produites en France,et les matières premières industrielles importées.

     Matières premières agricoles.

     Nous en avons suffisamment détaillé les effets dans la première partie de cet article.

     Matières premières industrielles.

     Aussi longtemps que les conditions et les taux de changes étaient favorables à la France,la « règle des coûts comparatifs » de Ricardo,permettait d’échanger les matières premières importées contre des produits manufacturés en France,et cela à des conditions encore favorables

     Maintenant que l’émancipation de ces pays a considérablement majoré les droits d’extraction,l’échange de matières premières contre des produits manufacturés revient à transférer gratuitement du travail effectué en France vers les pays propriétaires des matières premières,ou,ce qui est pire,des capacités d‘achat consommées hors de France.C’est un transfert de richesses industrielles.Nos travailleurs s’apauvrissent au profit des propriétaires de matières premières.

     Si le déquilibre dù aux travailleurs fluides,et celui dù à la hausse spéculative des matières premières,produisent les mêmes effets,à savoir,le chômage résultant de la surproduction par manque de capacités d’achat,et l’apauvrissement de nos travailleurs,ces deux causes doivent être envisagées de manière distinctes:

     -La marchandisation généralisée,et l’équilibre des échanges peut venir à bout du déséquilibre dù à la hausse des matières premières,alors que les besoins de notre industrie en matières premières industrielles,conditionnent son existence elle-même.

     -L’échange de matières premières PRIMEES,contre des produits manufacturés,équilibre comptablement les blances commerciales,mais effectue un transfert de richesses en appauvrissant les pays industriels en faveur des pays possesseurs des matières premières

     L’avidité de ces derniers ne s’éteindra plus du seul fait de l’augmentation démographique,et de la croissance de leurs besoins.Le mouvement ne connait pas de point d’équilibre,et ne s’arrêtera qu’avec l’anéantissement de nos richesses

                                                            H.B.

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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 13:53

  PARADOXES ET REALITES ECONOMIQUES

                                                              LA DEBACLE.

 

                                                par H.Borentain.

 

     La hausse brutale des prix des Matières Premières industrielles et agricoles laisse nos dirigeants politiques tétanisés,incapables d’élaborer la moindre action défensive.Le manque évident de bases théoriques aux décisions gouvernementales,propage dans la population un sentiment angoissant d’incompréhension et d’inquiétude.Nous voyons apparaître des thèses préconisant la décroissance,et des appels inquiétants au droit à la nourriture dans la perspective d’une famine qui menacerait une partie importante de la population.

     Dans cet article nous allons analyser les conséquences économiques de la hausse des prix des Matières Premières.

     Les Matières Premières. Elles se regroupent en deux catégories:

     1°) Les Matières Premières agricoles dites de première nécessité ( Céréales,lait,viandes…) produites en abondance dans notre pays.

     2°) Les Matières Premières industrielles ( Minerais,pétrole,textiles…),produits dans d’autres pays,et que notre industrie doit importer.

     Les Matières Premières agricoles sont consommées par les Travailleurs pour reproduire la Force de Travail.Leur prix a été maintenu à un nivau très bas par des subvensions diverses et un taux de TVA préférentiel dans le but de réduire le coût de la Force de Travail.

     Les Matières Premières industrielles produites en quasi-totalité dans des pays en cours de développement,et dont le coût a été drastiquement maintenu à un niveau minimal par des taux de change artificiellement défavorables et une exploitation néo-colonialiste.

     L’entrée dans le troisième millénaire a vu l’émancipation fulgurante des pays maintenus jusque là dans une dépendance héritée de la période coloniale.Mettant à profit des taux de changes défavorables,les « pays en voie de développement mettent en place une industrialisation puissante qui rivalise avec notre propre production et provoque son effondrement ( voir LE DECLIN ECONOMIQUE )

     Pour équilibrer des budgets largement déficitaires,nos gouvernants se sont trouvés dans l’obligation de réduire,voire de supprimer les subvensions accordées à nos agriculteurs,et les prix des produits agricoles se sont mis à croître vers leur prix réel de production.

     Les bouleversements que ces hausses de prix provoquent dans les économies traditionnelles créent des situations favorables à l’éclosion de déséquilibres entre l’offre et la demande de marchandises qui génèrent la mise en place de PRIMES dont nous n’étudierons pas ici les conséquences.

     A) HAUSSE DES PRIX DES MATIERES PREMIERES EN SYSTÈME PAUPERISTE.

     Rappelons que dans le système paupériste,le Travailleur vend sa Force de Travail au Capitaliste qui la met en œuvre pour produire le Travail.La valeur du Travail est supérieure à celle de la Force de Travail.Le Capitaliste s’approprie la différence,la Plus-Value.

     a) Matières premières agricoles.

 

Elles sont produites en France,en quantité suffisante,leur hausse se décompose en deux parties:

     . Une hausse résultant de la suppression des subvensions

     . Une hausse résultant de l’excès de la demande sur l’offre,au niveau internationnal,qui produit une PRIME au profit de l’agriculteur.

     La hausse des prix des produits agricoles augmente le coût de la Force de Travail et réduit la Plus-Value.

     La première partie de la hausse résulte de la suppression des subvensions financées par l’impôt.Cet impôt est payé par le Capitaliste,donc prélevé sur la Plus-Value.

     La suppression des subvensions augmente le coût de la Force de Travail et réduit la Plus-Value,mais réduit également les impôts prélevés sur la Plus_Value,en quantité strictement égale à la diminution de cette même Plus-Value.Globalement,la situation des Travailleurs,et celle des Capitalistes est inchangée,de même que celle des agriculteurs pour lesquels la suppression de la subvension est compensée par la hausse des prix.

     Remarquons que la suppression de la participation de l’Etat,conduit à une économie de charges administratives ( collecte de l’impôt,distribution des subvensions… ).

     La deuxième partie de la hausse correspond à une prime dont l’origine se situe à l’extérieur de nos frontières.Elle provoque une hausse du coût de la Force de Travail,et une diminution de la Plus-Value globalement égale à la Prime payée aux agriculteurs.C’est un transfert de profit au détriment des Capitalistes,et en faveur des agriculteurs.

     b) Matières Premières industrielles. La France en est particulièrement dépourvue et doit en importer la quasi-totalité.

     Sachant que l’amortissement des machines et des bâtiments se résoud finalement en salaire,plus-values et matières premières,en système paupériste,la valeur d’une marchandise se détermine ainsi:

              S + PV +MP = M (1)

     La vente de la marchandise fournit le salaire,la plus-value,et permet l’achat des matières premières.La partie de la marchandise destinée à l’achat des matières premières,doit être exportée pour réaliser l’équilibre économique.

     Aussi longtemps que le coût des matières premières restait faible,la part de marchandises produites qui devaient être exportées,restait faible,et se diluait dans la complexité des flux économiques

     Dès lors que leur coût devient important,nous devons en étudier plus précisément les effets.

     En appelant « d » la variation d’un élément de cette formule,l’accroissement du coût des matières premières (dMP) ,provoque une augmentation (dS) du coût de la Force de Travail,et donc une diminution (dS) de la Plus-Value.

     L’augmentation du prix des matières premières se traduit ainsi:

     (S + dS) + ( PV - dS ) + ( MP + dMP ) = M + dMP (2)

     La hausse du prix des matières premières réduit la plus-value et augmente la valeur des marchandises,c’est-à-dire du Capital circulant financé par le Capitaliste.Le taux de profit,rapport entre la plus-value réduite, et le Capital majoré,se trouve ainsi réduit de manière exponentielle.

     D’autre part,la proportion de marchandises produites,destinées à l’achat de matières premières,devient importante,et leur exportation délicate,du fait de leur prix plus élevé,et de la balance déjà déficitaire du fait du comportement des travailleurs et des capitalistes fluides (Tfl),(Cfl).

     Si elles ne sont pas exportées,elles se trouvent alors en excès,et la production doit diminuer,ce qui provoque le chômage dont le coût social est financé par les plus-values.

     Un deuxième type de réduction de la plus-value se met alors en place.Elle diminue,du fait de la réduction de la production ET du coût social du chômage.

     La hausse du coût des Matières Premières génère,outre le chômage,une spirale infernale décroissante doublement exponentielle des plus-values.

 

     B) HAUSSE DES PRIX DES MATIERES PREMIERES EN SYSTÈME FORDIEN.

     Rappelons qu’en système fordien,les travailleurs consomment les marchandises qu’ils élaborent.

     a) Matiere premières agricoles.Elles sont produites en France,en quantité suffisante.La hausse se décompose en:

     -Une hausse résultant de la suppression des subvensions

     -Une hausse résultant de l’excès de la demande sur l’offre au niveau internationnal qui produit une PRIME au profit des agriculteurs. .

     La première partie de la hausse est strictement compensée par une baisse des subvensions donc des impôts.L’équilibre général de l’économie n’est pas modifié,on remarquerons toutefois que la consommation de ces produits se répartit uniformément sur la population,alors que les impôts sont grosso modo proportionnels à la richesse.La hausse des prix pénalise alors la partie la plus pauvre de la population,alors que la baisse des impôts favorise la partie la plus riche.

     La deuxième partie de la hausse correspond à une PRIME dont l’origine se situe à l’exterieur de nos frontières.Cette prime ne correspond à aucune production de richesses,elle ne représente qu’un transfert de capacité d’achat au détriment de l’ensemble de la population et au profit des agriculteurs.

     b) Matières Premières industrielles.La France particulièrement pauvre en matières premières,doit en importer la quasi-totalité.

     En Système Fordien la valeur d’une marchandise se détermine ainsi;

                        S + MP = M (1)

     La vente des marchandises fournit le salaire,et permet l’achat des matières premières,et pour maintenir l’équilibre économique il faudrait exporter une fraction de marchandises d’une valeur égale à celle des matières premières importées.

     Aussi longtemps que le coût de ces matières premières reste faible,cette obligation se dilue dans la complexité des flux économiques,et peut être éludée.

     Dès lors que ce coût devient important,nous ne pouvons plus en négliger les effets.

     En appelant « d » la variation des termes de l’équation (1),la hausse des matières premières se traduit ainsi:

            S + ( MP + dMP ) = M + dMP (2)

     Le prix des marchandises a augmenté,réduisant la capacité d’achat des salaires.La fraction de marchandises vendues,consacrées à l’acquisition des matières premières,s’est accrue,réduisant d’autant la fraction de la production destinée aux Travailleurs,au profit des nations exportatrices de matières premières.

     L’équilibre n’est réalisé que si la fraction de marchandises consacrée à l’achat de matières premières est exportée,mais cette exportation devient délicate,du fait de l’augmentation des prix et du déficit commercial déjà établi par le comportement des travailleurs fluides (Tfl).

     Si ces marchandises ne sont pas exportées,elles se trouvent alors en excès,et la production doit diminuer,ce qui provoque le CHOMAGE dont le coût social est assumé par les travailleurs en activité.La terrible spirale infernale du chômage est alors enclanchée

     Un nouveau type de réduction de la capacité d’achat des salaires se met en place par la prise en charge des chômeurs par les travailleurs

     La hausse du prix des matières premières génère,outre le chômage,la décroissance exponentielle de la capacité d’achat des salaires

     L’économie se trouve alors engagée dans un processus hallucinant dans lequel la production engendre inéluctablement le chômage.

 

     Pour les raisons que nous avons exposées plus haut,l’évolution mondiale va entrainer une hausse inévitable et continuelle du prix des matières premières.De ce fait,les inconvénients décrits plus haut,vont s’accroître inéluctablement.

     Nous sommes désormais assis dans un bateau en train de faire naufrage.Pour colmater les brèches et remettre le navire à flots,nous devons reconsiderer l’ensemble de notre système de production dont nous avons maintenu les structures au-delà du raisonnable par un atavisme ringard.

     Nous entrons dans une ère nouvelle,l’ère quaternaire , l’ère loisirielle.

      Dans notre prochain article nous indiquerons les remèdes à cette crise.La hausse des matières premières va nous propulser dans la modernité par un formidable coup de pied au cul.

                                                                  H.B.

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 20:32


PARADOXES ET REALITES ECONOMIQUES/

      3-AUSTERITE.AUSTERITE.

 

                                                   par H.Borentain.

     Les largesses gouvernementales,et les diverses subventions accordées aus groupes les plus revendicants ont délabré les finances de l’Etat.La prochaine prise de la Présidence Européenne oblige notre gouvernement à prendre les dispositions nécessaires afin de ramener le déficit budgétaire dans des limites acceptables,ou tout ou moins à donner l’impression que ces dispositions y parviendront

     Insistons sur le fait que la hausse des prix des matières premières,si elle joue sur les coûts des marchandises manufacturées,elle n’affecte en rien les dépenses publiques,si ce n’est les dépenses de carburant utilisé par les voitures officielles.

     L’accroissement des dépenses publiques peut être financé,soit par le déficit budgétaire,soit par l’augmentation des impôts,soit par une réduction des dépenses.

     L’augmentation du déficit budgétaire n’est plus acceptable,compte tenu de notre endettement actuel.

     L’augmentation des impôts ayant été écartée d’emblée par nos dirigeants,il ne reste plus que la réduction des dépenses dont nous allons étudier les effets.

     A) En système Paupériste.

     Dans ce système économique,les travailleurs perçoivent un Salaire qui leur permet de reproduire leur Force de Travail.Il en résulte qu’en tout état de cause,les impôts sont payés par prélèvement sur les Plus-Values.En prenant à sa charge une partie des dépenses des travailleurs,l’Etat augmente ses prélèvements sur les plus-values,mais en diminuant le coût de la Force de Travail,il augmente d’autant ces mêmes plus-values.

     A l’inverse,en diminuant les subventions diverses versées aux travailleurs,l’Etat remet ces dépenses à leur charge.Il augmente ainsi le coût de la Force de Travail,et réduit les Plus-Values.Mais les économies entraînent une diminution des dépenses de l’Etat,donc des impôts.La diminution des impôts compense exactement la diminution des Plus-Values.

     En réduisant ses dépenses,l’Etat s’affranchit de certaines missions sociales,mais l’équilibre économique d’ensemble n’est pas modifié.

     B) En système Fordien.

     Nous avons vu que dans ce système économique,l’existence de deux catégories de travailleurs,les travailleurs captifs (TC),et les travailleurs fluides (Tfl) pouvait avoir une importance fondamentale sur l’équilibre économique.

     Il nous faut examiner l’incidence des économies budgétaires sur ces deux catégories de travailleurs.

     1°) Travailleurs Captifs.

     Les diverses subventions accordées par l’Etat sont financées par l’impôt qui est en quelque sorte prélevé sur les Salaires.En supprimant les subventions,l’Etat diminue les impôts(ou ne les augmente pas),de ce fait,la diminution des dépenses de l’état diminue les subventions,mais diminue les impôts,ce qui permet au Travailleur d’augmenter sa consommation.

     L’équilibre global est réalisé,mais il nous faut remarquer que,d’une façon générale,le fait que l’impôt soit quasi proportionnel à la consommation,fait qu’il est en grosse partie payé par les gros consommateurs,c’est-à-dire par les Riches,et que les subventions sont perçues par les Pauvres qui ne payent pas ou peu d’impôts.La suppression des allocations favorise les Riches en diminuant leurs impôts,et défavorise les Pauvres qui perdent leurs subventions.

     2°) Travailleurs fluides.

     Un travailleur fluide (Tfl) perçoit son Salaire dans le pays où il travaille,mais n’y effectue aucune consommation.De ce fait,il n’y paye pas d’impôt,mais y perçoit les mêmes allocations qu’un travailleur captif(TC).

     Les économies budgétaires suppriment les allocations,et contraignent le travailleur fluide (Tfl) à financer sur place,les consommations correspondantes.Le travailleur fluide devient en quelque sorte,moins fluide,et envoie moins d’argent à l’étranger,de sorte que,selon la théorie Hirshienne,le déficit commercial global diminue.

     En conclusion,en économie Fordienne,la diminution des subventions,donc des impôts,favorise les Riches,défavorise les Pauvres,défavorise les travailleurs fluides (Tfl),et améliore la balance commerciale en diminuant la fluidité des travailleurs fluides (Tfl) qui sont transformés en travailleurs fluides partiels (Tfl partiel)

                                                                  H.B.

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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 19:41

PARADOXES ET REALITES ECONOMIQUES

2- U.S.A. UN COLOSSE QUI S’EFFONDRE.

                                                 Par H.Borentain

     Le Fordisme est le système économique des U.S.A, par exellence. Sa population consommait,jusqu’à la fin du dernier millénaire ,la quasi-totalité de sa production.

     A cette époque,de nombreux travailleurs, issus essentiellement des pays latino-américains et asiatiques,attirés par le cours très élevé du dollar,se sont introduits dans le pays,afin d’y travailler pour envoyer leur salaire dans leur pays d‘origine où son pouvoir d’achat y était infiniment plus élevé.

     Rappelons la philosophie du système économique Fordien:Les Travailleurs consomment les produits qu’ils élaborent.Le Salaire,contrevaleur monétairede leur Travaul leur permet de consommer,non seulement le Panier Familial paupériste,mais également la totalité des Marchandises produites .L’équilibre du système réside dans le fait que le Travailleur consomme effectivement sa production.

     La contrevaleur en marchandises, de leur Salaire,que les Travailleurs migrants (Tfl) ne consommaient pas,était encore,soit exportée,soit distribuée gratuitement dans des opérations humanitaires.L’equilibre économique ainsi maintenu,donnait des U.S.A. l’image d’un pays prospère solidement géré.

     Au tout début des années 2000,le contraste entre les U.S.A. et le reste du monde livré à la mondialisation était saisissant,la force du dollar et l’importance des salaires attiraient vers les U.S.A.,une masse de travailleurs migrants (Tfl),de plus en plus importante.A ce moment,la production considérable de l’industrie américaine dépassait déjà largement la capacité d’achat intérieure disponible,les exportations,et les opérations humanitaires.Un développement vigoureux du CREDIT A LA CONSOMMATION,largement financé par les pétrodollars,et la Chine, fournissait à la population les moyens d’absorber les surplus dont la surabondance était telle qu’elle maintenait,malgré tout,les prix dans une surprenante stabilité.

     L’arrivée d’un Républicain plus nationaliste,Gearges W Bush,à la Présidence des U.S.A.,devait rétablir l’équilibre de l’économie dont les déficits extérieurs devenaient inquiétants.

     Malheureusement,l’attentat du World Trade Center devait déplacer l’attention des autorités vers d’autres objectifs,et le déséquilibre de l’économie américaine s’est accentué avec l’essor rapide de l’économie des pays de l’Asie du Sud-Est.

     Avec l’arrivée massive des travailleurs Asiatiques et Latino-Américains qui viennent travailler aux U.S.A. avec ou sans la fameuse Green-Card,l’évasion monétaire devenait considérable

     Les marchandises en excès ne pouvaient plus être consommmées qu’à l’aide de CREDITS A LA CONSOMMATION croissants,refinancés auprès d’organismes financiers chinois;les banques américaines récupérant ainsi sous forme d’emprunt,les Salaires payés aux U.S.A. que les travailleurs migrants (Tfl) chinois ont expédié dans leur pays.

     Les travailleurs migrants participaient eux aussi à l’endettement général devenu exponentiel en consommant à crédit les marchandise importées d’Asie du Sud-Est

     La baisse du cours du Dollar,par son Flottement,considéré comme un régulateur automatique de l’équilibre socio-économique,en réduisant l’attractivité des U.S.A. a rapidement montré ses limites,et a provoqué une réaction brutale de la part de la Chine qui voyait fondre la valeur de la dette américaine exprimée en dollars,en même temps que l’apport de ses travailleurs émigrés mlgré ses efforts pour soutenir le Dollar.

     En resserant leur crédit aux banques américaines,les pays du Sud-Est Asiatique ont provoqué l’effondrement du Crédit à la Consommation et la crise des SUBPRIMES.

     Le retour à l’équilibre n’est pas réalisé.C’est le grand Challenge qui attend le futur Président des Etats-Unis.Rien n’est encore perdu,mais l’épreuve est redoutable,le Hirshisme contient la solution.

                                                                H.B.

 

 

 

 

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 20:25

     PARADOXES ET REALITES ECONOMIQUES.

                                L’ENDETTEMENT

                                                    par H.Borentain

     L’endettement généralisé des particuliers,des entreprises et de l’Etat,partie visible de la crise économique profonde qui s’amorce,semble échappeer à la compréhension de nos édiles politiques.

     Les responsabilités en sont uniformément rejetées sur les Banques,sur les consommateurs insouciants,ou sur l’Etat,sans qu’aucun lien théorique ne soit établi entre les causes et les effets.

     Dans cette étude nous allons déterminer les causes,clarifier les mécanismes,et enfin indiquer les dispositions à adopter pour enrayer,stopper,et erradiquer la Crise.

     Rappelons que nous opérons en système économique Fordien.

     A) EPARGNE,EMPRUNT,ET BUDGET NATIONAL.

     L’Epargne est une consommation temporairement différée.L’épargnant a élaboré une certaine quantité de marchandises pour lesquelles il a perçu un Salaire,c’est-à-dire une Capacité de Consommation.Il n’exerce pas cette Capacité,et les marchandises correspondantes subsistent sur le marché sans trouver d’acquéreur.

     L’Emprunt est une consommation anticipée.L’emprunteur reçoit la Capacité de Consommation alors qu’il n’a élaboré aucune marchandise.

     Si l’Epargne équilibre exactement l’Emprunt,les Marchandises élaborées par l’Epargnant sont strictement consommées par l’Emprunteur.

     Le Remboursement de l’Emprunt transforme l’Emprunteur en Epargnant,il élabore des marchandesises qu’il ne consomme pas,il remet le Salaire qu’il perçoit à son Prêteur,qui peut alors consommer ces marchandises.

     L’Epargne,l’Emprunt et le Remboursement sont un Transfert temporaire de Consommation.

     Le Budget de l’Etat:

     a) Les Recettes sont assurées par l’Impôt qui est un prélèvement sur le revenu des Travailleurs qui voient diminuer leur Capacité de Consommation.Ils ne peuvent consommer les marchandises correspondantes.

      b) Les Dépenses sont les Salaires des fonctionnaires et les Investissements d’Etat.Dans un budget équilibré,elles consomment les marchandises laissées sur le marché par l’Impôt.

     Le Budget de l’Etat est un Transfert définitif de consommation.Dans la mesure où les dépenses de l’etat s’effectuent dans l’intérêt des citoyens elles peuvent être considérées comme une Consommation de ces derniers.

     B) L’ENDETTEMENT CROISSANT.

     L’équilibre est détruit lorsque la valeur des marchandises ne coïncide pas avec la capacité d’achat disponible.Si les marchandises sont en excès,l’économie peut être mise en péril,car l’adaptation à la capacité de consommation va entraîner une baisse de la Production,le Chômage,la baisse de la Capacité de Consommation,et la mise en place de la Spirale Infernale du Declin.

     L’apparition d’un tel risque impose la mise en place d’un remède illusoire,l’Endettement chronique,qui va s’accentuer si le déséquilibre persiste.

     Ce déséquilibre résulte:

     1°) D’un excédent de marchandises dù à un excédent d’Importations.

     2°) D’un excédent de marchandises dù à l’exportation des Capacités de Consommation résultant du comportement des Travailleurs fluides (Tfl),et de celui des Capitalistes fluides (Cfl) en système Paupériste (voir les articles correspondants au DECLIN ECONOMIQUE).

     Le Déficit Budgetaire est un Endettement de l’Etat,et en définitive un Endettement des Citoyens.

     Les risques considérables encourus par l’économie française ont conduit les Banques et les Aatorités financières à mettre en place les remèdes destinés à préserver les capacités de remboursement des Emprunteurs.Elles ont accepté un endettement croissant dont les prêteurs se trouvent à l’Etranger.Si elles ont encouragé la mise en place d’un tel système,elles n’en sont nullement la cause.

     Comme nous l’avons montré dans notre série d’articles « LE DECLIN ECONOMIQUE »,la solution de ce problème se trouve dans LA MARCHANDISATION GENERALISEE,et dans L’EQUILIBRE DES ECHANGES AVEC CHAQUE PAYS.

     Si l’Endettement croissant n’est pas éradiqué,il va atteindre un niveau tel que le Salaire des Travailleurs sera quasi entièrement consacré au remboursement de leurs Dettes dont les Prêteurs se trouvent à l’Etranger.Les marchandises invendues vont s’accumuler,transformant la Spirale Infernale en Cataclysme.

     Les SUBPRIMES montrent leur nez.

                                                                H.B.

 

 

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