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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 14:59

CONSOMMATION…CONSOMMATION .bis

Par H.Borentain.

 

L’article précédent,CONSOMMATION.CONSOMMATION,est loin d’avoir épuisé le sujet.

L’implication des prélèvements sociaux et fiscaux sur la consommation des salariés présente une complexité qui dépasse les limites de cet article et ne ferait que compliquer inutilement notren exposé.

Par ailleurs,la notion de consommation métamorphosique demande quelques éclaircissements complémentaires.

A chaque stade de son élaboration,une marchandise quelconque subit un certain nombre de consommations métamorphosiques.A chacune d’elles,l’entrepreneur perçoit un prix supérieur au coût de reproduction des éléments constitutifs du produit partiellement élaboré.La différence représente le profit intermédiaire en système fordien,ou la plus-value partielle,en système paupériste.

.Le producteur de coton vend sa production au filateur

.Le filateur vend sa toile au fabricant de chemises.

.Le fabricant de chemises vend ses chemises au détenteur de la Marque qui y appose ses finitions.

.La Marque vend ses chemises au client
.A chaque stade,la vente dégage un profit ou une plus-value partielle.Du point de vue strictement économique,le cumul de ces plus-values partielles constitue la plus-value que recèle la marchandise à son stade ultime.

Du point de vue fiscal,le salaire est considéré comme le profit que le salarié tire de son travail,de ce fait,il fait partie de la valeur ajoutée ,autre avatar du profit.

Au stade ultime,les marchandises peuvent être consommées par la plus-value ou le profit,en consommation finale ou en accumulation patrimoniale,ou capitalistique;leur destruction métamorphosique,en entrant dans la consommation du Salarié,les maintiennent dans le cycle de la production.

Le seul problème qui se pose alors,est de savoir quelle est la part de ces marchandises consommées par le Salarié,strictement nécessaires à la reproduction de la Force de Travail,le reste se confondant alors avec la consommation finale des Plus-Values.

Le salaire fordien recèle donc une partie de la plus-value.C’est une réponse au premier volet de la Lutte des Classes,qui attribue au Salarié une partie de la plus-value.

La nature et du nombre de consommateurs de la plus-value salariale définit la nature et le nombre de marchandises dévolues à cette partie de la plus-value.C’est une réponse au deuxième volet de la Lutte des Classes.

Le système paupériste et le système fordien ne s’excluent nullement l’un l’autre,mais constituent les deux pôles extrêmes de la société industrielle.

Chaque entité nationale se situe entre ces deux pôles,plus ou moins forienne,plus ou moins paupériste,selon les choix politiques effectués par sa population que l’on suppose qualifiée et correctement instruite.

La possession de la Connaissance,et sa rétention ou sa divulgation,font partie des moyens de la domination de la classe dominante.

H.B.

 

 

 

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Published by H. - dans economie
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