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6 février 2008 3 06 /02 /février /2008 00:36

PAUPERISME ET TAUX DE CHANGES.

5ème PARTIE

LES MECANISMES PAUPERISTES

I) MARCHANDISES et ARGENT.RICHESSES et CONSOMMATION.

Ia) MARCHANDISES ET ARGENT.

Dans les premiers temps,les échanges de marchandises s’opéraient par le TROC.

Une quantité q1 de marchandises M1 étaient échangée contre une quantité q2 de marchandises M2,de telle sorte que la valeur q1 x M1 = q2 x M2.Les valeurs relatives de M1 et de M2 étaient déterminées selon l’appréciation des échangeurs,généralement par la quantité de Travail nécessaire à leur élaboration.

 

L’échange se fait alors,de la façon sivante:

L’entrepreneur E1 veut échanger avec l’entrepreneur M2,q1 marchandises M1,contre q2 marchandises M2.

PHASE 1): L’entrepreneur E1 échange ses marchandises q1xM1 contre leur contrevaleur monétaire A.

PHASE 2): L’entrepreneur E2 fournit à l’entrepreneur E1,les marchandises q2xM2 en échange de leur contrepartie monétaire A.

PHASE 3): L’entrepreneur E2 la contrepartie monétaire A contre les marchandises q1xM1.

A la fin de ces opérations,les entrepreneurs E1 et E2 ont échangé leurs marchandises,et leur contrevaleur monétaire A est à nouveau disponible pour de nouvelles opérations.L’argent semble n’être qu’une sorte de lubrifiant nécessaire au fonctionnement des échanges.

Compte tenu de la quantité de transactions qui se réalisent simultanément,une certaine masse d’argent se trouve ainsi insérée dans l’économie pour faciliter les transactions.

La division du travail,et la multiplicité des marchandises utilisées,ont progressivement anéanti ce mode d’échanges et introduit une marchandise intermédiaire,universelle,inaltérable,et divisible à l’infini : l’OR,remlacée par la monnaie-papier,puis,maintenant,par la monnaie virtuelle.

 

C’est là tout le fondement de l’ECONOMIE DE LA MARCHANDISE.

Si après la première phase de l’échange,la masse monétaire est thésaurisée ou extraite de l’orbite des échanges,le circuit de la marchandise est stoppée.

Ib) RICHESSE ET CONSOMMATION.

La consommation d’une marchandise,c’est sa destruction.Nous distinguons la consommation productive et la consommation finale.

a) La consommation productive détruit la marchandise pour la transformer en une autre marchandise plus élaborée.De ce point de vue,la consommation du « Panier Familial »est une destruction productive ccar sa valeur se trouve incorporée dans la valeur de la marchandise élaborée.

b) La consommation finale .

Dans un système paupériste,la consommation finale ne concerne que les marchandises autres que celles incluses dans le « Panier Famlial »,que celles destinées aux capitalistes et acquises par une partie des Plus-Values.La partie des marchandises acquises par la Plus-Value et consacrée à l’investissement industriel pour alimenter la croissance fait partie de la consomation productive.

Il y a donc deux sortes de richesses:

- La RICHESSE PRODUCTIVE .La valeur de l’appareil de production,c’est la puissance industrielle

- La RICHESSE UTILISEE.La consommation finale et l’accumulation patrimoniale.C’est en quelque sorte la production de l’appareil productif.

Le système industriel paupériste peut être symbolisé par une sorte d’usine intégrée qui produit des marchandises de luxe destinées aux propriétaires.

II) LES COMPORTEMENTS.LEURS EFFETS.

A) LES TRAVAILLEURS.

a) Les motivations.

Un Travailleur captif (TC) travaille et consomme dans son pays.Il perçoit un salaire qui lui permet de reproduire sa Force de Travail

Un Travailleur fluide (Tfl) pénetre sur le marché que nous reproduisons ci-dessous.

MARCHE

I------I------I------I------

I SF I MF I PV I zône à monnaie Forte

I------I------I------I------

I Sf I Mf I I zône à monnaie faible

I------I------I------I------

 

Cependant,en dissociant les diverses opérations qui aboutissent à l’échange,on confère à l’argent,une fonction nouvelle.Le fait de pouvoir échanger la marchandise q1xM1 contre sa contrevaleur monétaire A établit une équivalence entre ces valeurs.Fournir la Marchandise et recevoir l’Argent sont deux opérations strictement concomitantes.A tout mouvement d’argent,correspond un mouvement inverse de marchandise.Si vendre une marchandise implique la perception d’une somme d’argent,en quelque sorte,vendre de l’argent implique la perception d’une marchandise.SF > Sf (1)

 

Il se comporte d’une manière logique et raisonnable,il va vendre sa Force de Travail au meilleur prix possible,c’est-à-dire dans la zône à monnaie Forte (inégalité (1)).Muni de son Salaire,SF,il en tirera le meilleur parti en achetant les marchandises qu’il consomme,dans le secteur à monnaie faible,où leur prix est plus faible.(inégalité (2)).

Un exemple tiré de la réalité,illustrera notre propos.

Des travailleurs saisonniers polonais travaillent durant la cueillette dans une exploitation du Sud de la France.Ils perçoivent en trois mois,un balaire égal à celui qu’un professeur polonais perçoit en un an dans son pays.D’une façon générale,le pouvoir d’achat de ce salaire est cinq fois plus élevé en Pologne qu’en France,c’est-à-dire que les dépenses que ces travailleurs font en France,leur paraissent exorbitantes.Une place de cinéma,soit 7 euros,représente le salaire quotidien d’un professeur polonais.De leur propre aveu,ces travailleurs,nourris et logés dans l’exploitation dans laquelle ils travaillent,ne dépensent pas un centime en France.Une fois la cueillette terminée,ils s’en retournent,ils s’en retournent en Pologne où ils vivent dans l’oisiveté le reste de l’année,avec le niveau de vie d’un professeur.Au cours des ans,ils ont fait venir tous les habitants de leur village pour effectuer la cueillette des fruits en France.Ce sont des TRAVAILLEURS FLUIDES TOTAUX.

Le cas des travailleurs français qui passent leurs vacances en Thaïlande ou en République Dominicaine,où le pouvoir d’achat en prestations vacances de leur salaire est trois fois plus élevé qu’en France,ressort du même comportement de TRAVAILLEURS FLUIDES PARTIELS.

b) Les conséquences.

Rappelons que notre étude est faite dans l’hypothèse d’un pays paupériste à monnaie Forte.

Un travailleur fluide (Tfl) qui travaille dans le secteur à monnaie Forte perçoit un salaire qui lui permet d’acquerir les marchandises entrant dans le « Panier Familial ».Dans le circuit de la marchandise,le salaire n’est que la contrevaleur de ces marchandises élaborées par la production.

Dès lors que le Travailleur fluide (Tfl) soustrait son salaire monétaire à la consommation locale,cela implique que les marchandises correspondantes ne sont pas achetées,et elles s’accumulent.

Du fait même que le « Panier Familial » pauperiste est constitué de marchandises de première nécessité,le surplus généré par les travailleurs fluides peut être utilement redistribué aux organisations humanitaires (Restos du cœur,Armée du Salut,Soupe populaire…).

De ce point de vue,les Travailleurs fluides (Tfl) ne perturbent pas les équilibres économiques fondamentaux dans la mesure où leur nombre n’excède pas les besoins de l’économie.

Mais la distorsion des Taux de Changes multiplie le pouvoir d’achat du Salaire Fort (SF) dans les pays à monnaie faible,et accroit lattraction que les pays à monnaie Forte exercent sur les travailleurs issus des pays à monnaie faible proportionnellement à cette distorsion. La coexistance sur notre territoire de populations de Travailleurs fluides (Tfl) dont le pouvoir d’achat du salaire est plus important que celui des Travailleurs captifs (TC),fragilisant ces derniers danns leurs confrontations sociales avec le Patronat pour la défense de leur niveau de vie.

B) LES CAPITALISTES.

a) Les motivations.

Le Capitaliste met en œuvre la Force de Travail qu’il achète au Travailleur,pour produire le Travail.Sa rétribution est la différence de valeur entre le Travail et la Force de Travail,la Plus-Value (PV).

D’un point de vue strictement théorique,la Plus-Value se crée lors de la production,et se matérialise lors de la vente.La vente matérialise la Plus-Value,elle ne la crée pas.elle permet la reproduction des composants de la Marchandise,et dégage la Plus-Value.

Le Capitaliste utilise la Plus-Value,en partie pour sa consommation personnelle,et en partie pour l’investir dans son appareil productif.

De ce point de vue,on peut dire que le capital productif se constitue par l’accumulation d(une partie des Plus-Values.La Classe Ouvrière qui revendique la possession de la Plus-Value se croit fondée à réclamer la propriété des moyens de production,du Capital.

Le Capitaliste doit réaliser deux fonctions:

-Créer la Plus-Value.

-Utiliser la Plus-Value.

1°) Le Capitaliste captif (CC).Il crée la Plus-Value dans son pays,et la réalise par a vente de la marchandise dans son pays ou à l’exportation.Sa consommation personnelle et ses investissements se font dans son pays.

2°) Le Capitaliste fluide (Cfl).

Pour augmenter sa Plus-Value,il doit diminuer le coût de la Force de Travail.A cette fin,il utilisera la main d’œuvre dont le coût sera le plus faible,c’est-à-dire la production dans un pays à monnaie faible.

Il utilise la partie de la Plus-Value consacrée à sa consommation personnelle dans son pays de résidence,à l’exclusion des villégiatures de vacances,et la partie de la Plus-Value consacrée à l’investissement,nécessairement dans le pays où il utilise la main d’œuvre.

b) Conséquences.

1°) Le Capitaliste captif (CC) investit la partie de la Plus-Value dans son appareil productif.Il concentre son Capital et amorce ainsi la mutation vers la Société Fordienne.

2°)Le Capitaliste fluide (Cfl).

Il crée sa Plus-Value dans un pays à monnaie faible ,et à ce sujet,nous renvoyons à l’article qui montre que la partie de la production externalisée concerne les stades premiers de l’élaboration de la Marchandise.De ce fait,le pays à monnaie Forte se déprolétarise.Sa classe ouvrière disparait progressivement au profit d’une classe d’employés hyper-qualifiés qui effectue les phases ultimes de l’élaboration de la Marchandise,et d’une classe qui se consacre aux services.

Pour sa consommation personnelle,il se comporte comme un Capitaliste captif.

Pour ses investissements,,il consacre une partie de sa Plus-Value monétaire à l’investissement dans un appareil productif situé dans le pays dans lequel il réalise sa production.

En outre,et pour les mêmes raisons,,le Capitaliste fluide (Cfl) reproduit les éléments constitutifs de a Marchandise dans ces mêmes pays à monnaie faible,privant ainsi directement d’emploi les salariés locaux de son entreprise.

De ce fait,le Capitaliste captif se trouve cantonné à une activité de services,ou de production de produits destinés directement à l’utilisateur.

La société paupériste à monnaie Forte évolue vers un monde de Capitalistes et d’entreprises de services,avec une population hyper-qualifiée et peu nombreuse ,qui gère de loin les centres de production situés dans des pays à monnaie faible,et organise la commercialisation des marchandises.

 

MF > Mf (2)

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Published by H. - dans economie
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