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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 23:36


     

PAUPERISME ET TAUX DE CHANGES

2éme PARTIE

LE SYSTÈME PAUPERISTE

par H.Borentain.

 

 

 

Le PAUPERISME est un système économique dans lequel les trvailleurs élaborent des produits qu’ils ne consomment pas.Ces produits sont destinés à la consommation des bourgeois et des aristocrates.

Issu directement du servage,le système pauperiste a pris naissance avec les débuts de l’ère industrielle ,et s’est développé jusqu’à connaître son apogée dans la deuxième moitié du 19ème siècle,sous le régime de Napoleon III

Les écrivains populistes de cette époque ont parfaitement décrit la société française de leur temps.Ils ont insisté sur le contraste saisissant qui existait entre le sort de la population laborieuse ,vivant dans la misère,et le luxe insolent des classes aisées.

Emile ZOLA ,chef de file incontesté de ce courant litteraire s’est particulièrement attaché,dans sa saga »Les Rougon-Macquard »,à mettre en évidence une société marquée par la coexistance d’une classe laborieuse extêmement pauvre,( L’assomoir , Germinal…),et d’une bourgeoisie(Nana,Pot-Bouille, Au Bonheur des Dames…) ,très aisée ,vivant dans les grands appartements haussmanniens somptueusement meublés,roulant carrosse,et fréquentant les cafés les restaurants ,les salons et les théatres(Offenbach )construits avec goùt par les plus grands architectes de l’époque (Opéra Garnier,Grand Palais,Opera Comique, Remodelage Haussmannien de la Capitale…).

La théorie du fonctionnement de ce système économique a été entièrement analysée par Karl Marx dans son monumental ouvrage, »LE CAPITAL ».

Selon cette théorie,les intervenants de la société industrielle sont partagés en deux classes sociales :

Les PROLETAIRES qui vendent leur FORCE DE TRAVAIL (FT) aux détenteurs des moyens de production.Le prix de cette transaction est le salaire paupériste (S).

Les CAPITALISTES ,possesseurs des moyens de production, qui achètent leur Force de Trvail aux prolétaires et la mettent en œuvre.

LA FORCE DE TRAVAIL PAUPERISTE (FT)

 

L’utilisation de la force de travail produit le TRAVAIL qui,incorporé aux matières premières ,dans des USINES ,à l’aide de machines ,produit la MARCHANDISE.

Le Capitaliste achète au Prolétaire,sa force de travail.Il la paie à sa valeur de reproduction,c’est à dire ,à la valeur des marchandises nécéssaires pour maintenir le Prolétaire apte à effectuer son travail : Nourriture, Logement, Habillement , Entretien de sa famille pour lui permettre de former ses enfants à effectuer le même travail que lui lorsqu’il ne sera plus en état de travailler Le prix que le Capitaliste paie au Prolétaire est le SALAIRE. La valeur du travail incorporé à la Marchandise ,est superieure au Salaire.La différence ,la PLUS-VALUE ,est réalisée lors de la vente de la Marchandise .Son montant dépend du marché,de l’offre et de la demande.

Dans la théorie marxiste,la détermination du montant de la plus-value présente quelques difficultés qui ne sont pas levées de manière satisfaisante.La discussion de ces difficultés n’étant pas l’objet de cet ouvrage, nous appellerons cette différence le PROFIT que s’approprie le Capitaliste.

C’est cette différence subtile entre la valeur de la Force de travail,et la valeur du Travail qui constitue l’épine dorsale de la théorie de Karl Marx. Les Marxistes estiment que cette Plus-value appartient au Prolétaire, et non au Capitaliste.Le premier volet de la LUTTE DES CLASSES oppose la classe prolétarienne à la classe capitaliste pour la possession de cette plus-value.

Dans le système paupériste,les travailleurs se trouvent disjoints de la commercialisation et de la consommation des marchandises qu’ils élaborent.De ce fait,ils subissent de plein fouet ,les effets conjugués de la pression du marché et de la recherche légitime du profit maximum par les capitalistes.

La pression du marché fait baisser le prix des produits .Pour conserver son profit,,le Capitaliste fait pression sur le coùt de production.

La baisse des coùts de production se concrétise soit par l’augmentation de la productivité,soit par la baisse du coùt de la force de travail.

Baisser le coùts de la force de travail conduit à faire pression sur le niveau de vie des travailleurs et à faire baisser le prix des produits qu’ils consomment

La baisse du niveau de vie des travailleurs ramene progressivement sa consommation à un niveau de vie et à un pannel de produits minimum: « LE PANIER FAMILIAL ». La baisse du prix des produits entrant dans le « panier familial »se réalise grâce à des mesures dites sociales :

-Baisse du taux de TVA de ces produits.

-Reglementation du prix de ces produits(produits de base tel que lait ,farine etc…loyers…).

-Subventions nationales ou européennes aux entreprises élaborant ces produits.

-En baissant le prix des denrées et prestations dites »de première necessité « ,on baisse le coùt de la force de travail et on augmente ainsi le profit des entrepreneurs,ou on baisse le prix des marchandises pour résister à la concurrence étrangère .

La baisse des coùts peut aussi s’obtenir par des mesures industrielles comme :

-Standardisation et fabrication industrielle de masse .

Obtention des matières premières au mailleur prix.

 

LES MARCHANDISES PAUPERISTES (MP)

a)Les marchandises paupéristes,leur nature.

Comme nous l’avons vu,les sociétés strictement paupéristes partagent leur population en deux classes,les TRAVAILLEURS qui élaborent les produits consommés par les CAPITALISTES.

Bien sùr,les prolétaires élaborent aussi les produits nécéssaires à leur propre consommation,à la reproduction de leur force de travail,mais ces produits de base dits »de première nécéssité » sont fabriqués au moindre coùt et en grande quantité ,c’est le « panier familial »,c’est un mal nécéssaire.

Un exemple déplorable de ce type de produits : les énormes ensembles immobiliers HLM des cités,destinés au logement des prolétaires,qui défigurent les paysages des banlieues et déstructurent les populations qui y habitent.

Les produits destinés aux capitalistes sont généralement assez luxueux ,et dans l’ensemble,de bonne qualité.

Il se crée alors deux catégories de produits:les produits « de première nécéssité »,destinés aux travailleurs,et payés par le salaire paupériste,et les produits « de luxe »,destinés aux capitalistes et aux bourgeois,et payés par la plus-value.La fracture sociale s’instaure par la nature des marchandises consommées.La destruction de cette barrière constitue le deuxième volet de la LUTTE DES CLASSES.

b ) Les produits pauperistes, leur coùt.

Nous venons d’énoncer le principe fondateur de la théorie marxiste,C’est le SURPLUS de production par rapport au « panier familial »,qui constitue le fondement de la « plus-value »,La contre valeur monétaire de ce surplus, son MONTANT, est realisé lors de la transaction,ce qui fonde les théories mercantilistes de Ricardo,et Adam Smith,mais sa consistance est indépendante du marché,et se crée lors de la production.

Dans ces conditions nous utiliserons les vocables PRIX,COUT,VALEUR, pour désigner la même entité dans ses différentes fonctions,dans le but de clarifier notre propos,et en évitant ,si possible ,d’évoquer la contre partie monétaire de cette entité.

Le PRIX PAUPERISTE (M),est alors obtenu par la somme des valeurs suivantes :

-Prix du « panier familial ».

-Prix des « plus-values »

-Amortissement et usure des machines.

-Amortissement des locaux,usines et bureaux,et leur entretien.

-Auxquels il convient d’ajouter le prix des éléments nécéssaires à la commercialisation et au transport des marchandises.

-Et pour être complet ,il faut aussi ajouter les impôts et taxes dont l’incidence très importante ,fera l’objet d’une étude séparée .L’importance de la plus value dépend de la productivité du travail industriel,et du prix du panier familial.

Enfin,pour être clair,les principes de libre concurrence de l’économie libérale,les règles du marché,et la loi de l’offre et de la demande ,conduisent à ramener la plus-value à une valeur standard égale à un pourcentage jugé raisonnable du prix total de la marchandise .Ce pourcentage est général pour toutes les activités ,dans un même pays et à une même époque,il est régulé automatiquement par la loi de l’offre et de la demande.

La théorie marxiste est caractéristique de son époque et en a les faiblesses :

-Elle ne considère que la production marchande matérielle.

-Elle scinde la société industrielle en deux classes disjointes,les prolétaires-producteurs et les capitalistes consommateurs.

-Elle n’a pas anticipé les conséquences de la concentration du capital productif industriel.

Nous pouvons écrire:

Salaire (S)+ Plus-Value (PV) + Matières Premières (MP) +

Usure des Machines (UM) ß -à Marchandise (M)

 

(S) +(PV) + (MP) + (UM) ß à (M)

Phase I) (S) + (PV) + (MP) + (UM) --à (M)

L’addition des valeurs du salaire paupériste,de la plus-value,des matières premières,et de l’usure des machines et des bâtiments,constitue la valeur de la marchandise.

La Force de Travail,payée par le salaire paupériste prduit le travail qui modifie les matières premières pour produire la Marchandise.

Phase II) (M) --à (( (S) + (MP) + (UM) )) + (PV)

La vente de la marchandise,c’est-à-dire son échange contre une masse monétaire,contre valeur de sa valeur,permet la reproduction de la force de travail,c’est-à-dire les produits entrant dans le Panier Familial,des matières premières,de l’usure des machines,et dégage la plus value,c’est-à-dire les marchandises consommées par le capitaliste,et l’investissement en Capital.

A chaque rotation de la marchandise,l’accumulation du Capital augmente la productivité du travail.C’est la CROISSANCE.

En système strictement paupériste,l’augmentation de la valeur des marchandises prodites,c’est-à-dire la Croissance,se reporte entièrement sur la Plus-Value.

Lorsque la reproduction de la force de travail,des matières premières et de l’usure des machines s’effectue dans un pays étranger,à bas coût de main d’œuvre,par exemple,c’est la DELOCALISATION.Elle réduit directement la main d’œuvre française au chômage.

Lorsque la plus value s’investit dans un pays étranger,c’est l’EXTERNALISATION,dont nous étudierons plus loin les implications économiques.

 

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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 21:08


             PAUPERISME ET TAUX DE CHANGES
                                             par H.Borentain

                        1ère PARTIE
                         PREAMBULE
     
     Le libéralisme proclamé par nos dirigeants met aux prises les Travailleurs et les Capitalistes dans une confrontation déséquilibrée qui conduit inéluctablement notre économie vers le Paupérisme.
     La dérive violente et rapide nous amène au deuxième volet de notre analyse,à savoir,l'étude de l'économie d'un pays paupériste à monnaie forte confronté au dérèglement des taux de changes.
     Le DECLIN ECONOMIQUE s'appuie sur la situation réelle dans laquelle se trouvait notre pays à l'aube de l'année 2006.L'étude que nous allons entreprendre est purement théorique dans la mesure où la régression de notre pays vers le paupérisme n'est pas encore arrivée à son terme. 
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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 14:59

CONSOMMATION…CONSOMMATION .bis

Par H.Borentain.

 

L’article précédent,CONSOMMATION.CONSOMMATION,est loin d’avoir épuisé le sujet.

L’implication des prélèvements sociaux et fiscaux sur la consommation des salariés présente une complexité qui dépasse les limites de cet article et ne ferait que compliquer inutilement notren exposé.

Par ailleurs,la notion de consommation métamorphosique demande quelques éclaircissements complémentaires.

A chaque stade de son élaboration,une marchandise quelconque subit un certain nombre de consommations métamorphosiques.A chacune d’elles,l’entrepreneur perçoit un prix supérieur au coût de reproduction des éléments constitutifs du produit partiellement élaboré.La différence représente le profit intermédiaire en système fordien,ou la plus-value partielle,en système paupériste.

.Le producteur de coton vend sa production au filateur

.Le filateur vend sa toile au fabricant de chemises.

.Le fabricant de chemises vend ses chemises au détenteur de la Marque qui y appose ses finitions.

.La Marque vend ses chemises au client
.A chaque stade,la vente dégage un profit ou une plus-value partielle.Du point de vue strictement économique,le cumul de ces plus-values partielles constitue la plus-value que recèle la marchandise à son stade ultime.

Du point de vue fiscal,le salaire est considéré comme le profit que le salarié tire de son travail,de ce fait,il fait partie de la valeur ajoutée ,autre avatar du profit.

Au stade ultime,les marchandises peuvent être consommées par la plus-value ou le profit,en consommation finale ou en accumulation patrimoniale,ou capitalistique;leur destruction métamorphosique,en entrant dans la consommation du Salarié,les maintiennent dans le cycle de la production.

Le seul problème qui se pose alors,est de savoir quelle est la part de ces marchandises consommées par le Salarié,strictement nécessaires à la reproduction de la Force de Travail,le reste se confondant alors avec la consommation finale des Plus-Values.

Le salaire fordien recèle donc une partie de la plus-value.C’est une réponse au premier volet de la Lutte des Classes,qui attribue au Salarié une partie de la plus-value.

La nature et du nombre de consommateurs de la plus-value salariale définit la nature et le nombre de marchandises dévolues à cette partie de la plus-value.C’est une réponse au deuxième volet de la Lutte des Classes.

Le système paupériste et le système fordien ne s’excluent nullement l’un l’autre,mais constituent les deux pôles extrêmes de la société industrielle.

Chaque entité nationale se situe entre ces deux pôles,plus ou moins forienne,plus ou moins paupériste,selon les choix politiques effectués par sa population que l’on suppose qualifiée et correctement instruite.

La possession de la Connaissance,et sa rétention ou sa divulgation,font partie des moyens de la domination de la classe dominante.

H.B.

 

 

 

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16 janvier 2008 3 16 /01 /janvier /2008 23:13


CONSOMMATION…CONSOMMATION

par H.Borentain.

 

Le DECLIN ECONOMIQUE a été écrit en Avril 2006 ,à une époque où l’économie française ,déjà déprimée,présentait une certaine intelligibilité dans son orientation.Depuis l’élèction présidentielle,la dérive de l’économie vers le paupérisme nécéssite la clarification de certains concepts dont nous avions fait l’impasse.

Une compréhention approfondie de la situation économique qui se développe actuellement,nous met dans l’obligation d’expliciter ces notions avant de les inclure dans un exposé plus complet.

Nous commençons par LA CONSOMMATION.

 

Consommer un produit,c’est le détruire.

On distingue: La consommation finale qui détruit le produit et sa valeur.Et la consommation métamorphosique qui transforme le produit et conserve sa valeur.

La consommation est réalisée dés lors que le produit est échangé contre sa valeur monétaire-- contre valeur de toutes les valeurs--,qui permet la reproduction de ses constituants:Force de travail,Matières premières,Usure des machines et des locaux.Elle peut être lente (voiture,logement…) ou rapide (repas,spectacle…)

Le repas de fête d’un capitaliste,est une consommation finale.La consommation des produits acquis à l’aide du salaire ,qui se transforment en Force de travail,est une consommation métamorphosique.

Dans une économie fordienne Le profit est utilisé pour effectuer une consommation finale ,pour réaliser une accumulation patrimoniale,pour effectuer la concentration d’un capital,à l’origine de l’amélioration de la productivité,et de la recherche de l’automatisation du travail.

Le salaire est entièrement consacré à la consommation des produits fabriqués par le travailleur.

La diminution du salaire diminue la consommation des marchandises produites,et l’importance du profit.

L’augmentation du salaire ,sans augmentation de la production ,diminue l’importance du profit,et entraîne une certaine stagnation économique par l’absence d’accumulation du capital

Avec augmentation de la production,elle entraîne l’augmentation du niveau de vie général.

Dans une économie paupériste,la plus-value est,elle aussi,utilisée pour effectuer une consommation finale,pour réaliser une accumulation patrimoniale,pour effectuer la concentration du capital.

Le salaire est consacré à la consommation du « panier familial ».La concentration du capital augmente la productivité du travail et la production.La plus-value s’accroît avec la richesse du capitaliste,alors que le niveau de vie du salarié stagne avec le maintien du contenu du « panier familial ».C’est la Fracture Sociale.

Comme nous l’expliquait notre formateur économique ,au début des années 50.

« Dans 10 ans,la production automobile aura doublé;c’est une donnée technique.Cela veut il dire qu’il y aura deux fois plus de propriétaires de voiture,ou bien que ceux qui ont déjà une voiture en auront deux?La réponse à cette question dépend d’un choix politique.

L’Histoire nous apprend que l’évolution d’une société dépend de la confrontation des intérêts des différents groupes sociaux qui la composent.Le progrès n’est pas inéluctable.

H.B.

 

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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 13:00

LE DECLIN ECONOMIQUE 8.

Causes et remèdes

Par H.Borentain.

8ème PARTIE

EVOLUTION PREVISIONNELLE DE NOTRE SOCIETE.

 

TOUTE SOCIETE EST STRUCTUREE EN GROUPES SOCIAUX DONT LES INTERETS S’OPPOSENT. LA VIE SOCIALE IMPLIQUE LEUR COMPLEMENTARITE ET LEUR ANTAGONISME ,LEUR LUTTE QUI ENGENDRE DES TRANSFORMATIONS PROGRESSIVES OU BRUTALES. IL N’Y A DONC PAS DE FORME SOCIALE UNIVERSELLE. LE CAPITALISME QUI CORRESPOND A UNE PERIODE DE L’HISTOIRE ,EST VOUE A LA DISPARITION. IL N’EST PAS LA FORME ACHEVEE DE TOUTE SOCIETE.

 

Karl Marx.

 

 

 

 

 

 

La citation en exergue résume parfaitement la théorie de la dialectique historique. Elle appelle quelques réflexions.

Contrairement au concept scientifique béat qui nous fait croire que l’évolution d’une société se fait automatiquement dans le sens du progrès,la résolution de ses contradictions n’est nullement univoque.. Le sens de l’évolution d’une société n’est pas prédéterminé,il dépend de l’intelligence,de la conviction,et de la combativité des groupes sociaux qui la composent. L’histoire nous montre que les régressions ont été nombreuses par le passé : l’Egypte des pharaons, la Grèce, Rome en sont de grands exemples. Ils ne sont pas les seuls,prenons y bien garde ! Il appartient aux philosophes et aux politiques de résoudre correctement les contradictions de notre société pour éviter précisement la régression qui nous menace.

Pour notre part,nous faisons l’hypothèse que,de gré ou de force,nos dirigeants feront le bon choix,et nous extrapolons l’évolution économique du passé pour anticiper le futur. Allons-y !

L’ERE PRIMAIRE ,L’ERE AGRICOLE.

Depuis l’époque des gaulois,jusqu’au tout début du dix neuvième siècle,l’économie française était essentiellement agricole. 75 à 80 % de la population active se consacrait aux travaux des champs et à l’élevage . Cela permettair à la totalité de la population de satisfaire la quasi totalité de ses besoins.Le reste étant assuré par les artisans qui fabriquaient les objets d’usage courant ,les meubles et quelques habits.

La société était dirigée par l’aristocratie et les notables ,qui tiraient leurs revenus en prélevant des dîmes et des impôts extrêmeùent élevés sur la production de la population agricole,les artisans bénéficiant d’avantages et de prérogatives très libérales pour l’époque.

Les progrès techniques ont permis une lente amélioration de la productivité du travail agricole ,durant cette période .En même temps les progrès de la science ont favorisé l’emergence de la transformation de l’artisanat en un début d’industrie.

La population agricole est passée de 85 % à 7O % de la population active ,au tout début du dix neuvième siècle. Mais ces 70% produisaient suffisemment de nourriture pour nourrir 100 % de la population. Les 15 % de « bras » ainsi libérés ont pu être employés dans l’industrie débutante.

Du point de vue de l’organisation de la société,le système féodal est resté très largement la règle . Il intégrait la population d’une région,baronnie,marquisat,comté… à sa propriété foncière,de telle sorte que les paysans d’une région devenaient la propriété du seigneur au même titre que les terres qui composaient cette région. C’était le servage.

Lors des débuts de l’industrie,les propriétaires fonciers se sont progressivement transformés en propriétaires industriels. L’amélioration de la productivité agricole libérant des « bras »,ces bras ont été utilisés,non plus aux champs mais dans les usine naissantes.

L’ERE SECONDAIRE ,L’ERE INDUSTRIELLE

 

Dès le début du 19ème siècle,les progrès fulgurants de la science ,l’invention de la machine à vapeur,et surtout ,l’affaissement de l’aristocratie féodale et l’émergence d’une bourgeoisie industrielle ont provoqué une évolution brutale de la société française et européenne.Mais la transformation des mentalités n’a pas suivi le changement rapide de l’économie. La propriété féodale s’est effondrée,et les agriculteurs ,privés d’emploi par l’amélioration de la productivité de leur travail,se sont trouves livrés sans défense à l’exploitation paupériste des capitalistes bourgeois.Le féodalisme agricole s’est mué en un féodalisme capitaliste encore plus avide. Il a établi des fiefs industriels ( métallurgie,filatures ,industrie minière,industrie sucrière… )dans lesquels les ouvriers,logés et nourris,vendaient leur force de travail pour le prix du « panier familial » réduit au strict minimum.Les philosophes,les sociologues,les écrivains,se sont émus de cette situation,mais n’ont rien pu faire pour améliorer le sort de la classe ouvrière.Cet état de choses a perduré jusqu’à la veille de la première guerre mondiale. A cette époque ,la population agricole française dépassait encore la moitié de la population totale. Sa production suffisait pour la nourrir et les besoins en main d’oeuvre de l’industrie ne cessaient de croître .

L’avenement du Communisme en Union Soviétique a exacerbé la virulence des luttes ouvrières et les ouvriers ont obtenu quelques progrès sociaux. La grande dépression économique de 1929 aux Etats-Unis ,et le new-deal qui s’en est suivi ont vu l’avenement du système fordien et l’amélioration du sort des travailleurs. Mais la grande évolution a eu lieu durant les »30 glorieuses » qui ont suivi la deuxième guerre mondiale.

L’ERE SECONDAIRE BIS OU TERTIAIRE,L’ERE ADMINISTRATIVE.

Sous l’impultion de la rationalisation du travail,du Taylorisme venu des USA ,et de la concentration du capital industriel,la productivité du travail s’est fortement accrue.Par exemple l’automatisation des usines automobiles Renault ou des usines métallurgiques de Dunkerque,ont provoqué la division par 4 du personnel necessaire. En même temps la mécanisation du travail agricole en a fortement diminué les besoins en main d’œuvre. Les bras ainsi libérés trouvaient encore assez facilement à s’employer dans l’industrie aux postes peu qualifiés,mais le personnel plus spécialisé commençait à devenir pléthorique .La fin de l’ère industrielle approchait avec la fin des « 30 glorieuses ». Avec la mentalité sur-repressive issue de la civilisation judéo-chrétienne,le passage vers l’ere post industrielle prévu par Herbert Marcuse n’etait même pas envisagé.Comme me disait le Directeur Administratif de l’entreprise dans laquelle je travaillais à cette époque: » La mecanisation du travail libère des bras qui vont gratter du papier ».Le culte du travail était tellement ancré dans lzs mentalités que pour occuper tous ces « bras » qui se libéraient,on s’est mis à développer de manière inconsidérée,les formalités administratives et comptables qui accompagnaient tous les actes liés à la production.

Les immeubles de bureaux se sont mis à pousser comme des champignons . Nous étions en train de foirer le passage à l’ere post-industrielle comme nous avions foiré le passage à l’ere industrielle.

Il ne faut pourtant pas dénigrer les aspects positifs de l’ameliorationdu niveau de vie de cette époque .Elle résultait de l’expansion de l’industrie ,mais aussi et surtout du succes des luttes ouvrières et du système politique démocratique qui par démagogie électorale amenait nos dirigeants à satisfaire les demandes de la classe ouvrière malgré la puissance et l’influence des groupes capitalistes bourgeois.

L’ERE QUATERNAIRE ,L’ERE LOISIRIELLE.

 

Nous y voilà !La productivité du travail agricole est telle que moins de 8 % de la population totale suffit pour nourrir toute la population française ,et une partie non négligeable du tiers monde. Et ce n’est pas fini,les progrès de la génétique ,la concentration des propriétés agricoles ,et le gigantisme croissant du matériel,vont encore détruire des centaines de milliers d’emplois ,tout en augmentant la production dans des proportions dont nous n’avons pas encore idée.

La population industrielle réellement productive ne représente guère plus de 18 % de la population totale,et élabore les produits industiels suffisants pour satisfaire les besoins de toute la population et d’une partie de la population étrangère. Et la productivité du travail industriel ne cesse de croître grace à l’automatisation et à la production informatisée. L’industrie ne cesse de détruire des emplois tout en produisant de plus en plus. L’informatisation rapide des fonctions administratives va réduire à néant les besoins en « gratte papiers ». Ces derniers ne sont encore maintenus à leur poste que par la crainte d’un cataclysme social. Le spectre du chômage endogène pointe son nez. Nous devons nous rendre à l’évidence,l’heure du choix a sonné,ou bien nous assurons une transition progressive,ou bien,gare à la révolution. La « vieille France « est entrée à reculons dans le système industriel fordien en s’accrochant jusqu’à l’absurde à l’exploitation pauperiste des travailleurs . Elle est en train de s’accrocher jusqu’à l’obsession au travail industriel.La création d’emplois est le leit – motif de toute l’action gouvernementale. Le rôle assigné aux entreprises frise l’absurde :elles sont là,non pour créer des richesses mais pour créer des emplois. On en vient à subventionner des entreprises pour qu’elles conservent leurs emplois alors qu’elles produisent des marchandises obsolètes qu’il nous faut bazarder à perte dans des pays en voie de développement ,ou carrement ,afin de s’en défaire,les donner aux ONG pour leurs œuvres humanitaires.

Là encore ,il nous faut modifier nos concepts. Herbert Marcuse et les soixante huitrds ont bien compris que l’ere post industrielle approchait,qu’elle était là.Mais ils n’ont pas pu conceptualiser les temps nouveaux ,se limitant à prôner la fin du travail salarié

La phrase de Karl Marx mise en exergue prend maintenant tout son sens . Notre esprit cartésien nous fait croire que le sens de l’Histoire est univoque, la crainte obsessionnelle du « culte de la personnalité « nous a laissé penser que l’évolution historique nous conduirait automatiquement au progrès,et cela ,indépendamment de l’action humaine qui d’ailleurs ne pouvait être que néfaste et stérile si elle s’opposait au « sens de l’histoire » .

Qu’en est il en réalité ? Eh bien ,le sens de l’Histoire n’est pas univoque.Souvent l’Histoire hésite,titube ,et prend un chemin tortueux vers un futur inconnu. L’influence des hommes,des dirigeants s’avere déterminante .Dans un passé récent,,le destin de notre pays a été suspendu plusieurs fois à la décision d’un seul. Notre Constitution rend les décisions de notre Président sans appel ,et cela durant son quinquénat pour peu que l’Assemblée Nationale ,élue en même temps et pour la même durée ,lui soit acquise.

Alors,l’évolution de la situation internationale manquant de visibilité,et notre gouvernement etant dans l’impossibilité d’endiguer le déclin économique et la progression du chômage,il est tentant de se réfugier dans le passé,dans la régression. Pour résoudre le problème de l’emploi ;on prône le retour au travail peu productif ;l’artisanat,les petites et moyennes entreprises ,le retour à l’agriculture familiale,avec des productions locales,des produits du Terroir ;la survalorisation du passé ,des grandes épopées historiques,Louis XIV,Napoléon 1er…

Le progrès n’est pas inéluctable,et l’attrait du paupérisme est bien fort chez les petits industriels qui renaissent dans le « vieux pays ».

Mais il y a l’autre voie,celle du progrès,mais quelle est-elle ?c’est le grand saut dans l’inconnu. L’Histoire titube,l’Histoire hésite. La population,surtout la jeunesse,sent confusément que le progrès est là, à portée de main.Mais nos dirigeants ne le voient pas,ils sont empétrés dans un déclin économique qu’ils ne maitrisent plus,dont ils ne connaissent ni l’origine ni l’issue ,englués dans une image archaïque de la France.Et cependant ,seuls ils détiennent les leviers de commande qui dirigent notre pays. Thèse antithèse synthèse.Si l’on ne canalise pas correctement les forces qui animent notre société,,ses contradictions s’exacerberont et leur résolution pourra être révolutionaire.

 

 

CONDITIONS DE REUSSITE DU PASSAGE A L’ERE LOISIRIELLE

L’agriculture occupe 8 % de la population active,et nourrit 100% de la population.

L’industrie occupe 18 % de la population active et fournit la totalité des produits dont la population a besoin.

L’Administration et les services occupent 20 % de la population et ils sont pléthoriques.

Le reste de la population s’occupe tant bien que mal entre le chômage ,la précarité,les allocations diverses,les petits boulots. Et les progrès techniques tendent à faire baisser ces trois pourcentages . Des « bras « se libèrent.

Le temps de travail nécessaire à l’élaboration des produits destinés à satisfaire nos besoins alimentaire et materiels diminue. Le temps des loisirs est arrivé. Nous entrons dans l’ERE LOISIRIELLE . Si nous avons raté le passage à l’ere industrielle ;nous devons réussir le passage à l’ere loisirielle, Il est grand temps de s’y mettre !

LE SYSTEME ECONOMIQUE FORDIEN GENERALISE.

 

La MACHANDISATION et l’L’EQUILIBRE DES ECHANGES EXTERIEURS sont les conditions préalables à la réalisation du passage harmonieux à l’ere loisirielle.On peut alors se préoccuper des problèmes liés à la fin de l’ere industrielle et du chômage endogène qu’elle génère,la productivité accrue entrainant inévitablement de moindres besoins en main d’œuvre.

Bien sùr ,la découverte et la mise sur le marché ,de nouveaux produits industriels (telephone portable,ordinateur portable,,3G,Téléviseur plasma,…) ont pu faire illusion pendant quelque temps,mais l’automatisation fulgurante des moyens de production de ces produits a anéanti tous les espoirs mis en eux pour resoudre les problèmes d’emploi. A nous de trouver rapidement un produit miracle ,générateur de grands besoins en main d’œuvre(guerre des étoiles,exploration de Mars,de Vénus…).Les possibilités prévisibles dans un proche avenir sont faibles …mais pas nulles. La richesse d’un pays ne dépendrait-elle plus du niveau d’activité de sa population ?

Dans ces conditions ,le partage du TRAVAIL entre les travailleurs ,les 35 heures,fut la première idée,certes un peu simpliste ,qui est venue aux post soixante huitards.Et si la productivité augmentait ,on passerait aux 30 aux 25 ,aux 20 heures….Le niveau de vie en prendrait un coup,certes,mais enfin,on ne pouvait pas tout avoir !

L’idée était bonne ,quelque peu mathusienne,mais bonne.Nous n’analyserons pas ici les raisons de son échec et nous nous bornerons à le constater.

C’est à nouveau l’impasse et la tentation du refuge dans le passé.Pour éviter la régression,nous devons revoir tous nos concepts sur les notions de TRAVAIL,dePRODUIT et de RICHESSE. En quelque sorte,repartir à zéro.

L’amélioration de la productivité de l’agriculture a libéré de bras qui se sont consacrés à l’industrie.Le système fordien à généré la production et la consommation des marchandises.L’amelioration de la productivité dans l’industrie libère des bras qui se consacreront au loisir.Le système fordien généralisé ,conduira à la production et la consommation du LOISIR,ce nouveau produit industriel,cette nouvelle richesse. Nous sommes entrés dans l’ere loisirielle.

LE LOISIR,UNE INDUSTRIE NAISSANTE.

L’homme se distrait depuis la nuit des temps.Le loisir semble être le propre de l’homme,tout comme le rire,c’est une activité universelle,tous les peuples du monde s’y adonnent. Dérivatif ou récompense du travail,occupation des oisifs,activité des érudits,le loisir comme le travail ,prend les formes les plus diverses.L’industriel ne s’est intéressée que tout récemment à ce produit aussi répandu que l’air ou l’eau. Le loisir ,la distraction sont des activités suspectes qui s’adressent aux sens . Trop intenses ce sont des péchés,morbides ce sont des crimes.Expression directe du désir de liberté individuelle,le loisir a de tous temps inquiété les autorités publiques et religieuses,mais il a souvent servi d’exutoire à la colère populaire indocile :jeux du stade,jeux du cirque romains,jour du seigneur,carnaval,fêtes regulières avec défilés et férias.Dans l’incapacité de réprimer complètement cette pulsion naturelle les autorités ont préféré la canaliser.Mais le loisir se dégage peu à peu de son côté suspect,l’individu s’emancipe et recherche la satisfaction de ses pulsions.Un travail plus réduit suffit pour satisfaire ses besoins matériels ,libérant ainsi du temps pour se distraire .Il est temps d’entrer dans l’ere loisirielle sans tabou ni complexe. Cette activité ne doit pluis être accaparée par quelques uns à des fins vénales et occultes plus épris de gains faciles que d’activités sociétales Il est temps aussi d’arréter l’anarchie dont les débuts de cette industrie ont été les victimes

Des livres entiers ne suffiraient pas pour décrire la variété des loisirs,c’est pourquoi nous nous limiterons ici à exposer les implications de cette activité en nous appuyant sur quelques aspects du loisir. Le lecteur extrapolera facilement notre raisonnement.

Quelle est la situation actuelle ?

Le loisir est une activité qui demande du temps et une certaine initiation,pour être pratiquée. De tout temps ,les autorités ont exercé leur contrôle : Limitation de la temporalité :1 jour par semaine,jours fériés légaux et réglementaires . Limitation géographique :stades, théatres,parcs de loisirs . Limitation financières ;gratuité ou prise en charge subventionnée qui limitent les initiatives concurrentielles.

Au début,le loisir était une sorte d’activité dans laquelle un individu ou un groupe d’individus était à la fois producteur , produit et consommateur :sport,fêtes populaires,jeux de foire,danses folkloriques…strictement controlée par les autorités locales ou religieuses.

Devant la demande croissante,et en l’absence d’une reconnaissance déterminée de cette industrie ,il se développe actuellement en France une activité anarchique qui défigure le paysage social,.Elle provoque l’augmentation des prix d’accès et la création de cercles ,de clubs ou d’associations fermées ou élitistes qui raréfient l’offre.

Le public ,souvent livré à lui-même ,se réfugie dans les seuls lieux qui lui sont encore librement accessibles,les casinos ,les champs de courses,le loto et les jeux de grattage où il se fait plumer allegrement en croyant se livrer à quelque vice caché.

LE LOISIR,UNE INDUSTRIE FORDIENNE

Nous entrons dans le troisième millénaire.Nous entrons dans l’ere du loisir. Il est temps de reconsidérer entièrement cette activité et de l’organiser comme les autres activités marchandes bien que son produit soit immatériel ;ouvrir l’offre faire jouer la concurrence,arreter les retentions,et finalement ,comprendre les demandes du public auxquelles il faut répondre en lui faisant enfin confiance.

Le loisir est une industrie,elle peut être pauperiste. Les palaces de la Côte d’Azurdont on nous rabat les oreilles à la télévision,sont l’exploitation paupériste de cette activité,Les employés de ces hôtels n’y dormiront jamais pas plus que les employés dominicains ne domiront un jour dans les hotels de Saint Domingue.

L’Etat doit s’engager avec détermination dans l’industrie du loisir ,mais cette industrie doit se structurer sur le modèle fordien.Les travailleurs de ce secteur en seront aussi les consommateurs au même titre que les travailleurs de l’agriculture ou de l’industrie Tous les travailleurs de France élaborent la totalité des produits materiels ou immateriels,et les consomment.Le secteur est extrêmement vaste : films spectacles,séjours de villégiature,activités sportives avec ou sans compétition(plutôt sans compétition),culture,musique grande et petite,théatre,danses de toutes nature ,jeux de cartes,jeux de table,tourisme , ski ,promenades,,voile ,plage,mer gastronomie,bricolage ,jardinage etc…La liste est infinie. La réserve d’emplois est immense,la fin du chômage est en vue !

Pour qu’il en soit ainsi,il faut organiser le loisir sur le modèle FORDIEN. La rémunération de la force de travail de toutes les activités (agricole ,industrielle,loisirielle)DOIT inclure la consommation du LOISIR au même titre qu’elle inclut déjà la consommation agricole et industrielle.L’offre deviendra multiple si la demande est solvable

Si l’on sort du concept du loisir humanitaire et assisté ,chacun pourra se livrer à l’activité qui lui convient.

Certaines de ces activités demandent une initiation,un enseignement. L’Education Nationale doit s’impliquer.consommer du loisir est économiquement aussi important que consommer des produits manufacturés ou de la nourriture.

Les besoins matériels satisfaits ;les loisirs et les distractions librement mis à la disposition de tous,LE PARADIS SUR TERRE EST LA !

H.B.

Avril 2006.

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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 12:52

LE DECLIN ECONOMIQUE 7 .

Causes et remèdes

Par H.Borentain.

7ème PARTIE

LES REMEDES.

POSITION DU PROBLEME.IDENTIFICATION DES CAUSES.

Voilà !Dans les pages précédentes ,nous avons exposé les mécanismes qui régissent les principaux secteurs de notre économie et qui ont dégradé la situation pour l’amener au point où elle se trouve actuellement.

Nous avons évité d’encombrer le cerveau de notre lecteur avec des analyses approfondies et mathématiques de chaque secteur d’activité,bâtiment,travaux publics,metallurgie ,chimie,automobile electricité,mécanique agriculture ,etc…avec pour chacun, leurs caractéristiques et leurs spécificités . C’etait inutile pour la clarté de l’exposé.La complexité des situations aurait masqué l’unicité des mécanismes.Par ailleurs ,nous avons évité de parler des rouages de la finance ,de la banque ,des placements financiers,de l’épargne …Tous ces secteurs ne sont pas productifs de richesses .Ce ne sont ,en fin de compte, que des combines et des manigances pour prélever une dîme ,aussi grande que possible ,sur les richesses produites par l’industrie,en masquant les louches manipulations par un fatras de regles et de concepts rendus volontairement obscurs pour tromper les personnes naîves que ces scélérats dépouillent avec leurs arguties de camelots ou de joueurs de bonneteau..

Résumons ici les principaux points que nous avons explicités plus haut :

2 systèmes économiques : Le système pauperiste (P)

Le système fordien (For)

2 types de populations : La population captive (C )

La population fluide (f l)

2 secteurs économiques Le secteur à monnaie Forte (F)

Le secteur à monnaie faible (f)

Un système monetaire international régi par les politiques et les financiers ,volontairement déréglé,qui permet toutes les turpitudes.

Et l’APPAT DU GAIN ,la force irrésistible qui anime ces éléments

Et le FACTEUR TEMPS qui détermine le mouvement que les forces engendrent .

. Dès qu’un système s’anime,il évolue .Les éléments qui composent ce système peuvent arriver à un équilibre ,ou bien leur mouvement s’accélère et pousse l’ensemble vers l’abime ( thèse ,antithèse ,synthèse).ensuite ,un système inconnu se met en place. Cest pourquoi une bonne gestion politique consiste à maitriser les forces économiques pour les maintenir dans une évolution harmonieuse et ne pas les laisser filer vers l’abime,comme cela semble être le cas.

Cest l’identification des forces néfastes que nous allons entreprendre.

Il ne faut jamais oublier que l’économie est une création humaine ,sortie du génie créatif humain ,c’est pourquoi elle obéit à des lois ,à des regles logiques ,compréhensibles par le raisonnement humain,à condition de bien en appréhender les principes.Rien de divin. Rien d’inéluctable !C’est l’Homme qui édicte les principes Les bons principes sont ceux qui intègrent correctement la nature humaine tout en respectant les édits moraux et humanitaires qui fondent notre société. Pas de sentimentalisme morbide ,pas d’hypocrisie,pas de mansuétude inutile,pas de pleurnicheries.Mais une confiance et une foi en l’Homme.

En principe ---La richesse d’une nation nait de l’activité de sa population.

---Le niveau de vie d’une population dépend de la productivité de son travail,c’est à dire de l’intelligence et de l’ingéniosité humaines.

LES CAUSES DU DECLIN DE L’ECONOMIE FRANCAISE.

 

De tout ce qui précède ,il apparaît avec insistance que la principale cause du déclin de l’économie française ,dans la mesure où elle est fordienne comme elle se targue de l’être,provient du fait que les travailleurs fluides (f l) ne se conforment pas aux principes qui regissent le système fordien. Ils ne réinjectent pas la rétribution de leur force de travail dans l’économie nationale,en consommant les produits qu’ils ont élabores.Il faut d’ailleurs constater que certains travailleurs captifs (C ) se comportent également en travailleurs fluides pour une partie de la rétribution de leur force de travail,en partant ,par exemple ,en vacances dans des pays à taux de change avantageux (f l partiel) ou en consommant des produits importés.

Les raisons de ce disfonctionnement sont au nombre de deux :

---La coexistance dans le monde,de pays d’économie fordienne et de pays d’économie pauperiste.La rétribution de la force de travail étant plus élevée dans le secteur fordien que dans le secteur pauperiste ,et le prix des produits est plus elevé dans le secteur fordien que dans le secteur pauperiste.

C’est la cause structurelle.

---La déreglementation totale et anarchique qui règne dans les parités entre les differentes monnaies conduit à des disparités énormes de prix d’un même produit selon qu’il est élaboré dans un pays à bas taux de change ou dans un pays à haut taux de change.

C’est la cause conjoncturelle

 

Pour des raisons historiques liées au colonialisme,les pays à système économique paupériste sont aussi ceux qui ont le taux de change le plus bas.Les deux causes ont généralement des effets qui s’ajoutent.

Une autre cause du déclin économique de la France,,est en quelque sorte culturelle : la part de l’appareil administratif improductif, positivement pléthorique ,et ses agents qui sont particulièrement bien rétribués.Cette dernière raison étant de caractère politique et décisionnel,elle reste entièrement sous la responsabilité de nos dirigeants. Nous ne traiterons pas ici,cette cause du déclin économique de notre pays,mais nous devons cependant admettre que la situation de l’emploi y est tellement dégradée que la moindre réforme dans ce secteur entraine de grandes perturbations sociales et une réaction violente des organisations syndicales.

Ecrire est une activité étrange.En même temps que l’on cherche les mots,les phrases ,la syntaxe,qui décrit le mieux sa pensée,les idées se structurent et s’ordonnent dans un enchainement logique.De nouvelles connexions s’établissent ,s’imposent ,et parfois,un point du raisonnement qui paraissait obscur jusque là ,s’éclaire soudain,s’intègre mieux dans l’ensemble du système,ordonne différement ses éléments et éclaire l’ensemble d’un jour nouveau.

Au point où nous sommes arrivés nous devons avoir une reflexion plus complète sur les causes du déclin économique de la France.Si son rapport avec le concept des travailleurs fluides(f l)et le mecanisme du déclin,a été jusque là bien établi,il me semble que notre analyse de ce phénomène n’a pas encore été assez complète.

Un industriel français peut acquerir toutes sortes de matieres premieres dont il a besoin ,et s’il en fait l’acquisition dans un pays (f),le Congo par exemple,il les payera au prix (Mf) du Congo,avec un taux de change très avantageuxPar contre ,s’il achète la force de travail d’un travailleur fluide (f l) congolais travaillant en France,il la payera au prix de la force de travail française (SF).A cela deux raisons principales :

---Le travailleur congolais travaillant en France devrait,pour reproduire sa force de travail,consommer des produits élaborés en France et donc vendus au prix (MF)

---Il bénéficie de la complicité défensive et angéliquement humanitaire des organisations ouvrières qui revendiquent des salaires identiques pour tous les travailleurs qui occupent une même fonction afin d’eviter que les travailleurs fluides (f l) n’exercent une pression concurrentielle sur le salaire des travailleurs captifs(C ) 

Ce faisant ,on ne tient pas compte du fait que :

---Le travailleur fluide (f l) a laissé sa famille et ses ayants droit dans son pays d’origine (f) et celle-ci consomme donc une grande partie de son salaire dans le secteur (f) où son pouvoir d’achat est beaucoup plus grand.

---La difference de prix d’un même produit entre la France et le Congo est trop grande pour inciter le travailleur fluide à consommer en France.

---Enfin,et accessoirement ,les travailleurs fluides (f l) encouragent fortement l’importation de produits en provenance du pays (f) à l’usage de la population fluide(f l) vivant en (F) ;comme par exemple dans le quartier chinois de Paris(13èmè arrondissement) dans lequel on peut trouver tous les produits chinois à des prix défiant toute concurrence ,mais à l’usage quasi exclusif de la population chinoise immigrée.C’est en quelque sorte une CAPTIVITE FLUIDE,,ou une FLUIDITE CAPTIVE. Plus besoin de se déplacer en pays (f),la marchandise (Mf )vient à nous.Nous sommes tous devenus des CAPTIFS-FLUIDES partiels.

LES REMEDES A LA CRISE .

Dans ces conditions,la première idée qui vient à l’esprit,c’est de limiter ,voire de supprimer les travailleurs fluides (f l).

Sans bien connaître le mécanisme qui va du travailleur fluide (f l) au déclin économique,,les differents gouvernements qui se sont succédés ont senti confusément que la solution de la crise résidait dans le contrôle du flux des travailleurs immigrés.Ils ont donc édicté des lois et des décrets, pris des mesures telles que :Immigration »0 » ;Charters ;Reglementation des sans papiers ;Retour financé au pays d’origine ;et maintenant Immigration choisie ,pour limiter au maximum la présence de travailleurs immigrés sur notre territoire.

Bien entendu,,toutes ces mesures ont été et sont vouées à l’échec.L’attrait économique des pays (F) tels que nous les avons décrit ,étant beaucoup trop intense pour décourager les vocations ,c’est cette force attractive qu’il faudrait diminuer

Aussi longtemps que cette force attractive existera,l’effet des mesures restrictives ne pourra être que temporaire .

Lorsque ces mesures seront prises ,les circuits d’immigration deviendront de plus en plus complexes ,de plus en plus onéreux ,de plus en plus maffieux.Les risques pris par les candidats à l’immigration deviendront de plus en plus grands et impliqueront la mise en peril de la vie même des demandeurs.Mais la force induite par le gain monétaire est vraiment trop grande .l’attrait de l’ELDORADO est insurmontable ,et c’est maintenant la curée,le GOLD-RUSH avec ses misères et ses charniers,les bateaux qui font naufrage en Méditerranée ou en Atlantique,les barrières élèctrifiées au Maroc,les traversées meurtrières du Sahara. Rien n’y fait. Chaque mesure de restriction est suivie d’une mesure de régularisation massive .Ce n’est vraiment pas la solution,mais faute de mieux,les tentatives se succèdent et sans doute se succederont encore longtemps sans plus de succès.

La deuxième idée qui qui vient alors à l’esprit,plus douce ,plus humaine ,plus conforme à l’esprit des « Droits de l’homme »consisterait à contraindre les travailleurs fluides (f l) à se conformer aux principes du système fordien,ce qui revient à les obliger à dépenser leur salaire en France.

Séduisante du point de vue théorique,cette idée se heurte à un certain nombre d’impossibilités.

---Bon nombre de ces travailleurs fluides ont laissé leur famille dans leur pays d’origine ,et ils doivent lui faire parvenir au moins de quoi vivre.

---Les accords internationaux ,l’entrée de la France dans l’euro ,le système financier international,ne permettent pas un contrôle rigoureux des flux monétaires .

---Le déreglement des taux de change crée des tensions extêmement fortes en faveur des flux monétaires. Ces tensions sont telles qu’une reglementeyion trop draconiènne entainerait des fraudes massives impossibles à réprimer.Les trafics ,générateurs d’argent sale ou noir et les opérations de blanchiement qui en resulteraient ,transformeraient notre pays en une vaste zone de banditisme maffieux.

---Les necessités du commerce et de la finance internationaux stimuleraient l’ingéniosité morbide de nos financiers pour détourner ce carcan grace aux paradis fiscaux et autres refuges des « milliards noirs »

Pour toutes ces raisons et d’autres que nous examinerons plus loin,cette solution a vite montré ses limites.

Le contrôle des flux monétaires s’avérant impossible à mettre en place dans le monde actuel,la troisième idée qui s’impose désormais consiste à diminuer la tension provenant de la distortion internationale qui règne dans les taux de change.

Pour bien illustrer la distortion des taux de change entre les monnaies nous allons prendre un exemple situé avant l’introductionde l’euro.

Un ouvrier ivoirien perçoit en Côte d’ivoire un salaire de 35.OOOFCFA/mois

Pour le même travail,

Un ouvrier français perçoit en France un salaire de 4.000 FF/mois

Les deux travaux étant identiques :

35.000FCFA = 4.000 FF donc :

1OO FCFA = 4.OOO / 350 =11,4 FF c’est la parité économique

Or le taux de change officiel est de 100 FCFA = 2 FF .

La distortion est de : 11,4 / 2= 5,7.

Le pouvoir d’achat de 1 FF est 5,7 fois plus grand en Côte d’ivoire qu’en France,ce qui signifie que le pouvoir d’achat du salaire que perçoit en France un ouvrier ivoirien ,est 5,7 fois plus élevé en Côte d’ivoire qu’en France.C’est irresistible !

On comprend ainsi parfaitement que si la distortion conjoncturelle disparaîssait et que le taux de change devenait : 100 FCFA=2x5,7= 11,4 FF,alors l’attrait économique de la France pour un travailleur ivoirien disparaitrait totalement.

Pour les industriels de France et de toutes les puissances coloniales,le grand inconvénient serait la fin des produits coloniaux bon marché(Bois,matières premières ,latex,coton…),mais en contreprtie,l’exploitation de notre pays par les travailleurs fluides cesserait.Moins de chômage,plus de croissance !!!Les pays en voie de développement vendraient leurs produits plus cher et acheteraient nos produits moins cher. Leur développement serait ainsi assuré avec une main d’œuvre maintenue au pays. Des marchés énormes s’ouvriraien à nos produits.Et puis,avec des taux de change harmonieux,plus d’aigrefins ,profiteurs ,financiers véreux,la marge disponible ne serait plus suffisante pour satisfaire leurs appétits funestes.

Cette solution est intellectuellement parfaite. Elle n’est malheureusement pas applicable actuellement ,en l’état.En effet si la réévaluation de 570% du CFA ivoirien avait lieu ,elle deviendrait économiquement abérrante par rapport au CFA malien voisin,et ,de proche en proche il faudrait réharmoniser alors quelques 200 monnaies de par le monde ,operation inimaginable dans l’immédiat.D’autant plus que certains pays comme la Chine utilisent précisément la faiblesse de leur monnaie pour initier la guerre économique à leur manière. Et que dire de la résistance que rencontrerait une telle mesure de la part des banques,organismes financiers,compagnies d’assurance qui tirent leurs profits scandaleux de ces désordres positivement kafkaiens.

Une autre voie possible ,à savoir l’équilibre parfait de la balance des paiements ,a vite montré ses limites,comme nous l’avons vu au chapitre correspondant.D’autant plus que les calculs concernant les mouvements des marchandises sont très incertains,que certaines ventes ont lieu à perte,que certaines marchandises sont subventrionnées,et que les mouvements monétaires courent plus vite que les marchandises proprement dites.L’impasse semble complète. Si les causes du déclin sont bien identifiées ,l’imbroglio mondial est tel qu’aucune solution immédiate ne se fait jour. Rien à faire…Il n’y a plus qu’à tirer l’échelle et attendre un signe…

Une lueur d’espoir,tout de même. L’économie est une science humaine en ce qu’elle est entièrement une création humaine . Si son fonctionnement est devenu complexe,il ne peut pourtant pas échapper au raisonnement logique ,déductif,cartésien. Et qui dit cartésien…Le problème etant correctement posé,la solution se trouve dans nos cerveaux.Et pour la trouver nous devons nous défaire des idées dont on nous bourre le crâne à longueur de journées par medias incompétents interposés qui justifient l’impuissance de nos hommes politiques .

La solution se trouve dans nos têtes,et c’est dans nos têtes qu’il nous faut la chercher. Cest beaucoup plus simple que vous ne le pensez. Le génie humain a mis au point des systèmes technologiques economiques qui ,assis derrière ma console d’ordinateur dans mon réduit sans fenêtre,me permettent d’acheter du coton sur pied en Egypte,puis de le revendre 4 jours plus tard à Tokyo en profitant d’une légère variation de cours Quelques minutes après que j’aie passé mon ordre,,le produit de cette transaction est porté sur mon compte,prèt à servir dans une autre transaction. Et des dizaines de milliers d’opérations financières analogues sont effectuées chaque jour de par le monde sans qu’aucune erreur ne soit jamais commise.Et un problème aussi simple que celui qui nous préoccupe ne peut être résolu par nos hommes politiques,énarques si compétants ?. A dautres !!!

Alors réfléchissons un peu.Nos dirigeants doivent se mettre dans le crâne que nous sommes entrés dans une guerre économique impitoyable.Nos enfants n’ont plus qu ‘un avenir bouché devant eux ,que le CPE ne pourra éclaircir. Il n’est plus temps de s’apitoyer sur le Darfour ,le Bengla desh et le conflit israelo-palestinien,sans parler de la fonte des glaces au Pôle Sud et du sort du colin et du cabillaud dans la Manche. « Ces pleurnicheries pseudo humanitaires qui camouflent un neo-colonialisme cupide,tout ça,c’est fini »,pour paraphraser le President Georges Pompidou.

Il nous faut maintenant adopter les mesures adéquates pour nous défendre,pour nous prémunir contre les effets dévastateurs du dérèglement mondial des taux de change que nous avons nous-mêmes installé.Si tous les pays (F) prenaient ces mesures,tous les autres pays du monde devraient alors harmoniser leurs taux de change et notre problème serait résolu.

Nous allons donc nous attacher à déterminer les MESURES DEFENSIVES à adopter.

La stabilité économique de notre pays ne peut résulter que d’un parfait équilibre des échanges de marchandises. Les entrées commerciales TOTALES doivent être rigoureusement égales aux sorties,cela,avec des marchandises achetées et vendues à leur prix , sans subvention.Les marchandises provenant de pays (f)au prix (Mf) ,les marchandises des pays (F) au prix (MF).Pour tenir compte des disparités des taux de change avec les différents pays,l’équilibre doit être réalisé séparément avec chacun d’entr’eux .La réalisation de ces objectifs passe par l’intégration dans nos modes de pensée,de 2 nouveaux concepts .

-- I) LA MARCHANDISATION GENERALISEE DES PRODUITS.

Toute activité humaine mobilise une force de travail,utilise des matières premières et nécessite des locaux et des machines . Cette activité aboutit à un PRODUIT matériel ou immatériel. Par exemple,une marchandise,un service ,un produit culturel,un spectacle. Toute activité humaine aboutit à un produit qui a un coùt et un prix.Nous conviendrons que toute activité humaine aboutit à une marchanduse .C’est la MARCHANDISATION GENERALISEE.

On peut remarquer en passant que ce concept dissipe une difficulté dans la théorie de Karl Marx.Il n’a pas réussi à intégrer le travail de la femme de ménage ou de l’acteur dans sa théorie générale des plus-values,scotché qu’il était sur la production industrielle de produits matériels.

A cet égard,on notera la Marchandisation rapide de l’ »Aide à la personne » encouragée par l’Etat,et pseudo-fordisée par des mesures fiscales qui intègrent la moitié de son coùt dans le « panier familial » de ceux qui l’utilisent.

---II) LA MARCHANDISATION DE L’ARGENT MONETAIRE.

Une marchandise quelconque ,produite en France ,et vendue à l’étranger,provoque une entrée d’argent en France.On peut dire que toute entrée d’argent en France correspond à une exportation,même si la matière ne quitte pas le territoire.

Par exemple ,un touriste étranger qui vient séjourner en France et y dépense une certaine somme d’argent pour payer son séjour à l’hotel,exporte son séjour.Il paye cette exportation avec l’argent qu’il verse à l’hotelier.

Une marchandise quelconque ,achetée et consommée à l’étranger par un français ,correspond à une sortie d’argent de France pour acquerir un produit à l’étranger.On peut dire qu’une sortie d’argent de France est une importation.

Par exemple,un travailleur fluide (f l) qui vend sa force de travail en France ,et expédie la totalité de son salaire à l’étranger,importe sa force de travail

Cela dit,dès lors que l’équilibre des échanges est ainsi parfaitement équilibré avec chaque pays,la France va se trouver dans un système d’équilibre parfait,et développer sa propre économie.

Notons qu’un touriste français qui passe ses vacances en Egypte achète son séjour en Egypte. Il importe son séjour.Pour assurer l’équilibre des flux monétaires avec l’Egypte,la France devra exporter vers ce pays des marchandises quelconques , pour un même montant.Si le taux de change est défavorable pour l’Egypte,par exemple 1 pour 2,l’Egypte vendra 2 jours de séjour à un français et pour la même somme,un égyptien devra acheter 1 jour de séjour en France dans un hôtel de même catégorie.Cette situation deviendra vite intenable pour l’Egypte qui sera contrainte de changer la parité de sa monnaie pour la ramener à 1 pour 1(ou à peu près pour tenir compte des systèmes économiques).

En marchandisant les flux monétaires des travailleurs fluides (f l) vers leur pays d’origine,nous nous trouvons devant la situation suivante :

Un travailleur fluide tunisien travaille en France et envoie le produit de sa rémunération dans son pays.Le taux de change de 3 our 1 est défavorable pour la Tunisie.

Le travailleur envoie 1000 euros en Tunisie,c’est une importation pour la France.1000 euros de marchandises élaborées en France n’y trouvent pas de débouché .Pour équilibrer les flux,la Tunisie devra acheter 1000 euros de marchandises à la France au prix (MF) .Précisément,ces marchandises que le travailleur tunisien à élaborées en France et qui attendent un acheteur.

Pour la France,la situation est parfaitement équilibrée.Le travailleur tunisien a élaboré 1000 euros de marchandises en France,il a envoyé 1000 euros en Tunisie,et la Tunisie a acheté les 1000 euros de marchandisesà la France.

Qu’en est il pour la Tunisie du fait des taux de change ?

Le tissu vaut 10 euros le métre en France et 3,33 euros le mètre en Tunisie.Avec ses 1.000 euros ,le travailleur tunisien achète 300 mètres de tissu en Tunisie .Mais la Tunisie doit acheter à la France 1.000 euros de tissu à 10 euros le mètre,soit 100 mètres de tissu et fournir 300-100= 200 metres de tissu local au travailleur tunisien.Ce tissu supplémentaire aura couté 200x3,33 = 666 euros à la Tunisie qui financera ainsi le profit que ce travailleur aura tiré de la faiblesse du taux de change tunisien.

Il va sans dire que cette situation est intenable pour la Tunisie qui devra impérativement harmoniser ses taux de change….ou rapatrier ses travailleurs .

Le lecteur aura remarqué l’AUTOMATISME de l’équilibrage des échanges sur l’équilibrage des taux de change ,au même titre que la loi de l’offre et de la demande régule automatiquement le prix des marchandises

La solution de la crise économique dans laquelle la France est plongée se touve résumée dans les deux concepts suivants :

 

---I) MARCHANDISATION GENERALISEE DES MERCHANDISES ET DE L’ARGENT.

---II) EQUILIBRE RESPECTIF DES ECHANGES AVEC CHAQUE PAYS.

L’équilibre des échanges doit se faire sous le contrôle implacable des services financiers,fiscaux,douaniers et policiers. Il en va de la survie de notre pays et de notre culture.Et qu’au moins,l’Administration et ses milliards serve à quelque chose d’utile.

Lorsque tous les taux de change seront enfin harmonisés,les différences de prix d’un même produit ne dépendront plus que des differents systèmes économiques(fordien,pauperiste),et de la productivité du travail dans les différents pays. De la sorte ,un produit fabriqué industriellement ,en grande quantité ,avec des moyens de production sophistiqués dans un système fordien,pourra avoir un prix moins élevé que le même produit fabriqué artisanalement dans un pays pauperiste.On peut espérer que les lois du marché harmoniseront alors les modes de production et les systèmes économiques en faveur du plus performant.

Nous n’avons pas traité ici le problème des investissements en capital productif faits à l’etranger ou que l’etranger fait en France,ni des problèmes strictement financiers. Ces études font appel à des concepts que nous n’avons pas encore élaborés. Ce sera l’objet d’une étude ultérieure…Je l’espère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 12:44

 

LE DECLIN ECONOMIQUE 6.

 

Causes et Remèdes

Par H.Borentain

 

LE COMMERCE EXTERIEUR.LA GRANDE ILLUSION

6 ème PARTIE.

 

Dans cet ouvrage,nous avons voulu dégager l’économie de son tissu de notions chargées de connotations fallacieuses et trompeuses.

Rappelons que le rôle des entreprises est de créér des richesses en améliorant continuellement la productivité du travail.L’intérêt des entreprises est de permettre à l’entrepreneur de réaliser un profit en vendant sa production à n’importe quel acquéreur alors que les richesses créées par les entreprises doivent satisfaire les besoins des travailleurs qui les ont oroduites.(en système fordien).

Augmenter la productivité du travail conduit inévitablement à détruire des emplois.Pour augmenter le nombre d’emplois,il faut augmenter la quantité de marchandises produites et/ou créér de nouveaux produits pour satisfaire de nouveaux besoins.En système fordien,la solvabilité des nouveaux besoins est réalisée dès lors que les nouveaux produits sont fabriqués.On ne sort pas de là!!Encourager la création de petites et moyennes entreprises pour améliorer la situation de l’emploi ,c’est diminuer la productivité du travail,augmenter le prix des marchandises,et,à terme,diminuer le niveau de vie des travailleurs.

Demander aux entreprises de créer des emplois,c’est aller dans le sens contraire du sens dez l’Histoire.C’est leur assigner une mission que les Pouvoirs Publics,dans leur désarroi,sont incapables d’assumer.Les entreprises ne peuvent pas résoudre le problème de l’emploi tel qu’il leur est posé,et les Autorités se défossent sur elles de la tâche d’organiser l’économie du pays,et d’assurer le bien être de ses habitants.

La complexité et la difficulté de gérer ce problème Emploi-Production,ont conduit les Pouvoirs Publics à se décharger complêtement sur le Marché,pour le résoudre,laissant,de ce fait,les forces antagonistes trouver elles-mêmes leur équilibre,tout en introduisant des facteurs qui rendent cet équilibre impossible.Les Pouvoirs Publics ont totalement démissionné de leur tâche,par ignorance,par impuissance.

Un autre raisonnement tout aussi absurde,consiste à affirmer que,dans la mesure où la production de richesses sature les besoins solvables,on peut augmenter leur production et créer des emplois,en exportant le surplus.

Nous avons vu que l’activité ordinaire à l’aide de travailleurs fluides (fl),Conduit inévitablement à l’accumulation de marchandises en excédent .Exporter ces marchandises permettrait de résoudre le problème de l’emploi de ces travailleurs.En économie,tout se paie.S’imaginer que l’on pourra vendre sur les marchés internationaux,des marchandises fabriquées par des travailleurs fluides (fl) payés 5 fois plus cher que s’ils fabriquaient ces mêmes marchandises dans leur propre pays,sinon à coup d’aides et de subventions payées par l’impôt,relève de la débilité mentale.Il faut bien que quelqu’un paye la différence.D’un autre côté,l’importation de marchandises venant des pays à bas coûtn de production ou à bas taux de change,permet à la population française de tirer profit elle aussi de ces conditions avantageuses,mais remet en cause notre production nationale.

Nos dirigeants,incapables d’organiser correctement l’économie à l’échelle de notre pays,s’imaginent qu’en agissant sur le plan international,les problèmes intérieurs trouveront leur solution,comme par enchantement.C’est pourquoi nous voyons notre Président parcourir le Monde en essayant de vendre,souvent à perte,la production de nos grandes entreprises.

Agir sur les marchés internationaux extrêmement concurrentiels,obéissant à des règles qui n’ont rien à voir avec les rapports qui régissent normalement les producteurs et les consommateurs,et totalement déréglés par des taux de changes aberrants,devient irrationnel.Dans ces conditions,chaque pays se contente d’essayer de résoudre par ce moyen,les problèmes intérieurs qui le dépassent.Il nous faut donc examiner cette activité exclusivement du point de vue de l’économie intérieure de la France.

Par ailleurs,le commerce exterieur confronte directement l’économie française à l’absurdité du dérèglement des taux de changes.Le Salut viendra peut-être par la solution de la contradicton dialectique générée par cette absurdité.

Résumons-nous.

- L’EXPORTATION se fonde sur deux raisons:

1°) Raison économique.

On exporte les produits fabriqués dans des conditions de productions compétitives et en excès,pour les échanger contre des produits nécessaires à notre consommation ou à notre industrie (fromages,vins Airbus,TGV. …Contre ,produits tropicaux,café,cacao,fruits exotiques,Pétrole,Minerais…)

2°)Raison politique.

On exporte les produits en excès,élaborés par les travailleurs fluides (fl),et non consommés.Cette exportation n’a d’autre but que de permettre à l’entrepreneur de réaliser un profit ,et d’autre prétexte que d’employer des travailleurs fluides,et de résorber leur chômage.

L’IMPORTATION.se fonde sur une raison:

1°)Raison économique.

On importe en contrepartie des exportations du cas 1°) ci-dessus.

I) L’EXPORTATION:UN TRAVAIL ET UN SALAIRE SANS PRODUIT.

L’exportation est une opération qui consiste à:

- Fabriquer des marchandises dans un pays dit exportateur.

- Vendre ces marchandises dans un pays différent du pays exportateur.

- Rappatrier les fonds produits par cette vente,dans le pays exportateur.

L’exportation est l’opération industrielle et commerciale qui est sensée être la solution à tous les problèmes économiques dont souffre notre pays,et résoudre la pénible situation du chômage endémique.

L’opération n’est complète que si les trois phases indiquées sont réalisées.Nous n’envisageons ici que les exportations qui réalisent ces trois phases.

Fabriquer un produit,puis l’exporterveut dire que le salaire est payé en France ,mais que la marchandise fabriquée est soustraite à la consommation.De ce fait,un pouvoir d’achat intérieur est créé,mais que la marchandise correspondante fait défaut.Lopération est inflationiste.Toutefois,la demande devenant supérieure à l’offre,elle peut stimuler l’augmentation de l’activité nationale.

Compte tenu des énormes contraintes concurrentielles des marchés extérieurs,la tentation de faire pression sur les salaires,est grande,d’une part pour réduire les prix de vente,d’autre part,pour faire faire baisser cette tension inflationiste.La fabrication de produits destinés à l’exportation est par définition de nature paupériste,le Travailleur-Producteur étant entièrement séparé du produit élaboré.

Nous distinguerons les exportations vers les pays du secteur (F),et les exportations vers les pays du secteur (f).

EXPORTATIONS VERS LES PAYS DU SECTEUR (F)

Les marchandises étant vendues en secteur (F),elles le sont au prix de production,et la contrevaleur monétaire de ces marchandises retourne au pays exportateur.Le salaire payé,et la plus-value réalis »e,ne trouvant pas de marchandise disponible,l’opération est inflationiste,elle n’a eu d’autre utilité que de maintenir la force de travail en action,et de procurer un profit à l’entrepreneur.A moins d’une croissance induite,l’inflation réduira à néant le pouvoir d’achat des salaires versés pour la fabrication des marchandises exportées.

EXPORTATIONS VERS LES PAYS DU SECTEUR (f)

Les marchandises produites en secteur (F) sont vendues à leur prix de production et payées avec des fonds provenant de l’activité en secteur (f),c’est-à-dire avec une monnaie très sous évaluée.Dans ces conditions,les exportations ne peuvent concerner que des produits de haute technologie,imposibles à produire dans le pays importateur.Ells sont souvent vendues à un prix exorbitant pour ces pays.Ce sont souvent des produits vendus dans des conditions économiques insolites,armes et produits High Tech inadaptés à la situation technologique du pays importateur.

B’il s’agit d’autres produits,qui peuvent être laborés par le pays importateur,ils sont forcément vendus à perte ou fortement subventionnés (dumping) par le pays exportateur.

EXPORTATIONS A PERTE.

Si la vente à perte est interdite en France,il n’en va pas de même pour les exportations.Les conditions locales de production peuvent imposer des efforts commerciaux particulièrement difficiles pour les entreprises exportatrices qui veulent s’insérer dans ce marché local.Ces opérations peuvent avoir des répercutions néfastes sur la survie de ces entreprises.

La vente à perte fait revenir en France une masse monétaire qui ne permet pas la reproduction de la même quantité de marchandises que celles vendues.Dans un premier temps,l’effet inflationiste;et donc l’effet de croissance se manifeste,mais assez rapidement,les entreprises concernées se trouvent contraintes,soit de restreindre leur production,jusqu’à leur disparition,soit de peser sur le salaire de leurs employés pour se conformer aux conditions du marché importateur,ce qui a pour effet de restreindre la capacité de consommation des travailleurs,et crée ainsi une surproduction intérieure généralisée par manque de solvabilité de la clientèle.

EXPORTATIONS SUBVENTIONNEES

L‘examen des mécanismes économiques d‘une exportation subventionnée est beaucoup plus subtil.C‘Est-ce que nous allons essayer d’expliquer ici.

La marchandise est vendue à sa valeur.,mais le paiement se fait,pour partie par l’importateur,et pour partie par la subvention.Subventioner revient à faire un don à l’acheteur pour lui permettre d’acquerir la marchandise.Le don est financé par l’impôt,donc par un prélèvement sur les revenus de tous les travailleurs du pays importateur.De ce fait,le pouvoir de consommation des travailleurs est diminué,en même temps que les marchandises qu’il a fabriquées sont soustraites à sa consommation.L’exportation n’est plus source de croissance,et le niveau de vie des travailleurs diminue à proportion de l’importance de la subvention et de la masse de marchandises exportées dans ces conditions.C’est un transfert de richesses effectué vers le pays importateur.Ii convient d’apprécier l’effet de ce transfert:Charité,inhibition de production locale pour favoriser l’industrie nationale,cadeau au pays récipiendaire,ou action pour l’implantation d’autres activités.L’action subventionnelle doit être correctement appréciée au cas par cas,même pour soutenir une entreprise nationale qui doit assurer une mutation difficile.Le soutien artificiel pour soutenir une situation contradictionnelle dans un processus dialectique entraîne une r&volution dont l’issue est imprévisible (thèse ,antithèse,synthèse.)Dans tous les cas,la subvention est l’affaire de touselle ne peut être du domaine décrétatoire.

II) LES IMPORTATIONS,DES PRODUITS SANS SALAIRE.

Le système fordien équilibré élabore des produits que les producteurs consomment.Toute importation introduit des marchandises que les producteurs n’ont pas les moyens d’acquerir,n’ayant pas perçu le pouvoir d’achat correspondant.Les importations créent des surplus de marchandises.

IMPORTATIONS EN PROVENANCE DE PAYS DU SECTEUR (F).

Les imprtations sont génératrices de surproduction.Les importations en provenance de pays du secteur (F) sont payées par des fonds provenant de salaires (SF) au prix des marchandises (MF).De ce fait,les marchandises concernées doivent être strictement des produits que le pays importateur ne fabrique pas pour des raisons technologiques,ou par l’absence d’un march’ assez grand pour permettre une fabrication industrielle optimale.

IMPORTATIONS EN PROVENANCE DE PAYS DU SECTEUR (f).

Etant payées avec des fonds provenant de la rétribution de la force de travail en secteur (F),ces marchandises sont payées à un prix inférieur à ce qu’elles auraient coûté si elles avaient été produites dans le pays importateur (F).Le bas prix de ces marchandises les rend attractives.En surnombre,elles concurrencent les marchandises locales.

En France,un travailleur fluide fl) vend sa Force de Travail dans le secteur (F),et consomme le produit de cette vente dans le secteur (f).La mondialisation,la suppression progressive des barrières douanières,et des quotas d’importation de marchandises provenant du monde entier,suppriment la contrainte géographique qui sépare les secteurs (F) et (f).De ce fait,le travailleur fluide (fl) peut consommer les marchandises du secteur (f) sans quitter le secteur (F).Nous avons là une sorte d’évasion monétaire intérieure.Il faut aussi remarquer que la mondialisation permet également aux travailleurs captifs (CF) de consommer en France ,les marchandises du secteur (f).Cette situation agrave les désordres induits par l’existance de deux secteurs économiques aux taux de changes distordus.

C’est de l’examen théorique approfondi de cette situation,et de la recherche des mesures à adopter pour en supprimer les inconvénients,que nous tirerons la solution générale de la crise actuelle.Nous allonstout d’abord approfondir les mécanismes du commerce extérieur.

Au préalable,nous attirons l’attention du lecteursur l’imprécision et l’ambiguité des chiffres donnés par les autorités économiques,c’est pourquoi nous ne discuterons pas de ces chiffres,et nous nous limiterons à clarifier les grands principes qui régissent ce secteur de l’économie.

Si le lecteur veit bien adopter notre mode de raisonnement,s’il veut bien « entrer dans nos bottes »,une remarque s’imposera à lui comme elle s’est imposée à nous.En autorisant l’entrée libre en France,de marchandises élaborées en (f),au prix au prix du secteur (f),la mondialisation a permis à l’ensemble des travailleurs français de consommer des marchandises du secteur (f).Si dans un premier temps l’ »EFFET D’AUBAINE »a été très fort,l’effet économique de cette situation n’a pas tardé à se faire sentir.Le bas prix des marchandises importées du secteur (f),généralement de première nécéssité,ont rapidement fait baisser le coût de la force de travail,le coût du « panier familial » et donc son prix,et corrélativement,le salaire que les entrepreneurs ont eu à payer sans diminuer le niveau de vie des travailleurs.Les travailleurs se sont ainsi trouvés contraints de ne consommer que ces marchandises importées des pays (f) et vendues dans les Hards-Discount.

Une situation étrange s’est alors progressivement installée.D’une part,les travailleurs français se sont mis à consommer des marchandises élaborées dans les pays (f),d(autre part,par manque de solvabilité de leur clientèle,les entrepreneurs français,ne trouvant plus de marché intérieur pour leurs produits,n’ont plus eu d’autre choix que de:

- Disparaître.

- Délocaliser pour concurrencer les produits importés sur le territoire français.

- Exporter leur production.

DISPARAITRE.

Cela entraine du chômage,l’insovabilité de la clientèle locale,et la disparition de la marchandise.

DELOCALISER.

Cela entraîne le chômage et la disparition de la clientèle solvable,mais la marchandise produite en (f),revient sur le marché avec son cortège paradoxal de misère et de surproduction.

EXPORTER.

La marchandise produite en secteur (F),même avec des salaires un peu dimonués,se trouve soumise à la rude concurrence des marchés extérieurs.Les travailleurs français,de plus en plus écartés de la marchandise qu’ils fabriquent ,peuvent alors être exploités paupéristement.Nous nous trouvons dans un nouveau système paupériste à deux classes:les prolétaires français qui vendent leur force de travail au tarif du « panier familial »du secteur (F),d’une part,et les consommateurs étrangers,d’autre part.C’est le NEO-PAUPERISME.Les entrepreneurs empochent qui dépendent,cette fois-ci,des conditions de marché complètement désorganisé.

III) LES BALANCES COMMERCIALES.

Sans vouloir écrire ici un traité de commerce extérieur,nous allons analyser ,à l’aide des notions développées plus haut,les differents cas qui peuvent se présenter en faisant les conventions suivantes :

---Les échanges sont évalués dans notre monnaie nationale,c’est à dire en EURO

---BALANCE EQUILIBREE :Les achats et les ventes sont d’un même montant.

---BALANCE POSITIVE :Le montant des ventes est SUPERIEUR au montant des achats.

---BALANCE NEGATIVE : Le montant des ventes est INFERIEUR au montant des achats.

1) VENTES VERS LE SECTEUR (F)–ACHATS DEPUIS LE SECTEUR (F).

Les ventes et les achats concernent des produits dont l’usage se complete .Ces produits sont échangés selon des critères de conditions de production équitables.Ces échanges représentent le type de commerce IDEAL,dans la mesure où les échanges sont équilibrés.

BALANCE EQUILIBREE. C’est l’ideal,la valeurdes marchandises exportées équilibre la valeur des marchandises importées.La surproduction est équilibrée par le pouvoir d’achat créé.

BALANCE POSITIVE.D’une façon générale,une balance positive entraine une dynamique de croissance par création d’un pouvoir de consommation supérieur à la masse de marchandises disponibles.C’est une situation HYPER-IDEALE dans une balance faiblement positive.Une balance trop fortement positive créerait une véritable pénurie inflationniste.

BALANCE NEGATIVE. Le risque de surproduction est marqué par le fait que la France serait incapable de fabriquer les produits dont elle a besoin,alors qu’elle ne peut exporter les produits qu’elle fabrique .Dès qu’un déséquilibre de cet ordre apparaît,il faut se poser,avec insistence,la question de la compétence de l’activité nationale aussi bien sous l’aspect des prix que sous l’aspect de la technicité.

2) VENTES VERS LE SECTEUR (F),ACHATS DEPUIS LE SECTEUR (f).

Nous l’avons vu,ce shéma économique,pour séduisant qu’il soit aprés un examen superficiel,conduit inéluctablement au NEO-PAUPERISME,système économique dans lequel les classes sont géographiquement séparées.De ce fait,la lutte des classes ne peut avoir lieu.La classe des prolétaires se trouve de plus en plus désemparée,n’ayant plus ni perspectives d’avenir, ni d’ennemi à vaincre.

BALANCE EQUILIBREE.Pas de commentaire special par rapport à ce qui vient d’être dit.

BALANCE POSITIVE.Si l’on pousse le raisonnement à l’extrême,le néo-pauperisme est déjà installé.Le prix des produits exportés devient compétitif. La capacité de consommation supplémentaire apportée par l’excédent d’exportations peut s’utiliser,soit pour augmenter les importations soit pour augmenter la production et la consommation.

BALANCE NEGATIVE.Les inconvénients de la balance équilibrée sont agravés par le fait que les fonds recueillis par les exportations ne couvrent pas les sommes dépensées pour les importations.Il s’en suit que les marchandises s’accumulent et créent du chômage par nécéssité d’adaptation à la demande.C’est la crise ! pauperisme et chômage réunis.

 

3) VENTES VERS LE SECTEUR (f),ACHATS DEPUIS LE SECTEUR (F).

D’une façon générale ,les ventes vers les pays (f) sont de deux catégories :

---Les produits High-tech plus ou moins nécéssaires au pays importateur,et payés au prix (MF).

---Les produits de grande consommation vendus soit à perte soit subventionnés.Ces produits achetés aux pays (F), le sont au prix (MF)

BALANCE EQUILIBREE.

---Vente de produits High-tech au prix (MF) . C’est l’idéal,mais le pays (f) paye très cher la faiblesse de sa monnaie et ses capacités d’achat sont très limitées.

---Vente de produits de grande consommation.Si l’équilibre est réalisé,les ventes se font dans de très mauvaises conditions alors que les achats en secteur (F) se font au prix (MF).

BALANCE POSITIVE.

---Vente de produits High-tech . Cest hyper-idéal,comme pour l’échange entre pays (F).Attention aux balances trop fortement positives.Il faut toutefois que ces pays (f) aient un très grand besoin de ces produitd High-tech ???

---Vente de produits de grande consommation.L’inconvénient engendré par les ventes à perte ou subventionnées se trouve majoré du fait de la vente en grande quantité.

BALANCE NEGATIVE.

---Vente de produits High-tech.Dans ce cas,les inconvénients du déséquilibre sont identiques à ceux des échanges entre pays (F) effectués dans les mêmes condiditions .

---Vente de produits de grande consommation.L’achat de produits venant du secteur (F) montre l’insuffisance de la production nationale.L’inconvénient dù à la vente des produits subventionnés ou à perte est moindre du fait même de leur moindre quantité

.

4 ) VENTES VERS DES PAYS (f),ACHATS DEPUIS DES PAYS (f).

En général,les pays (f) expédient vers les pays (F),des produits de grande consommation complémentaires à ceux élaborés dans ces mêmes pays (F).- Comme nous l’avons vu,les pays (F) exportent :Des produits High-tech au prix (MF),et des produits de grande consommation à perte ou subventionnés.

BALANCE EQUILIBREE.

---Vente de produits high-tech.C’est l’ideal colonialiste Ricardien :Le pays à monnaie forte (F),vend des produits high-tech au prix (MF)et achète les marchandises complementaires à sa production,au prix (Mf).Mais le salaire des travailleurs des pays à monnaie forte (SF),risque de baisser et de tendre vers le « panier familial ».

---Vente de produits de grande consommation. C’est un équilibre désastreux,d’un côtél’achat de produits au prix (Mf) entraine la baisse des salaires ;la vente à perte ou avec subventions entraine l’appauvrissement et la perte de capacité de consommation.

BALANCE POSITIVE.

--- Vente de produits high-tech. C’est l’hyper-idéal colonialiste qui s’essoufflera par manque de pouvoir d’achat des pays acheteurs pauperistes.

---Vente de produits de grande consommation.Le déséquilibre accentue l’aspect désastreux du cas de la balance équilibrée.

BALANCE NEGATIVE.

---Vente de produits high-tech. Cest toujours favorable pour le pays (F),mais il y a un risque de surproduction de produits importés.

--- Vente de produits de grande consommation.C’est dangereux pour l’économie française,les travailleurs français perdent sur tous les tableaux ,et il y a surproduction de produits qui ne peuvent être consommés faute de pouvoir d’achat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6ème

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Published by H. - dans economie
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13 décembre 2007 4 13 /12 /décembre /2007 11:31


                  LE DECLIN ECONOMIQUE
                     Causes et remèdes
                                                par h.borentain

                         5 ème partie
      LA DISTORSION DES TAUX DE CHANGES. 
      LE NEO-COLONIALISME.

     Dans les chapitres précédents,nous avons étudié l'incidence des travailleurs fluides (fl) sur l'économie d'un pays fordien à monnaie Forte,en l'occurence,la France.
     L'attractivité que les pays à monnaie Forte exercent sur les travailleurs issus des pays à monnaie faible,réside dans le fait que le Salaire payé dans un pays à monnaie Forte a un pouvoir d'achat beaucoup plus élevé dans un pays à monnaie faible.
     Létude de cette cause est très importante, car elle met en évidence le mécanisme qui amorce l'apparition du chômage,et la fragilité de l'équilibre entre la production et la consommation dans un pays fordien.
     CETTE FORTE ATTRACTION EXISTERA AUSSI LONGTEMPS QU'EXISTERA LA DISTORSION DES MONNAIES.

Au milieu des années 50,les restrictions de la guerre et de l'après-guerre etaient oubliées.Certes,il était encore difficile de se loger,mais la France s'installait dans un optimisme insouciant.A cette époque on allait passer ses vacances en Italie,sur la côte venitienne,en Espagne,sur la Costa brava,ou aux Iles Baléares.La mer,le soleil,la musique,les boissons fraiches...et sourtout l'OPULENCE.Grace à un cours de la lire ou de la peseta particulièrement avantageux,nous pouvions nous installer dans le luxe ,avec un salaire qui,en France,ne nous permettait que des vacances dans la quasi précarité.La belle vie quoi!.La belle vie c'était vite dit,la semaine de 48 heures,2 semaines de congés payés,le week-end à partir du Samedi après-midi,Guy Béart chantait "Moi qui vais dans la grisaille douze mois par an",rien de trop!.Mais en reconstruisant le pays,l'industrialisation devait nous apporter le bonheur,et les choses allaient en s'améliorant...Nous aurions dù nous méfier,quand le Ministère de la Reconstruction s'est transformé en Ministère de la Construction,et que la lutte contre l'inflation et la faiblesse du Franc obsédèrent littéralement nos dirageants.
     Le gouvernement avait établi une doctrine selon laquelle une monnaie nationale forte devait résoudre tous nos problèmes.A cette fin,il fallait,non seulement que la France "Garde ses sous",mais en plus qu'elle exporte pour accumuler des devises.Emu par tous ces vacanciers qui dépensaient leur argent hors de France,il avait établi un contrôle des changes extêmement strict.Toute personne quittant le territoire ne devait pas dépenser plus de X francs hors du pays (8.000 FF pour un couple avec 2 enfants).Heureusement que la vie n'était pas très chère en Italie.
     Ce n'est qu'au tout début des années 80,quand les vicissitudes professionnelles m'ont amené en Afrique,en Côte d'Ivoire pour être précis,que j'ai pu constater avec stupéfaction l'effarante distorsion qui affecte le pouvoir d'achat d'une même somme d'argent dans différents pays:
     En Côte d'Ivoire,
     -Salaire d'un ouvrier:25.000 F.CFA/mois,soit 500 FF/mois,soit 76 euros/mois.
     En France.
     - Salaire d'un ouvrier 5.000 FF/mois,soit 760 euros/mois.
     Avec 76 euros par mois,un ouvrier ivoirien,en Côte d'Ivoire,ne peut pas manger du fromage,ou des pèches,ou du raisin,il ne pourra pas boire de l'eau minérale ni du vin,toutes nourritures importées et lourdement taxées (85%) .Par contre,il pourra acheter au marché,de la viande de zébu ou de mouton,vendues par quartiers et débitées à la machette,du capitaine(poisson des lacs),du riz,du manioc,des fruitstropicaux(ananas,orages,bananes,mangues,papayes,noix de coco,vendues à la pièce pour des sommes dérisoires.Les loyers y sont infiniment moins élevés qu'en France,et les vêtements réduits à un certain minimum compte tenu du climat.Avec 76 euros par mois,un travailleur ivoirien vit aussi bien en Côte d'Ivoire ,selon les standards ivoiriens,qu'un ouvrier français ne vit en France,avec 760 euros par mois selon les standards français.LAMONNAIE VAUT 10 FOIS PLUS EN COTE D4IVOIRE.
     La distorsion des taux de change est éfvidente.Dans des pays comme le Mali ou le Niger,la distorsion est encore plus grande.
     
     Ceci était vrai au début des années 80 .Actuellement,le monde s'est ouvert à tous,et de nouvelles distorsions sont apparues,certaines beaucoup plus criantes.Le rapport est de 20 avec la Chine,de 25 à 30 avec l'Inde,de 4 à 5 avec l'Egypte,le Maroc,l'Algérie,la Tunisie,la Turquie...
     Les comportements induits par ces distorsions sont très faciles à comprendre,si nous nous reportons au comportement d'un travailleur fluide vu plus haut.Un travailleur ivoirien cherchera à venir travailler en France où pour le même travail,il percevra un salaire 10 fois plus élevé qu'en Côte d'Ivoire.Il vivra misérablement en France,et fera parvenir dans son pays tout l'argent épagné,là où son pouvoir d'achat sera 10 fois plus élevé.
     On comprend dès lors que dans des pays comme le Mali ou le Niger,des familles ou des villages se cotisent pour envoyer envoyer en France le plus apte d'entr'eux.Si celui-ci est muni d'un visa,tout est parfait.Dans le cas contraire,il fera le voyage au risque de sa vie,voyage qui pourra durer quelques moisou quelques années.Il faudra payer des passeurs indélicats,aller en prison,forcer des barrages,ACHETER LA ROUTE.Ce qu'il est prêt à faire,la fortune est au bout du chemin et le jeu en vaut la chandelle.Et puis quoi,tout le monde doit pouvoir en profiter,rien à dire!.Au bout du voyage,c'est l'ELDORADO...oui,mais pas pour lui,l'élu,...le sacrifié.Il porte les espoirs de sa famille restée au pays,famille qui le surveille de loin,avec laquelle il a passé au contrat qu'il devra honorer.
     Il va dormir dans un squatt,dans la chambre d'un marchand de sommeil ou,au mieux dans un foyer de travailleurs immigrés.Il mangera peu et mal,rien à voir avec la nourriture africaine si savoureuse,accepter les travaux les plus pénibles.Et que dire des distractions...Fini les danses au son rythmé des musiques africaines ,dans la chaude nuit tropicale.Il doit maintenant envoyer chaque mois,à sa famille restée au pays,tout l'argent qu'il peut épargner sur son maigre salaire,ou sur ses allocations diverses,s'il est privé d'emploi.
     Tout celà pour bien montrer la nature et la force de l'attraction due à la distorsion des taus de changes qui pousse les travailleurs fluides à venir travailler dans un pays à monnaie forte.Tout aussi motivant est le cas du saisonnier polonais évoqué plus haut.
     LA CAUSE CONJONCTURELLE.
     La distorsion des taux de change touche en général,et de façon plus marquée,les anciennes colonies des grandes puissances industrielles.C'est pourquoi,avant d'essayer d'expliquerl'importance et la persistance de la situation,une analyse historique s'impose.
     Par principe,l'économie d'un pays colonisé consiste à produire des marchandises complémentaires de celles de la métropole (bois exotiques,coton huile d'arachide,latex,café,cacao,bananes etc...)ou des matières premières et minérales utiles à l'industrie de la métropole.En aucun cas,une colonie ne doit produire des marchandises qui pourraient concurrencer celles élaborées dans le pays colonisateur,et cela,aussi bien sur les marchés internes que sur les marchés internationaux.Les entreprises opérant dans les colonies sont généralement métropolitaines.
     Lors de la décolonisation,les liens politiques et administratifs ont été correctement déliés,à quelques exceptions près.Il n'en a pas été de même des liens économiques.Les changements impliqués par la décolonisation auraient profondément déstabilisé les circuits industriels qui reliaient la métropole à ses ex-colonies.aussi,les industries impliquées dans ces secteurs de production ont elles cherché ,par tous les moyens,à maintenirle tissu industriel en l'état.
     En l'état,cela veut dire:
     - Une production spécifique non concurrentielle,dont les prix subissent la pression de la métropole.
     - Des prix de production très faibles pour limiter les dépenses d'importation des "x-colonisateurs.
     Des produits non concurrentiels ,et,à cette fin,rendre dfficile l'éclosion d'industries antagonistes dans les ex-colonies.
     Des productions complémentaires:Des subventions scandaleuses permettent aux autorités colonisatrices de mettre sur le marché,à des prix très bas,les produits susceptible d'être concurrencés (lait,céréales...)Ces faibles prix interdisent le développement de ces productions dans les ex-colonies.
     La distorsion des taux de changes,le manque de débouchés pour les travailleurs,et l'impossibilité de développer une industrie locale poussent la main d'oeuvre à s'expatrier vers les ex-métropoles.

     LA RECHERCHE DE SOURCES DE MATIERES PREMIERES A DES PRIX TRES BAS OBTENUS PAR DES TAUX DE CHANGES FAVORABLES?ET LA DIFFICULTE DE DEVELOPPEMENT DES EX-COLONIES,CONSTITUENT LA CAUSE CONJONCTURELLE DE LA CRISE ECONOMIQUE EN FRANCE.
     La cause conjoncturelle provoque des tensions cataclysmiques  sur les forces attractives que les pays à monnaie Forte exercent sur les travailleurs fluides (fl) issus des ex-colonies ou des pays pauvres.Ces forces sont variables selon les pays,en fonction de la distorsion des taux de changes.
     Des déséquilibres aussi importants ne peuvent avoir échapper à l'oeil avisé de nos spécialistes de l'économie,mais,
     - D'une part,ils n'ont pas compris le mécanisme par lequel ces déséquilibres provoquent la crise dont nous souffrons.
     - D'autre part,les profiteurs de ces déséquilibres cherchent à les maintenir avec une force considérable.
     - Enfin,les victimes de la crise ignorent qu'ils payent les avantages de ceux qui en profitent.
     Les forces qui concourent au maintien des taux de changes distordus peuvent être énumérés ainsi:
     - Les travailleurs fluides eux-mêmes,ainsi que ceux qui profitent de leur situation.
     - La pression des industriels qui veulent acheter leurs matières premières au prix le plus bas possible,pour diminuer le coùt du capital fixe et circulant immobilisés.  
     -L'appétence pour l'enrichissement sans cause provoqué par le différenciel des prix entre le coùt de fabrication dans un pays à faible coùt de main d'oeuvre,et le prix de vente dans les marchés des pays dits"riches".

     Prenons un exemple:
     Un produit (A) est fabriqué en Chine pour un coùt de production de 10 euros,son prix de vente en France obéit à des critères de marché.Son rapport qualité/prix doit pouvoir se comparer favorablement aux produits de même catégorie du marché français.Dans ces conditions,le produit (A) peut être vendu en France au prix de 30 euros.
     Mais le chemin est long,entre Shanghai et le Havre,et de multiples rapaces avides lorgnent sur cette différence de 20 euros,les transitaires,les transporteurs,les assureurs,et toutes les pattes qu'il faut graisser pour que cette marchandise arrive complète,en bon état et à bon port,dans les délais prévus.Eviter qu'elle ne soit stockée en bout de quai,soumise aux intempéries,en attente d'un groupage aléatoire.En quelque sorte,il faut ACHETER LA ROUTE.Et tous ces rapaces puissants ont tout intérêt à ce que le différenciel soit important.Plus le gâteau est grand,plus la part de chacun est importante.Et tout le monde est content,sauf,bien sùr,les travailleurs des entreprises françaises réduits au chômage.
     Certains pys dits "pauvres"eux-mêmes,tirent avantage de ce différenciel,par exemple les pays "touristiques qui offrent des villégiatures de luxe à des prix attractifs.L'Egypte fait venir en masse les touristes attirés autant par la croisière sur le Nil et les Pyramides que par le séjour à Charm el Cheir,dans un hotel de luxe,à un prix très abordable.
     Certains pays bénéficient de l'apport financier de leurs travailleurs fluides qui y investissent les économies réalisées en France.Cela favorise l'émergence d'une activité semi-industrielle,voire de quelques investissements plus prometteurs.
     Les pays en voie de développement qui désirent se développer sans se soumettre aux exigences du FMI ou de la Banque Mondiale peuvent également profiter de taux de change scandaleusement défavorables.
     Prenons l'exemple de la Chine pour illustre notre propos:
     La Chine est,ne l'oublions pas,une des plus vieilles civilisations du monde.Elle a connu un développement fabuleux du temps de Marco Polo.Nous lui devons entr'autres,le papier,la soie,la poudre,la porcelaine,etc...Son déclin économique ne doit pas nous faire oublier le niveau de sa culture.Cest un pays dirigé par un pouvoir puissant et apparemment intègre.
     Ce pays a décidé d'entrer dans la voie du développement industriel.Il a assimilé les deux principes suivants:
     - La richesse d'un pays dépend de son niveau d'activité.
     - Le niveau de vie dans un pays dépend de la productivité du travail.
     La Chine veut se soustraire aux contraintes du néo-colonialisme.A cette fin,la politique du pays consiste à le rendre industriellement indépendent,et donc à mettre en place un tissu industriel puissant capable de satisfaire les besoins de 1.300.000.000 d'êtres.Il faut pour cela,des infrastructures et des usines.La demande intérieure solvable est inexistante,insuffisante,en tout cas,pour rentabiliser les susdits investissements.Le seul marché solvable se trouve à l'extérieur du pays,en Europe,aux USA,au Japon...
     Le taux de changes défavorable présente un certain nombre d'avantages:
     - Il n'a aucune incidence sur les transactions intérieures.
     - Il enchérit les marchandises importées qui ne peuvent pas concurrencer les marchandises locales.
     - Il rend les exportations concirrentielles sur les marchés exterieurs.
     En conclusion,un taux de changes défavorable favorise les exportations,neutralise les importations,et ne change rien aux transactions intérieures.
     Le développement de la puissance industrielle s'effectue alors en trois phases:
     - PHASE I) Avec un taux de changes défavorable,la Chin fabrique des marchandises dont elle vend une grande partie à l'exportation.Elle se construit ainsi une industrie puissante,et,en payant des salaires pseudo-fordiens,elle se constitue une clientèle intérieure solvable.Les plus-values matérialisées à l'extérieur sont investies dans la mise en place des infrastructures industrielles.Il va sans dire que les entreprises ainsi crées sont "locales" ou exceptionnellement des joint-venture,mais en aucun cas des entreprises étrangères à la Chine.
     - PHASE II) Sous l'effet conjugué d'une nouvelle clientèle intérieure solvable en expansion et d'un taux de changes extrêmement défavorable,les capitaux extérieurs à la Chine,et aussi,et surtout,les sommes disponibles des travailleurs fluides (fl) chinois basés en France ou ailleurs,s'investissent désormais en Chine,vidant l'industrie de sa substance,car elle n'écoule plus ses produits,ne peut plus ni se moderniser,ni concentrer ses moyens de production.
     - PHASE III) Tout dépend de la capacité de résistance des pays "riches",maintenant sur la défensive,et de la politique du pays nouvellement développé.
     Les entreprises des pays "riches dsélocalisent leur production dans les pays à faible coùt de main d'oeuvre,soit pour augmenter leurs profits,soit pour résister à la concurrence des pays en voie de développement,soit pour vendre leur marchandise sur ces nouveaux marchés.
     Devant de telles forces,l'harmonisation des taux de changes,condition fondamentale pour la résolution de la crise dans notre pays,ne risque pas d'intervenir avant longtemps.

     La guerre économique NORD-SUD a déjà commencé.Si les premières escarmouches ont été favorables aux puissances ex-coloniales,elle entre maintenant dans une phase plus active,à l'issue incertaine,avec l'entrée en lice des mastodontes,la Chine,l'Inde,bientôt le Brésil,et demain,peut'être,l'Afrique,avec son potentiel considérable,et sa source d'énergie inépuisable: le Soleil.
     Le dérèglement des taux de changes semble être générateur d'un flux ininterrompu de richesses.C'est un véritable Gold-rush.Il suffit de se servirans un Gold-rush,l'or n'est pas créé ex-nihilo,il se déplace simplement du sol où il est enfoui,vers les poches du chercheur d'or.
     Dans le dérèglement des taux de changes,non plus,aucune richesse n'est générée ex-nihilo,elles se déplacent des pays à fert taux de changes vers les pays à faible taux de changes,donnant chez ces derniers,l'illusion d'une croissance prodigieuse,alors que les pays dits"riches" cherchebt désespérément à maintenir leur niveau de vie par une ciurse hallucinante vers une croissance qui se dérobe.De ce fait les pays "riches"ne font qu'accentuer la vitesse du flux de transmission des richesses qu'ils créent.La richesse accumulée,c'est à dire les capitaux,se ruent alors vers ces pays à faible taux de changes et à forte croissance,dans la perspective sans doute priche,d'un relèvement des taux de changes de ces monnaies faibles.Les pays "riches" semblent se vider littéralement de leur substance au profit des pays en voie de développement.
     Analyse du phénomène.
     Un objet (OF) élaboré en secteur (F) a un coùt de production de 5 euros.Le même objet (Of) élaboré en secteur (f),et compte tenu des taux de changes,a un coùt de production de 1 euro.Cet objet est vendu 4 euros en secteur (F).
     Le producteur du secteur à monnaie faible (f) récupère 4 euros,dont 3 euros de bénéfice par la vente de chaque objet (Of) en secteur (F).Ce bénéfice peut être consommé ou investi en (f) et y créér des emplois.Cette opération répétée à l'infini,génère un profit considérable alors que l'acheteur en secteur (F) y trouve son compte puisqu'il oeut acquerir cet objet (Of) pour 4 euros,alors qu'il aurait dù payer 5 euros l'objet (OF) identique.Cest la corne d'abondance,l'age d'or enfin retrouvé!.La fortune pour tous.Cest le paradoxe Hirshien,il ne peut être levé qu'en prenant en considération la signification sociale du salaire et de la marchandise fordiens.
     Les travailleurs opérant dans le secteur fordien (F) produisent les objets (OF),perçoivent le salaire correspondant,mais consomment les objets (Of) vendus à un prix inférieur.Les objets fabriqués en (F) n'y trouvent pas preneur,s'y accumulent et y créent la surproduction et le chômage;Les travailleurs du secteur (F) perdent ainsi leur pouvoir d'achat avec leur emploi.Ils ne peuvent alors même plus consommer les objets (Of) fabriqués en  (f).Le cycle ne trouve pas de point d'équilibre et se poursuit jusqu'à l'anéantissement du pouvoir d'achat des travailleurs de (F) et,par ricochet des travailleurs de (f) qui ne peuvent plus écouler leur marchandise en (F) au prix de 4 euros et se trouvent alors placés dans les conditions de production et de consommation intérieures ordinaires communes à tous les pays industrialisés. .                       
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10 décembre 2007 1 10 /12 /décembre /2007 10:44


              LE DECLIN ECONOMIQUE
             
               Causes et Remèdes
                                       par h.borentain

                4ème PARTIE
              Les causes du déclin
        
      LES MECANISMES. LES EFFETS.

     "La très grande partie des richesses élaborées chaque année dans un pays est consommée dans l'année par sa population.La partie de la production accumulée dans la constitution de la richesse patrimoniale nationale ne représente que 3% de cette production.Ce qui fait croire que cette proportion est plus importante,c'est que les réalisations sont cumulatives,spectaculaires,et qu'elles sont vues souvent par un très grand nombre de personnes."
                                                 Karl Marx "Le Capital"


     I)  LES COMPORTEMENTS.
     a) Les motivations.
     L'objet de cet ouvrage se limite à l'étude de la situation économique de la France ,c'est pourquoi nous limiterons notre étude à la situation de notre pays supposé faire partie des pays à monnaie forte du système fordien.(F)
     Un travailleur captif (CF) travaille et consomme en France.Il respecte donc parfaitement le contrat "socio-économique" qui régit son statut de Producteur-Consommateur de son pays.
     Un travailleur fluide (fl) pénètre sur le marché que nous rappelons ci-dessous;  

                      MARCHE
          
          I------I------I------
          l  SF    l  MF    l Secteur à monnaie Forte
          l         l         l
          I------I------I------
          l   Sf   l  Mf    l  Secteur à monnaie faible 
          l         l         l
          I------I------I------

                SF > Sf  (1)
                MF > Mf (2)

      Il se comporte d'une manière logique et rationnelle,il va vendre sa Force de Travail au meilleur prix possible,c'est à dire dans le secteyr à monnaie Forte(inégalité (1) ),en l'occurence,en France.Muni de son salaire (SF) ,il en tirera le meilleur parti en achetant dans le secteur à monnaie faible,les marchandises qu'il consomme (inégalité (2) ),généralement hors de notre pays.
     Son raisonnement lui paraît parfaitement cohérent,car il croit vendre son Travail (valeur économique),alors qu'en réalité,il vend sa Force de Travail,(valeur sociale).Il tient le raisonnement suivant: 
     "Je travaille.Pour ce travail,je perçois mon salaire.Mon contrat économique est rempli.Je fais ce que ce que je veux de mon salaire."
     Tout est dit.Dramatique ambiguité coceptuelle entre le Travail et la Force de Travail.
     Le comportement de ce travailleur fluide (fl) lui parait parfaitement raisonnable,compte tenu des conditions du marché qui ont motivé sa venue en France,mais il ne rtespecte pas le contrat socio-économique du système Fordien.
     Quelques exemples illustreront notre propos et lui donneront une structure plus réaliste.
     Des travailleurs saisonniers polonais qui travaillent ,durant la cueillette,dans une exploitation agricole du Sud de la France,perçoivent en trois mois ,un salaire égal à celui qu'un professeur perçoit en un an dans son pays.D'une façon générale,le pouvoir d'achat de ce salaire est cinq fois plus élevé en Pologne qu'en France,c'est à dire que les dépenses que ces travailleurs font en France ,leur paraissent exorbitantes.Une place de cinéma,soit 7 euros,représente  le salaire quotidien d'un professeur polonais.De leur pripre aveu,ces travailleurs,nourris et logés dans l'exploitation,ne dépensent pas un centime en France.Une fois la cueillette terminée,ils s'en retournent en Pologne,où ils vivent dans l'oisiveté le reste de l'année ,avec le standard de vie d'un professeur .Au fil des ans,ils ont fait venir tous les habitants de leyr village pour effectuer la cueillette des fruits en France.Ce sont des TRAVAILLEURS FLUIDES TOTAUX (fl).
     Cet exemple est tiré de la réalité.Il est donné pour illustrer le comportement des travailleurs fluides étrangers travaillant en France.
     Le cas des travailleurs français qui passent leurs vacances en Thailande ou en République Dominicaine où le pouvoir, d'achat en prestations vacances de leur salaire est deux à trois plus élevé qu'en France,ressort du même comportement de TRAVAILLEURS FLUIDES,mais Partiels,appliqué cette fois-ci,à des travailleurs français.
     Les implications théoriques totales de ces comportements ,sont assez complexes.Dans un premier temps nous n'examinerons que les effets sur la situation de la France .Le deuxième aspect ,c'est à dire ,l'effet sur l'économie internationale de la France sera examiné ultérieurement.
 
     b) LES CONSEQUENCES.
     Rappelons les termes du contrat socio-économique implicite signé par un travailleur qui opère dans le secteur fordien.
     Le salaire qu'il perçoit a une double fonction:
     1°) Permettre la reproduction de sa Force de Travail (panier familial).
     2°)Permettre la consommation dans le secteur fordien ,des produits élaborés par ce travailleur.
     La pérénité du contrat implique que le travailleur respecte impérativement ces deux conditions .C'EST L'ESSENCE STRUCTURELLE DU SYSTEME FORDIEN.Cest la CONDITION INDISPENSABLE DE SON BON FONCTIONNEMENT.
     Le travailleur fluide (fl) qui travaille dans le secteur fordien à monnaie Forte,et achète ses marchandises dans le secteur à monnaie faible,ne respecte évidemment pas l'équilibre économique du système Fordien.Les marchandises que ce travailleur produit en (F) vont s'y accumuler sans y trouver preneur,car la contrepartie monétaire du salaire destinée à leur consommation,se trouve soustraite du secteur (F).Ce deséquilibre s'accroît ,bien entendu,avec l'accroissement de la population de travailleurs fluides
par rapport à la population active totale.
     Pour résorber les marchandises en excès,les entrepreneurs peuvent:
     - Baisser les prix par réduction des marges.
     - Baisser les prix par réduction des salaires.
     - Réduire la production pour l'adapter à la demande.
     En baissant les prix par réduction des marges,les entrepreneurs risquent de se mettre en difficulté,voire en faillite.
     En baissant les prix par réduction des salaires,les entrepreneurs baissent également le pouvoir d'achat des salariés qui ne peuvent plus alors acheter les marchandises en excès.Les entre preneurs doivent alors réduire leur production.
     En baissant la production pour l'adapter à la demande ,les entrepreneurs doivent diminuer leurs effectifs et provoquent ainsi la mise au chômage du personnel en excès.
     
                     PRINCIPE N° 1

     UN TRAVAILLEUR FLUIDE (fl) QUI TRAVAILLE DANS LE SECTEUR (F) ET CONSOMME DANS LE SECTEUR (f) CREE DU CHOMAGE EN (F).

     II) LE SEUIL DE DECLANCHEMENT.
     Question: Quel est le seuil de déclanchement de la spirale infernale du chômage? En d'autres termes,quelle proportion de travailleurs fluides (fl),une société fordienne peut elle accepter sans mettre en péril son fonctionnement et créér du chômage?Autrement dit,quelle est la proportion du PIB qui peut être soustraite sans dommage à la consommation des marchandises élaborées en secteur fordien.
     Pour répondre à cette question,aujourd'hui cruciale,il convient de se reporter à la phrase de Karl Marx mise en exergue: 3% du montant de la production nationale annuelle est consacré à l'accumulation patrimoniale.
     Les produits élaborés pour cette accumulation patrimoniale sont soustraits à la consommation des travailleurs,mais les salaires,donc les capacités de consommation correspondants,leur ont été versés.Le déficit de 3% de l'offre de marchandises consommables par rapport à la capacité de consommation,constitue une pression inflationiste permanente et structurelle.Le travailleur fluide (fl) qui ne consomme pas en (F),les marchandises pour lesquelles il a perçu la capacité d'achat,son salaire,diminue ainsi cette pression inflationiste.L'équilibre est réalisé quand les sommes correspondant à 3% du PIB sont soustraites à la consommation en (F).
     Les travailleurs fluides totaux sont très rares,et par leur nature même,ils occupent souvent des emplois rétribués par de faibles salaires.De ce fait,on peut estimer que la proportion de travailleurs fluides par rapport au nombre total de travailleurs,ne doit pas dépasser 6% pour réaliser l'équilibre.Au delà de ce pourcentage,le cycle infernal du chômage est enclanché.(Cette proportion de 6% est à rapprocher de la proportion maximale légale de travailleurs étrangers dans une entreprise,soit 6% du personnel.Cette disposition figurait dans le code du travail des années 60,elle n'a jamais été abrogée à ma connaissance.).

     Un peu d'histoire.La situation existant en France est certes, très dégradée par rapport à cette proportion,mais la structure actuelle de la population ne s'est pas établie brusquement,elle est le résultat d'une évolution historique dont l'origine se situe dans l'immédiate après-guerre.
     A cette époque,sous l'effet conjugué des destructions dues à la guerre,des bombardements,et de l'absence d'investissement durant 5 ans,dans le logement et l'industrie devenus obsolètes,la France s"est retrouvée dans un état de délabrement total.Afin de reconstruire les routes,les ponts,les réseaux de transports,les ports,les moyens de production et les logements,l'effort de la nation s'est concentré sur la RECONSTRUCTION,maître môt de toutes les tendances politiques de l'époque.
     Pour atteindre ce but,les moyens de production se sont concentrés sur la fabrication de biens d'équipement au détriment des biens de consommation,de telle sorte que la proportion de 3% existante en régime de croisière a été portée à 25% voire 30% du PIB,durant une période assez longue.
     Cet effort a été parfaitement compris et accepté par l'ensemble de la population française de l'époque,mais quelles en ont été les conséquences économiques?
     De gré& ou de force,les industriels français ayant plus ou moins collaboré avec l'occupant,les efforts demandés à toute la nation rendaient impossible l'exploitation paupériste des travailleurs.C'est donc sur un système pseudo-fordien que l'industrie française a redémarré.Les biens produits étaient destinés,soit à la reconstruction (25 à 30%),soit à la consommation ((70 à 75%).Les salaires payés aux travailleurs étaient identiques,que ceux-ci travaillent pour la reconstruction ou qu'ils travaillent pour la consommation,de telle sorte que la capacité de consommation dépassait largement la valeur des marchandises destinées à la consommation.Une inflation massive était inévitable,elle a bien eu lieu.
     Cependant,les grands besoins de la France en main d'oeuvre ont attiré bon nombre de travailleurs venant de régions à bas niveau de vie,attirés par les bons salaires,et même encouragés par les autorités françaises.Ces travailleurs fluides (fl) venus généralement du Portugal et d'Algérie,laissaient leur famille au pays,et leur envoyaient la majeure partie de leur salaire,réduisant de ce fait la pression sur la consommation.L'inflation a pu ainsi être contenue aux environs de 10 à 12% au lieu des 25 à 30% théoriques,et les travaux de reconstruction effectués sans trop plonger la population dans des privations contre lesquelles elle se serait insurgée.
     Les efforts de reconstruction se sont poursuivis durant les "30 glorieuses",avec pour point d'orgue,la construction des fameuses cités HLM de si triste réputation.Mais les besoins en equipements se sont progressivement réduits our atteindre pour atteindre les 3% du régime de croisière ,à la fin des "30 glorieuses"
     Les premiers craquements anonciateurs de la crise sont apparus à la fin des années 6O,craquements impercepyibles ,mais qui n'ont pas échappés à notre très intelligent Ministre des Finances de l'époque,Monsieur Valéry Giscard d'Estaing,qui avait déclaré"La crise n'est pas Est-Ouest,mais Nord-Sud,il faut développer les pays pauvres pour y fixer leur population."
     Cette déclaration sous forme de boutade n'a pas été prise au sérieux à l'époque.Mais le chômage s'agravait en France,le Ministre,devenu Président de la République,a alors instauré le "regroupement familial"éspérant ainsi transformer les travailleurs fluides (fl) en travailleurs captifs (CF).C'était bien vu...Mais trop subtil,l'attrait économique de notre pays pour les travailleurs fluides (fl) était vraiment trop grand.
     Les surbesoins en équipements étant désormais satisfaits,la population fluide en surnombre s'est "en quelque sorte sédentarisée dans sa situation.La spirale infernale du chômage était désormais engagée.Elle ne devait plus s'arrêter. 
     
     III) LE TRAITEMENT SOCIAL DU CHOMAGE.
     La dégradation continue  et progrissive de la situation économique en France a laissé nos dirigeants,de Gauche ou de Droite,incrédules et sans réaction,comme pétrifiés.Ils ne pouvaient invoquer la brièveté de leur présidence,puisque celle de Monsieur Mitterrand a duré 14 ans et que celle de Monsieur Chirac dure déjà depuis 11 ans.C'est l'incompréhension totale,l'impuissance,le désarroi.Ne parlons pas des mesures plus ridicules les unes que les autres,censées résoudre le problème:les TUC,le RMI,l'emploi jeunes,le retour à l'emploi,et dernièrement le contrat nouvel emploiet le calamiteux CPE etc... ,destinés aux effets d'annonce pour masquer la situation et faire patienter la population en attendant un miracle qui ne vient pas,qui ne peut pas venir!.
     Nous nous limiterons ici à examiner la seule mesure sensée,prise devant une catastrophe qui échappe à l'entendement de nos dirigeants,c'est à dire l'ASSURANCE-CHOMAGE.S'il n'est pas possible de se soustraire à un accident inévitable qui frappe au hasard et sans raison,il faut prendre les dispositions qui en prémunissent les victimes contre ses effets dévastateurs.
     La perte d'emploi étant désormais considérée comme un accident,c'est contre ses conséquences économiques,sociologiques et humanitaires,que l'on a cherché à prémunir les travailleurs.Nous comprenons parfaitement les raisons humanitaires pour chaque victime,les raisons sociologiques pour les risques de perturbations sociales qui déstabilisent le régime.Sans vouloir les passer soussilence,nous n'envisagerons ici que les conséquences structurelles sur l'économie.
     Le principe de l'assurance chômage est comparable à celui de la Sécurité Sociale.
     Les employés des entreprises du secteur marchand doivent obligatoirement cotiser à un organisme national qui prélève les cotisations.La Fonction Publique et les entreprises para-publiques ne pouvant licencier leurs agents titulaires,ceux-ci sont contractuellement prémunis contre le risque de chômage,et ne sont pas assujettis à cette cotisation.Il s'agit d'entreprises telles que la SNCF,AdP etc...
     Dès lors qu'un travailleur cotisant est licencié,il perçoit une ALLOCATION qui représente une fraction du salaire perdu pendant une durée déterminée par une convention.
     Les deux opérations économiques qui caractérisent l'assurance chômage sont le PRELEVEMENT et l'ALLOCATION.
     a) LE PRELEVEMENT.
     Du point de vue strictement économique,le prélèvement n'affecte pas la quantité de marchandises élaborées par le travailleur,mais le prive d'une partie de son pouvoir de consommation,que ce travailleur soit captif ou fluide.Pour un taux de prélèvement de 6%,le travailleur produit pour 100 euros de marchandises,mais ne peut en consommer que pour 94 euros.6 euros de marchandises ont été produites sans que le salaire correspondant n'ait été versé.
     LE PRELEVEMENT EST UN PRODUIT SANS SALAIRE.
     Le prélèvement appauvrit le travailleur et crée du chômage par élaboration de marchandises en surplus.
     b) L'ALLOCATION.
     Un travailleur privé d'emploi perçoit une allocation qui lui permet de maintenir un certain niveau de consommation par rapport au niveau de consommation que lui assurait son ancien salaire.De ce fait,le désespoir individuel engendré par sa situation est quelque peu atténué,et les troubles sociaux qui pouvaient être provoqués par un afflux de personnes désespérées sont ainsi évités.Du point de vue économique,l'allocation correspond à l'attribution d'un pouvoir de consommation à l'allocataire,alors qu'il ne produit rien.
     L'ALLOCATION EST UN SALAIRE SANS PRODUIT.
     De ce fait,l'allocation crée un pouvoir d'achat alors qu'aucune marchandise n'esty produite.C'est une mesure inflationiste.
     Compte tenu du fait que l'assurance chômage est un système qui fonctionne par REPARTITION,dans une même année,les cotisations sont égales aux allocations.Le pouvoir de consommer des allocataires est strictement égal à la valeur des marchandises dont les prélevés ont été privés.L'équilibre d'ensemble MARCHANDISES-POUVOIR DE CONSOMMATION est établi.Le système d'assurance chômage n'est ni inflationiste,ni cause de chômage.Cependant,et c'est bien évident,la quantité de marchandises produites est inférieure à ce qu'elle aurait été s'il n'y avait pas eu de chômage.
     - Les prélevés voient leur niveau de vie baisser.
     - Les allocataires ont un niveau de vie amputé,du fait du faible montant de leur allocation.
      LE CHOMAGE TRAITE SOCIALEMENT PROVOQUE UN APPAUVRISSEMENT GENERAL.
     Si l'allocataire est captif (C),le chômage provoque un appauvrissement général.
     Si l'allocataire est fluide (fl),il ne cosomme pas les marchandises que le prélevé a fabriquées,et que le prélèvement ne lui permet pas de consommer .Ces marchandises ne trouvant pas preneur,elles s'accumulent.La production doit alors s'adapter à la demande et diminuer,ce qui entraîne une agravation du chômage.La spirale infernale devient alors exponentielle,car les chômeurs fluides indemnisés provoquent aussi le chômage.
                    PRINCIPE N° 2
     EN CAS DE CHOMAGE:
     - L'ALLOCATAIRE CAPTIF (C) APPAUVRIT L'ENSEMBLE DES TRAVAILLEURS.
     - L'ALLOCATAIRE FLUIDE (fl) ENTRAINE LA PROGRESSION EXPONENTIELLE DU CHOMAGE ET L'APPAUVRISSEMENT DE L'ENSEMBLE DES TRAVAILLEURS.

     IV) LE TRAITEMENT PUBLIC DU CHOMAGE.LE RETOUR DU PAUPERISME.

     La spirale infernale du chômage a été amorcée par le déséquilibre entre les pays à système économique fordien et à monnaie Forte,et les pays à monnaie faible.Des dirigeants présomptueux,animés par un angélisme altruiste,n'ont pas pris à temps,les dispositions les dispositions économiques adéquates par ignorance des lois élémentaires de l'économie.Devant l'agravation inévitable de la crise,le gouvernement a été amené à prendre des mesures paliatives totalement inadaptées et financées par l'impôt:
     - Aider les personnes dépourvues ou à la recherche d'un emploi(RMI,préretraite...),ou leur proposer des emplois improductifs (TUC,Emplois jeunes...).
     - Compliquer inutilement les formalités administratives,comptables et fiscales imposées aux entreprises et aux particuliers afin de créer ainsi un tissu administratif pléthorique pour administrer ces mesures et les contrôler.
     - Compliquer à l'extrême les étages administratifs:Commune,Canton,Département,Région,Etat,Continent...Pour multiplier les démarches administratives et créer ainsi des emplois improductifs 
     Toute simplification administrative tentée pour alléger les charges entraine alors,par crainte du chômage,des réticences sociales extrêmement violentes.
     - La mécanisation du tri postala entraîné une série de grèves dans le service des Postes.
     -La simplification de la perception de la redevance de Télévision a dù être imposée de force malgré l'opposition des syndicats.
     - La réorganisation du réseau des bureaux de postes a été quasiment abondonnée en élargissant les services de cette administration,et en lui attribuant un rôle bancaire étrange.
     - Et que dire de l'impossibilité de restructurer les réseaux hospitalier et judiciaire en fonction des besoins réels.
     - Et j'en passe...
     Tous les gouvernements s'y sont cassé les dents.Et le pourcentage des prélèvements par rapport au PIB augmentent...Et le déficit budgétaire s'envole...
     L'Administration exerce son effet sur l'économie sous 4 formes distinctes:
     1) Action qui aboutit à des prestation ou des produits vendus aux utilisateurs (SNCF,Métro,Bus,Postes...)
     2) Action qui aboutit à des prestations ou des services utilisés par l'ensemble de la population,mais gratuits (Routes,Enseignement,Police,Justice...)
     3) Action indispensable à l'administration et à la défense du territoire ( Armée,Etat-Civil,Espaces Publics,Routes,Voies fluviales...)
     4) Actions sociales diverses (Aides aux personnes privées d'emploi,Logements aidés,Santé Publique...)
     Cas 1) L'Etat remplit le rôle et se comporte en quelque sorte comme une entreprise marchande,il s'insère dans le tissu industriel avec trois grands avantages:
     Pas de travailleur fluide.
     Pas de traitement du chômage
     Pas de profit (Plus-Value) sur le travail.
     Cas 2) Les prestations de l'Etat sont vendues aux utilisateurs qui les payent par l'impôt.On peut donc dire que cette action s'insère également dans le tissu industriel avec les trois mêmes avantages que dans le cas 1)
     Cas 3) Il s'agit des fonctions essentielles de l'Etat queles citoyens doiuvent payer par l'impôt.
     Cas 4) C'est véritablement le cas qui doit être examiné avec le plus grand soin,tant dans ses implications humanitaires que dans ses implications économiques.
     La solidarité nationale avec nos concitoyens doit,bien entendu,s'exercer intégralement lorsqu'il s'agit de venir en aide à des cas sociaux très difficiles et à des deficiences médicales avérées.De ce point de vue,on ne doit admettre aucune réticence quels qu'en soient les inconvénients économiques.
     Il n'en va pas de même des personnes privées ou à la recherche d'emploi,aidées sans produire de marchandise ,ou des dispositions adoptées pour employer des personnes sans emploi,à des occupations improductivesou superflues,rétribuées par l'impôt.
      Cette situation s'est progressivement établie par l'incurie des différents gouvernements quyi se sont succédés.Les bénéficiaires  de ces dispositions peuvent d'ailleurs faire partie de la population captive (C) ou fluide (fl).Le raisonnement est très simple,il est identoque à celui fait pour l'assurance chômage.
     Ma fraction d'impôt qui est consacrée à ce dernier poste est évidemment prélevée sur les salaires qui constituent le revenu des travailleurs.Elle prive le Travailleur de la possibilité de consommer la part correspondante de marchandises qu'il a élaborées.
     L'allocataire de l'aide,ou bien n'effectue aucun travail,donc ne produit aucune marchandise,ou bien effectue un travail qui ne produit aucune marchandise.L'allocation que ces personnes perçoivent leur permet de consommer les marchandises que les travailleurs productifs ne peuvent consommer du fait de l'impôt.
     Si l'allocataire est captif (C),il y a appauvrissement du travailleur,et faible revenu de l'allocataire.
     Si l'allocataire est fluide (fl),il y a appauvrissement du travailleur,faible revenu de l'allocataire,et création de chômage.
     Dans tous les cas,l'existance d'une population de travailleurs privés d'emploi,aidés par l'assurance chômage,ou par l'aide de l'Etat,et d'une population payée par l'Etat et affectée à des travaux improductifs,entraîne un appauvrissement des travailleurs.Les personnes aidées le sont évidemment ,à un niveau très fauble,afin d'appauvrir le moins possible,les travailleurs,c'est à dire à un niveau proche du "panier familial"pauperiste.
     Au fur et à mesure que le nombre d'allocataires augmente,la situation des travailleurs se déteriore.Alors que les allocataires en nombre grandissant,végètent avec le "panier familial",les travailleurs voient leur niveau de rétribution disponible décroître progressivement vers ce même "panier familial".
     L'ensemble de la population est en ROUTE VERS LE PAUPERISME,un pauperisme social,avec 2 classes,comme le paupérisme bourgeois,les PROLETAIRES et les ASSISTES,mais sans lutte des classes,chaque citoyen pourra faire partie alternativement ,d'une des classes,puis de l'autre,et même dans certains cas,des deux à la fois.
     Par manque de pouvoir d'achat,les travailleurs se trouvent dépossédés des marchandises qu'ils élaborent.Les entrepreneurs cherchent alors des débouchés à l'exportation.Ils s'orientent de ce fait vers des produits sophistiqués (TGV,Airbus...)à forte "valeur ajoutée",qui échappent désormais totalement à la consommation des travailleurs et des assistés qui se retrouvent ainsi placés dans les conditions de production paupéristes.
     Pour faire baisser son coùt,le "panier familial" commun se remplit alors progressivement avec des importations massives de "camelote asiatique".

     Devant cette situation,la population laborieuse se trouve désemparée.Si elle ne comprend pas bien les causes et les mécanismes de ce déclin,elle en perçoit parfaitement les effets.Si trouver un emploi est si difficile,alors pourquoi se fatiguer? Travailler ou ne rien faire procure le même revenu.Les entreprises diparaissent,l'avenir s'assombrit,la jeunesse choisit la solution de facilité:elle entre dans l'Administration,ou part travailler à l'étranger,là où "L'herbe est plus verte".

     V) LES VECTEURS DE L'EVASION MONETAIRE.
     Pour bien faire comprendre le mécanisme qui déclanche,entretien et accélère le déclin économique de notre pays,nous avons conceptualisé un Marché avec des marchandises et des travailleurs.Les clients de ce marché étant les travailleurs eux-mêmes.Dans la réalité,si le mécanisme s'assimile à celui ainsi décrit,la complexité des situations et l'opacité des structures fait qu'il est très difficile de distinguer,dans tout le tissu des échanges économiques et financiers,ce qui relève des transactions normales et ce qui relève des transactions sur flux monétaire.
     Le fil d'Ariane de l'analyse est le suivant:
     Une action industrielle se traduit finalement par une opération commerciale au cours de laquelle les composants de la marchandise (FT+MP+PV) se transforment en masse monétaire.Cette masse monétaire permet à l'industriel de reconstituer les composants de sa marchandise (FT+MP) et de dégager son profit (PV).
     Cette opération est normale et fait partie de notre système industriel et commercial.Ni la marchandise,ni ses composants ne quittent le sol national.Si certains composants ,par exemple les matières premières ou la Force de Travail,s'échappent du sol national,le problème se complique du fait que l'achat ou la vente peuvent donner lieu à un enrichissement (ou un appauvrissement) sans cause résultant de la disparité des taux de change.
     C'est l'examen de ces enrichissements sans cause qui va servir de fil conducteur à cette recherche des vecteurs de l'évasion fiduciaire.
     Il ne faut jamais perdre de vue que le moteur général d'une action,surtout industrielle,est la recherche du Profit.Dans notre système libéral,on estime généralement  que le MARCHE,aidé par une législation adéquate (Code du travail,,règles de la concurrenrrence,limitation de la position dominante,interdiction de vente à perte etc...),régule automatiquement l'importance du profit que l'on peut retirer d'une réalisation industrielle.Ceci est valable pour les opérations"normales.
     Il n'en va pas de même pour les opérations qui procurent un enrichissement sans cause.Dans ce secteyr,c'est la loi de la jungle,et le reigne des réseaux.
     a) Système normal.
     L'opération simple du travailleur fluide (fl) qui travaille en France et dépense la rétribution de sa Force de Travail dans son pays à monnaie faible,se déroule très simplement.Le flux fiduciaire,conforme à la légalité,est assuré par le système bancaire.
     Dans cette catégorie il faut citer:
     - Le travailleur légal dont la famille est restée dans son pays d'origine.
     - Le travailleur légal dont la famille a été regroupée ,et qui investit la part disponible de son salaire dans son pays d'origine.
     - Les retraités et pensionnés divers qui perçoivent leur retraite et pension en France et résident à l'étranger.
     Cette masse monétaire dont le pouvoir d'achat s'accroît du seul fait de son déplacement,n'a pastardé à attirer la convoitise d'organisations d'une toute autre envergure.
     Dans son principe,l'opération se scinde en deux parties distinctes:
     1) Collecte et concentration des fonds sur le territoire français.
     2) Transfert des fonds vers des pays à taux de change favorable.
     C'est bien entendu la collecte des fonds en vue de leur transfert,qui est la cause de notre appauvrissement.Les techniques de transfert qui sont souvent parfaitement licites,n'ont plus aucune influence sur notre situation économique.C'est pourquoi nous ne traiterons pas ici de ce problème,vu l'abondance d'ouvrages consacrés à ce sujet?Nous ne traiterons que la partie collecte et concentration des fonds.
     b) Organisation industrielle des travailleurs fluides.
     Il faut bien comprendre que l'opération qui consiste à choisir un lieu d'arrivée en fonction du but poursuivi,obtenir les visas  et les papiers administratifs,organiser son voyage en traversant parfois des contrées hostiles et dangereuses dont on ne connait pas la langue et dont on ne possède pas la monnaie,arriver enfin dans l'Eldorado rèvé,sans argent,sans en connaitre la langue,y chercher un emploi et un logement,pose des problèmes qui en rebuteraient plus d'un.
     C'est pourquoi,avec le temps,il s'est mis en place une sorte de réseau comparable à celui des tours opérators ou agences de voyages qui fournissent le package clé en mains:recherche du pays d'arrivée,voyage,papiers,travail,logement.Tout est prévu,tout est compris.Le paiement se fait moyennant un apport initial relativement modique,et le reste à crédit.L'organisation se charge de tout,même des papiers plus ou moins authentiques.Le gage?Les biens de la famille restée au pays et la parole de l'impétrant.Le remboursement du crédit?IL se fait par un prélèvement plus ou moins important sur le salaire du travailleur fluide,par un loyer exorbitant pour le loyer fourni et obligatoirement accepté chez les marchands de sommeil etc...Ces conditions sont acceptées par le travailleur,et tout le monde est satisfait.Il peut même épargner sur la part de salaire qui lui reste et envoyer cette épargne au pays.
     Au bout d'un certain temps,le travailleur fluide a remboursé son crédit et rétribué les différents intervenants.Il peut alorsse prendre en main et augmenter les sommes qu'il envoie à sa famille.Tout le monde est satisfait,la demande est de plus en plus forte et devient clandestine par une certaine saturation des pays d'arrivée.Les emplois proposés peuvent être :un travail,pas forcement clandestin,des chaines de petits commerces,de restaurants,d'artisanat,parfaitements légaux et gérés par l'organisation.C'est une sorte d'esclavage moderne.Les fonds ainsi collectés sont blanchis et exportés vers le pays à monnaie faible.
     c) La prostitution et la drogue
     Le fonctionnement est analogue à celui décrit plus haut.Nous ne le décrirons pas pour ne pas alourdir cet exposé,mais nous classerons ces deux éléments dans le "système occulte"
     Si le système "normal" et le système de l'organisation des travailleurs fluides (fl) peuvent être quantifiés,les systèmes occultes donnent lieu à des montants inconnus qui ne peuvent qu'être évalués.Bien sùr,latotalité des fonds des quatre catégories citées ci-dessus ne doit pas dépasser le seuil déclanchant de 3% évoqué plus haut.
     Il faut insister sur le fait que les sommes dépensées pour la drogue ou pour payer les prostituées sont,bien entendu,prélevées sur le salaire des "clients",donc soustraites au circuit des marchandises lorsque ces sommes sont exportées.De ce fait,elles constituent une évasion partielle du salaire,une fluidité partielle (fl partiel) indirecte du consommateur de la drogue ou de la prostitution.   
        
  
                      

        
                         
                          

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7 décembre 2007 5 07 /12 /décembre /2007 11:05



                                                                             LE DECLIN ECONOMIQUE
                                                      causes et remedes          
                                                                        par h.borentain 


                             3ème PARTIE
                  LES CAUSES DU DECLIN

                         A-  DEFINITIONS

     1-LES SYSTEMRS ECONOMIQUES.

      La connaissance des fondements économiques de l'économie conditionne sa compréhension.L'économie productive de nos sociétés industrielles s'exerce selon 2 systèmes:
     a) Le système paupériste
     b) Le système fordien.
     1- LE SYSTEME PAUPERISTE
     Dans le système Paupériste,le Travailleur(ou Prolétaire) vend à l'Entrepreneur(ou Capitaliste) ,sa Force de Travail,à son prix de reproduction.
     L'Entrepreneur met en oeuvre cette force de travail pour produire le Travail,qui,à l'aide de machines,et dans des usines,transforme la matière première en Marchandises qu'il ne consomme pas (à l'exception de celles destinées à la reproduction de sa Force de Travail).Elles sont destinées à la consommation des bourgeois et des capitalistes.
     Le coût de la Force de Travail (ou Salaire) est le coût des denrées nécessaires à sa reproduction,c'est à dire le coût de la nourriture,du logement,des vêtements du Travailleur et de sa famille,et le coût de formation de ses enfants qui le remplaceront lorsqu'il ne sera plus en état de travailler.Ces denrées sont regroupées sous le vocable de "Panier Familial"
     La différence entre la valeur du Travail ,et le coût du Panier Familial représente la Plus-Value que s'approprie le Capitaliste.
     L'affrontement pour la possession de cette Plus-Value représente le premier volet de la lutte des classes.
     L'abaissement du prix des produits entrant dans le Panier Familial,appelées "Produits de première nécessité" permet de diminuer le coût de la Force de Travail et donc d'augmenter  la Plus -Value.
     Il se crée ainsi une catégorie de produits dont le coût est drastiquement abaissé(blé,lait,logements HLM...) payés par le Salaire et destinés à l'usage des Travailleurs,et une catégorie de produits de Luxe déstinés aux Capitalistes,et payés par la Plus-Value.
     "Les produits de première nécessité pour les Travailleurs,les produits de Luxe pour les Capitalistes".La division de la société en 2 classes se fait par la nature de la Marchandise.
     L'axès aux Produits de Luxe, par les Travailleurs,constitue le 2ème volet de la lutte des classes.
     Le système Paupériste a connu son apogée  sous le Second Empire.Il aété théorisé par Karl Marx  dans son monumental ouvrage "Le Capital". 

     II) LE SYSTEME FORDIEN.
     La concentration des moyens de production inhérente à l'évolution du Capitalisme a conduit,notemment aux USA ,a la fabrication en grande quantité,de produits industrialisés standards,inadaptés aux besoins des Capitalistes,etque que le salaire paupériste des travailleurs ne leur permettait pas d'acquérir.La surproduction a entraîné la grande crise de 1929 dénouée par le New-Deal et le système économique Fordien symbolisé par les usines automobiles Ford dans lesquelles "les ouvriers roulent dans les automobiles qu'ils fabriquent."
     Dans le système Fordien,les travailleurs fabriquent  industriellement et en grande quantité,des produits standards qu'ils consomment.
     Le Travailleur devient un agent économique à part entière puisqu'il DOIT consommer sa production.L'équilibre du système est à ce prix.Le système Fordien établit un "Contrat Economique" analogue au Contrat Social de J.J.Rousseau.Le salaire permet au Travailleur de reproduire sa Force de Travail ET de consommer les marchandises qi'il élabore.Il revêt ainsi,un caractère économique et social qui doit impérativement être rèspecté pour assurer la pérénité du système Fordien.C'est la Société de Production et de Consommation de Masse.
     Le Profit (ou Bénéfice )se réalise par prélèvement sur la production et rétribue l'immobilisation du  Capital, et éventuellement la valeur intelligencielle du process de fabrication du produit.Le Profit Fordien se substitue à la Plus-Value Paupériste.
     Dans le système Paupériste,le Travailleur est un esclave au service du Capitaliste.Dans le système Fordien,c'est un élément économique essentiel de la société .
     Il convient de signaler que les activités n'aboutissent pas toutes à l'élaboration de marchandises industrielles ,ce qui pose le problème de leur rôle économique,et de la rétribution des travailleurs qui s'y livrent.
     Malgré toute son habileté,Karl Marx n'a pas pu délier correctement cette difficulté,il n'a pas pu insérer le travail des domestiques ou des comédiens,par exemple,dans sa théorie générale des Plus-Values.
     Nous allons soustraire ,pour l'instant,cette catégorie d'activité,à notre exposé,et nous donnerons plus loin notre façon de palier à cette difficulté,car son poids dans la production totale du pays devient considérable.

      II)  LES TAUX DE CHANGES.
     Le taux de change d'une monnaie  m1 dans monnaie m2, est la quantité d'unités monétaires qu'une unité monétaire d'une monnaie m1 peut acheter dans la monnaie m2.
     Si le taux de change de l'Euro en Dollars est de 1,5,1Euro peut acheter 1,5 Dollars.
     Dans les premiers temps,l'unité monétaire était représentée par un certain poids d'or.La quantité et la qualité de l'or étant garantis par le sceau frappé sur les faces de la monnaie.Les changes s'effectuaient par simple pesée.
      L'avènement de la monnaie-papier a virtualisé la référence à l'or,elle est devenue conventionnelle,les changes s'effectuant entre deux valeurs conventionnelles garanties par les Banques Centrales des Etats censées détenir les contrevaleurs dans leurs coffres.
     Mais les besoins en monnaie se sont considérablement accrus,et les Banques Centrales n'ont plus détenu les contreparties métalliques des monnaies en circulation.ces contreparties sont devenues virtuelles ,elles aussi.
     Débarrassés de toute contrainte,et pour des raisons politiques économiques industrielles...,les Etats ont commencé à manipuler la référence à l'or Des disparités sont alors apparues,qui ont modifié le Prix de marchandises identiques ,selon le pays dans lequel elles étaient produites.
     Pour maintenir l'équité de leur marché intérieur,et protéger leurs industries nationales,chaque pays a mis en place un système de Droits de Douane adapté aux marchandises et à leur pays d'origine.Les marchandise locales et importées apparaissaient alors sur les marchés ,à des prix comparables pour respecter la loi de l'Offre et de la Demande.Dans certains cas,les Droits de Douane favorisaient même ,les productions locales.
     Les échanges commerciaux internationaux s'étant considérablement développés,ces règles, considérées comme de véritables freins au développement ont du être assouplies.C'est la Mondialisation.
     La disparité des monnaies,mise en évidence par la disparition des droits de douane,a déchaîné la virulence des spéculateurs qui ont finalement contraint les pays à abondonner la référence à l'Or ,au profit d'un "Flottement généralisé des monnaies"
     Les taux de changes (ou Parités) s'établissent alors selon des critères objectifs (valeur des marchandises ,niveaux de vie...) ou irrationnels(stabilité politique...)ou financiers (prix des matières premières...)La parité des monnaies s'établit désormais selon une sorte de loi de l'Offre et de la Demande contrainte, et permet d'établir quotidiennement une sorte de tableau général propice à toutes les spéculations,qui laisse les Etats désemparés et impuissants.
     DISTORSION DES TAUX DE CHANGE.
     a)Distorsion commerciale.
     Du fait de la mondialisation et de la disparition des droits de douane,un commerce équitable imposerait la mise sur le marché ,de produits identiques au même prix,quel que soit son pays de production et la monnaie dans laquelle ce prix est évalué.C'est la règle du Prix Unique
     Cette règle est évidemment inapplicable ,compte tenu des conditions géographiques climatiques,culturelles ,sociétales,de la présence ou non de matières premières ou de sources d'énergie...De ce fait ,la théorie de la rente,et des Coùuts comparatifs, favorise  la spécialisation de certains pays pour certaines productions.C'est tout l'intérét de la "mondialisation".
     Cependant,au delà de ces différences structurelles,la conversion des monnaies met en évidence de fortes disparités de prix entre des marchandises identiques selon les pays de production,et de la monnaie dans laquelle ces prix sont établis.Ces sur-disparités sont dues à la "Distosion des taux de change"qui fait apparaître des monnaies sous-valorisées ou "faibles" ,et des monnaies sur-valorisées ou "fortes".

     On appellera DISTORSION COMMERCIALE d'une monnaie m1 d'un pays (1),par rapport à la monnaie m2 d'un pays (2),le rapport du prix d'une marchandise M produite dans le pays (1) avec la monnaie m1,au prix de la même marchandise ,produite dans le pays (2) avec la monnaie m2 convertie en m1.
     Plus la distorsion commerciale est, forte,plus le prix d'une marchandise élaborée en (1) est élevé par rapport à celui de la même marchandise élaborée en (2).
                                  MF > Mf    (1)
     b) Distorsion existenciale.
     L'Histoire des nations montre une évolution générale vers un développement économique,mais les conditions climatiques,géographiques,politiques,culturelles...établissent de diparités entre les pays de la Terre,et des niveaux de développement différents entre les peuples.Dans chaque pays,le "Standard de vie" dépend du niveau d'activité et de la productivité du Travail,ce qui rend les comparaisons difficiles.On peut dire qu'un taux de change équitable devrait attribuer à une unité monétaire,un coefficient qui tiendrait compte du standard de vie  dans chaque pays,opération délicate,laissée à l'appréciation de chacun.Les nombreux touristes savent bien que le prix en Euros d'un séjour dans un Palace Thailandais ou Dominicain est très sensiblement inférieur à celui,en France, d'un hotel de même catégorie,et que des vacances en Egypte sont à la portée d'un Smicard.
     On appellera DISTORSION EXISTENCIALE d'une monnaie m1 d'un pays (1) par rapport à la monnaie m2 d'un pays (2) ,le rapport entre le prix du "panier familial"ou salaire dans le pays (1) en monnaie m1 ,au prix du "panier familial"analogue ,dans le pays (2) en monnaie m2 convertie en m1.
     Plus la distorsion existenciale est forte,plus le salaire en (1) est élevé par rapport au salaire en (2) 
                               SF > Sf    (2)
     Une monnaie sera dite forte F si sa distortion est élevée,et faible f dans le cas contraire . 
                        d > 1 Monnaie Forte
                        d = 1 Monnaie neutre
                        d < 1 Monnaie faible

     III) LES PAYS DU MONDE.LES ETALS D'UN MARCHE
     Les pays de la planète peuvent se comparer aux étals d'un vaste marché.Divisés en deux catégories,ils peuvent être regroupés dans deux secteurs de ce marché.
     -Le secteur à monnaie Forte.Les travailleurs y perçoivent un salaire Fort SF,et les marchandises y acquièrent une valeur Forte MF.
     -Le secteur à monnaie faible .Les travailleurs y perçoivent un salaire faible Sf et les marchandises y acquièrent une valeur faible Mf.
     Le schéma ci-dessous résume les dispositions de ce marché.Dans le secteur à monnaie Forte,une zône où l'on peut acheter ou vendre la Force de Travail,et une zône où l'on peut acheter ou vendre les marchandises.Dans le secteur à monnaie faible,une zône où l'on peut acheter la Force de Travail,et une zône où l'on peut acheter ou vendre les marchandises.


                               MARCHE

               
               I-----------I------------I-------------
               I             I               I Secteur à monnaie Forte
               I    SF     I     MF    I             
               I-----------I------------I--------------
               I             I               I Secteur à monnaie faible
               I    Sf      I     Mf     I        
               I-----------I------------I------------- 

     

                      SF > Sf      (1)
             MF > Mf    (2)
     Très largement issue du paupérisme,l'industrie françaisea véritablement amorcé sa révolution fordienne sous l'impulsion du Président Georges Pmpidou.Toutefois,les persistances archaiques restent très fortes.Du côté du patronat,le tissu industriel très disséminé sur le territoire,ne facilite pas la concentration des moyens de production,et les expériences récentes dans la métallurgie et les filatures,ne plaident pas en faveur de cette concentration.L'héritage  du paupérisme qui fait de l'industriel local,un petit potentat dans sa région,marque encore très fortement les esprits,et freine quelque peu l'émergence d'un prolétariat émancipé.
     Il n'est pas rare d'entendre un industriel provincial déclarer:"Mon entreprise fait travailler 200 personnes".en système fordien,cette déclaration est une absurdité.L'activité d'une entreprise n'existe que si celle-ci peut VENDRE sa production.Pour vendre sa production,elle doit trouver des clients,et ces clients sont les Travailleurs eux-mêmes.Mais les travailleurs ne peuvent ACHETER que s'ils perçoivent un salaire suffisant ,et s'ils sont en nombre suffisant.
     L'entreprise n'existe que si les travailleurs existent en tant que producteurs ET en tant que consommateurs 
     Pour créér des emplois,l'entreprise doit créér des emplois et les rémunérer correctement.
     Si les travailleurs dépendent de l'entreprise,l'entreprise dépend tout autant des travailleurs.
     Du côté des syndicats ouvriers,la persistance du concept marxiste de la "lutte des classes",conforté d'ailleurs par l'attitude du patronat,entrave la prise de conscience du nouveau rôle des travailleurs dans la société.
     Malgré ces objections,nous considérerons que la France fait partie des pays d'économie fordienne ,et nous analyserons donc le cas de notre pays excusivement sous cette hypothèse.

          IV) LES POPULATIONS.
     D'une façon générale,la population d'un pays y réside,y vit,y travaille,et y consomme ,celà pour des raisons géographiques,familiales,culturelles,linguistiques,affectives...,cela est vrai,que ce pays soit situé dans le secteur Fort ou qu'il soit situé dans le secteur faible.Par la suite cette population sera dite Captive (C).On distinguera éventuellement la population captive Forte (CF) et la population captive faible (Cf).

     Une grande partie de la population mondiale se libère maintenant de ces contraintes nationales.Cette attitude se trouve favorisée par l'extrême labilité des moyens de transport,la perméabilité des frontières,l'existance de filières de passeurs,et surtout par l'attrait pécuniaire qu'exercent certains pays à monnaie faible ,pour la villégiature des touristes,ou certains pays à monnaie Forte pour l'emploi des travailleurs issus des pays à monnaie faible.
     Cette population sera dite fluide (fl)
     Dans la réalité,les conditions de vie moderne font que la population captive absolue (C) n'existe pas,chaque citoyen français qui passe ses vacances dans un pays de la zône à monnaie faible devient fluide pour cette fraction de sa consommation.De même,un travailleur fluide (fl) ,originaire d'un pays à monnaie faible,qui travaille dans un pays à monnaie Forte,doit,par la force des choses,y effectuer quelques consommations,ne serait-ce que pour sa nourriture et son logement.De ce fait ,et pour cette fraction de sa consommation,il se comporte comme un travailleur captif.
     Travailleurs captifs (C) et travailleurs fluides (fl) deviennent donc des abstractions quasi mathématiques qui seront désormais utilisées ici.De même ,d'ailleurs que pour la classification des pays ,nous utiliserons des abstractions:
           Pays à monnaie Forte  (F)
           Pays à monnaie faible  (f)
     Le lecteur se familiarisera aisément avec ces conventions.

     Voilà! Le décor est planté,les personnages sont sur le plateau,on frappeles trois coups,le rideau se lève.Silence,calez-vous dans votre fauteuil,ouvrez les yeux et les oreilles! La Tragédie commence. 

    

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