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1 février 2008 5 01 /02 /février /2008 23:36


     

PAUPERISME ET TAUX DE CHANGES

2éme PARTIE

LE SYSTÈME PAUPERISTE

par H.Borentain.

 

 

 

Le PAUPERISME est un système économique dans lequel les trvailleurs élaborent des produits qu’ils ne consomment pas.Ces produits sont destinés à la consommation des bourgeois et des aristocrates.

Issu directement du servage,le système pauperiste a pris naissance avec les débuts de l’ère industrielle ,et s’est développé jusqu’à connaître son apogée dans la deuxième moitié du 19ème siècle,sous le régime de Napoleon III

Les écrivains populistes de cette époque ont parfaitement décrit la société française de leur temps.Ils ont insisté sur le contraste saisissant qui existait entre le sort de la population laborieuse ,vivant dans la misère,et le luxe insolent des classes aisées.

Emile ZOLA ,chef de file incontesté de ce courant litteraire s’est particulièrement attaché,dans sa saga »Les Rougon-Macquard »,à mettre en évidence une société marquée par la coexistance d’une classe laborieuse extêmement pauvre,( L’assomoir , Germinal…),et d’une bourgeoisie(Nana,Pot-Bouille, Au Bonheur des Dames…) ,très aisée ,vivant dans les grands appartements haussmanniens somptueusement meublés,roulant carrosse,et fréquentant les cafés les restaurants ,les salons et les théatres(Offenbach )construits avec goùt par les plus grands architectes de l’époque (Opéra Garnier,Grand Palais,Opera Comique, Remodelage Haussmannien de la Capitale…).

La théorie du fonctionnement de ce système économique a été entièrement analysée par Karl Marx dans son monumental ouvrage, »LE CAPITAL ».

Selon cette théorie,les intervenants de la société industrielle sont partagés en deux classes sociales :

Les PROLETAIRES qui vendent leur FORCE DE TRAVAIL (FT) aux détenteurs des moyens de production.Le prix de cette transaction est le salaire paupériste (S).

Les CAPITALISTES ,possesseurs des moyens de production, qui achètent leur Force de Trvail aux prolétaires et la mettent en œuvre.

LA FORCE DE TRAVAIL PAUPERISTE (FT)

 

L’utilisation de la force de travail produit le TRAVAIL qui,incorporé aux matières premières ,dans des USINES ,à l’aide de machines ,produit la MARCHANDISE.

Le Capitaliste achète au Prolétaire,sa force de travail.Il la paie à sa valeur de reproduction,c’est à dire ,à la valeur des marchandises nécéssaires pour maintenir le Prolétaire apte à effectuer son travail : Nourriture, Logement, Habillement , Entretien de sa famille pour lui permettre de former ses enfants à effectuer le même travail que lui lorsqu’il ne sera plus en état de travailler Le prix que le Capitaliste paie au Prolétaire est le SALAIRE. La valeur du travail incorporé à la Marchandise ,est superieure au Salaire.La différence ,la PLUS-VALUE ,est réalisée lors de la vente de la Marchandise .Son montant dépend du marché,de l’offre et de la demande.

Dans la théorie marxiste,la détermination du montant de la plus-value présente quelques difficultés qui ne sont pas levées de manière satisfaisante.La discussion de ces difficultés n’étant pas l’objet de cet ouvrage, nous appellerons cette différence le PROFIT que s’approprie le Capitaliste.

C’est cette différence subtile entre la valeur de la Force de travail,et la valeur du Travail qui constitue l’épine dorsale de la théorie de Karl Marx. Les Marxistes estiment que cette Plus-value appartient au Prolétaire, et non au Capitaliste.Le premier volet de la LUTTE DES CLASSES oppose la classe prolétarienne à la classe capitaliste pour la possession de cette plus-value.

Dans le système paupériste,les travailleurs se trouvent disjoints de la commercialisation et de la consommation des marchandises qu’ils élaborent.De ce fait,ils subissent de plein fouet ,les effets conjugués de la pression du marché et de la recherche légitime du profit maximum par les capitalistes.

La pression du marché fait baisser le prix des produits .Pour conserver son profit,,le Capitaliste fait pression sur le coùt de production.

La baisse des coùts de production se concrétise soit par l’augmentation de la productivité,soit par la baisse du coùt de la force de travail.

Baisser le coùts de la force de travail conduit à faire pression sur le niveau de vie des travailleurs et à faire baisser le prix des produits qu’ils consomment

La baisse du niveau de vie des travailleurs ramene progressivement sa consommation à un niveau de vie et à un pannel de produits minimum: « LE PANIER FAMILIAL ». La baisse du prix des produits entrant dans le « panier familial »se réalise grâce à des mesures dites sociales :

-Baisse du taux de TVA de ces produits.

-Reglementation du prix de ces produits(produits de base tel que lait ,farine etc…loyers…).

-Subventions nationales ou européennes aux entreprises élaborant ces produits.

-En baissant le prix des denrées et prestations dites »de première necessité « ,on baisse le coùt de la force de travail et on augmente ainsi le profit des entrepreneurs,ou on baisse le prix des marchandises pour résister à la concurrence étrangère .

La baisse des coùts peut aussi s’obtenir par des mesures industrielles comme :

-Standardisation et fabrication industrielle de masse .

Obtention des matières premières au mailleur prix.

 

LES MARCHANDISES PAUPERISTES (MP)

a)Les marchandises paupéristes,leur nature.

Comme nous l’avons vu,les sociétés strictement paupéristes partagent leur population en deux classes,les TRAVAILLEURS qui élaborent les produits consommés par les CAPITALISTES.

Bien sùr,les prolétaires élaborent aussi les produits nécéssaires à leur propre consommation,à la reproduction de leur force de travail,mais ces produits de base dits »de première nécéssité » sont fabriqués au moindre coùt et en grande quantité ,c’est le « panier familial »,c’est un mal nécéssaire.

Un exemple déplorable de ce type de produits : les énormes ensembles immobiliers HLM des cités,destinés au logement des prolétaires,qui défigurent les paysages des banlieues et déstructurent les populations qui y habitent.

Les produits destinés aux capitalistes sont généralement assez luxueux ,et dans l’ensemble,de bonne qualité.

Il se crée alors deux catégories de produits:les produits « de première nécéssité »,destinés aux travailleurs,et payés par le salaire paupériste,et les produits « de luxe »,destinés aux capitalistes et aux bourgeois,et payés par la plus-value.La fracture sociale s’instaure par la nature des marchandises consommées.La destruction de cette barrière constitue le deuxième volet de la LUTTE DES CLASSES.

b ) Les produits pauperistes, leur coùt.

Nous venons d’énoncer le principe fondateur de la théorie marxiste,C’est le SURPLUS de production par rapport au « panier familial »,qui constitue le fondement de la « plus-value »,La contre valeur monétaire de ce surplus, son MONTANT, est realisé lors de la transaction,ce qui fonde les théories mercantilistes de Ricardo,et Adam Smith,mais sa consistance est indépendante du marché,et se crée lors de la production.

Dans ces conditions nous utiliserons les vocables PRIX,COUT,VALEUR, pour désigner la même entité dans ses différentes fonctions,dans le but de clarifier notre propos,et en évitant ,si possible ,d’évoquer la contre partie monétaire de cette entité.

Le PRIX PAUPERISTE (M),est alors obtenu par la somme des valeurs suivantes :

-Prix du « panier familial ».

-Prix des « plus-values »

-Amortissement et usure des machines.

-Amortissement des locaux,usines et bureaux,et leur entretien.

-Auxquels il convient d’ajouter le prix des éléments nécéssaires à la commercialisation et au transport des marchandises.

-Et pour être complet ,il faut aussi ajouter les impôts et taxes dont l’incidence très importante ,fera l’objet d’une étude séparée .L’importance de la plus value dépend de la productivité du travail industriel,et du prix du panier familial.

Enfin,pour être clair,les principes de libre concurrence de l’économie libérale,les règles du marché,et la loi de l’offre et de la demande ,conduisent à ramener la plus-value à une valeur standard égale à un pourcentage jugé raisonnable du prix total de la marchandise .Ce pourcentage est général pour toutes les activités ,dans un même pays et à une même époque,il est régulé automatiquement par la loi de l’offre et de la demande.

La théorie marxiste est caractéristique de son époque et en a les faiblesses :

-Elle ne considère que la production marchande matérielle.

-Elle scinde la société industrielle en deux classes disjointes,les prolétaires-producteurs et les capitalistes consommateurs.

-Elle n’a pas anticipé les conséquences de la concentration du capital productif industriel.

Nous pouvons écrire:

Salaire (S)+ Plus-Value (PV) + Matières Premières (MP) +

Usure des Machines (UM) ß -à Marchandise (M)

 

(S) +(PV) + (MP) + (UM) ß à (M)

Phase I) (S) + (PV) + (MP) + (UM) --à (M)

L’addition des valeurs du salaire paupériste,de la plus-value,des matières premières,et de l’usure des machines et des bâtiments,constitue la valeur de la marchandise.

La Force de Travail,payée par le salaire paupériste prduit le travail qui modifie les matières premières pour produire la Marchandise.

Phase II) (M) --à (( (S) + (MP) + (UM) )) + (PV)

La vente de la marchandise,c’est-à-dire son échange contre une masse monétaire,contre valeur de sa valeur,permet la reproduction de la force de travail,c’est-à-dire les produits entrant dans le Panier Familial,des matières premières,de l’usure des machines,et dégage la plus value,c’est-à-dire les marchandises consommées par le capitaliste,et l’investissement en Capital.

A chaque rotation de la marchandise,l’accumulation du Capital augmente la productivité du travail.C’est la CROISSANCE.

En système strictement paupériste,l’augmentation de la valeur des marchandises prodites,c’est-à-dire la Croissance,se reporte entièrement sur la Plus-Value.

Lorsque la reproduction de la force de travail,des matières premières et de l’usure des machines s’effectue dans un pays étranger,à bas coût de main d’œuvre,par exemple,c’est la DELOCALISATION.Elle réduit directement la main d’œuvre française au chômage.

Lorsque la plus value s’investit dans un pays étranger,c’est l’EXTERNALISATION,dont nous étudierons plus loin les implications économiques.

 

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Published by H. - dans economie
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