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22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 13:00

LE DECLIN ECONOMIQUE 8.

Causes et remèdes

Par H.Borentain.

8ème PARTIE

EVOLUTION PREVISIONNELLE DE NOTRE SOCIETE.

 

TOUTE SOCIETE EST STRUCTUREE EN GROUPES SOCIAUX DONT LES INTERETS S’OPPOSENT. LA VIE SOCIALE IMPLIQUE LEUR COMPLEMENTARITE ET LEUR ANTAGONISME ,LEUR LUTTE QUI ENGENDRE DES TRANSFORMATIONS PROGRESSIVES OU BRUTALES. IL N’Y A DONC PAS DE FORME SOCIALE UNIVERSELLE. LE CAPITALISME QUI CORRESPOND A UNE PERIODE DE L’HISTOIRE ,EST VOUE A LA DISPARITION. IL N’EST PAS LA FORME ACHEVEE DE TOUTE SOCIETE.

 

Karl Marx.

 

 

 

 

 

 

La citation en exergue résume parfaitement la théorie de la dialectique historique. Elle appelle quelques réflexions.

Contrairement au concept scientifique béat qui nous fait croire que l’évolution d’une société se fait automatiquement dans le sens du progrès,la résolution de ses contradictions n’est nullement univoque.. Le sens de l’évolution d’une société n’est pas prédéterminé,il dépend de l’intelligence,de la conviction,et de la combativité des groupes sociaux qui la composent. L’histoire nous montre que les régressions ont été nombreuses par le passé : l’Egypte des pharaons, la Grèce, Rome en sont de grands exemples. Ils ne sont pas les seuls,prenons y bien garde ! Il appartient aux philosophes et aux politiques de résoudre correctement les contradictions de notre société pour éviter précisement la régression qui nous menace.

Pour notre part,nous faisons l’hypothèse que,de gré ou de force,nos dirigeants feront le bon choix,et nous extrapolons l’évolution économique du passé pour anticiper le futur. Allons-y !

L’ERE PRIMAIRE ,L’ERE AGRICOLE.

Depuis l’époque des gaulois,jusqu’au tout début du dix neuvième siècle,l’économie française était essentiellement agricole. 75 à 80 % de la population active se consacrait aux travaux des champs et à l’élevage . Cela permettair à la totalité de la population de satisfaire la quasi totalité de ses besoins.Le reste étant assuré par les artisans qui fabriquaient les objets d’usage courant ,les meubles et quelques habits.

La société était dirigée par l’aristocratie et les notables ,qui tiraient leurs revenus en prélevant des dîmes et des impôts extrêmeùent élevés sur la production de la population agricole,les artisans bénéficiant d’avantages et de prérogatives très libérales pour l’époque.

Les progrès techniques ont permis une lente amélioration de la productivité du travail agricole ,durant cette période .En même temps les progrès de la science ont favorisé l’emergence de la transformation de l’artisanat en un début d’industrie.

La population agricole est passée de 85 % à 7O % de la population active ,au tout début du dix neuvième siècle. Mais ces 70% produisaient suffisemment de nourriture pour nourrir 100 % de la population. Les 15 % de « bras » ainsi libérés ont pu être employés dans l’industrie débutante.

Du point de vue de l’organisation de la société,le système féodal est resté très largement la règle . Il intégrait la population d’une région,baronnie,marquisat,comté… à sa propriété foncière,de telle sorte que les paysans d’une région devenaient la propriété du seigneur au même titre que les terres qui composaient cette région. C’était le servage.

Lors des débuts de l’industrie,les propriétaires fonciers se sont progressivement transformés en propriétaires industriels. L’amélioration de la productivité agricole libérant des « bras »,ces bras ont été utilisés,non plus aux champs mais dans les usine naissantes.

L’ERE SECONDAIRE ,L’ERE INDUSTRIELLE

 

Dès le début du 19ème siècle,les progrès fulgurants de la science ,l’invention de la machine à vapeur,et surtout ,l’affaissement de l’aristocratie féodale et l’émergence d’une bourgeoisie industrielle ont provoqué une évolution brutale de la société française et européenne.Mais la transformation des mentalités n’a pas suivi le changement rapide de l’économie. La propriété féodale s’est effondrée,et les agriculteurs ,privés d’emploi par l’amélioration de la productivité de leur travail,se sont trouves livrés sans défense à l’exploitation paupériste des capitalistes bourgeois.Le féodalisme agricole s’est mué en un féodalisme capitaliste encore plus avide. Il a établi des fiefs industriels ( métallurgie,filatures ,industrie minière,industrie sucrière… )dans lesquels les ouvriers,logés et nourris,vendaient leur force de travail pour le prix du « panier familial » réduit au strict minimum.Les philosophes,les sociologues,les écrivains,se sont émus de cette situation,mais n’ont rien pu faire pour améliorer le sort de la classe ouvrière.Cet état de choses a perduré jusqu’à la veille de la première guerre mondiale. A cette époque ,la population agricole française dépassait encore la moitié de la population totale. Sa production suffisait pour la nourrir et les besoins en main d’oeuvre de l’industrie ne cessaient de croître .

L’avenement du Communisme en Union Soviétique a exacerbé la virulence des luttes ouvrières et les ouvriers ont obtenu quelques progrès sociaux. La grande dépression économique de 1929 aux Etats-Unis ,et le new-deal qui s’en est suivi ont vu l’avenement du système fordien et l’amélioration du sort des travailleurs. Mais la grande évolution a eu lieu durant les »30 glorieuses » qui ont suivi la deuxième guerre mondiale.

L’ERE SECONDAIRE BIS OU TERTIAIRE,L’ERE ADMINISTRATIVE.

Sous l’impultion de la rationalisation du travail,du Taylorisme venu des USA ,et de la concentration du capital industriel,la productivité du travail s’est fortement accrue.Par exemple l’automatisation des usines automobiles Renault ou des usines métallurgiques de Dunkerque,ont provoqué la division par 4 du personnel necessaire. En même temps la mécanisation du travail agricole en a fortement diminué les besoins en main d’œuvre. Les bras ainsi libérés trouvaient encore assez facilement à s’employer dans l’industrie aux postes peu qualifiés,mais le personnel plus spécialisé commençait à devenir pléthorique .La fin de l’ère industrielle approchait avec la fin des « 30 glorieuses ». Avec la mentalité sur-repressive issue de la civilisation judéo-chrétienne,le passage vers l’ere post industrielle prévu par Herbert Marcuse n’etait même pas envisagé.Comme me disait le Directeur Administratif de l’entreprise dans laquelle je travaillais à cette époque: » La mecanisation du travail libère des bras qui vont gratter du papier ».Le culte du travail était tellement ancré dans lzs mentalités que pour occuper tous ces « bras » qui se libéraient,on s’est mis à développer de manière inconsidérée,les formalités administratives et comptables qui accompagnaient tous les actes liés à la production.

Les immeubles de bureaux se sont mis à pousser comme des champignons . Nous étions en train de foirer le passage à l’ere post-industrielle comme nous avions foiré le passage à l’ere industrielle.

Il ne faut pourtant pas dénigrer les aspects positifs de l’ameliorationdu niveau de vie de cette époque .Elle résultait de l’expansion de l’industrie ,mais aussi et surtout du succes des luttes ouvrières et du système politique démocratique qui par démagogie électorale amenait nos dirigeants à satisfaire les demandes de la classe ouvrière malgré la puissance et l’influence des groupes capitalistes bourgeois.

L’ERE QUATERNAIRE ,L’ERE LOISIRIELLE.

 

Nous y voilà !La productivité du travail agricole est telle que moins de 8 % de la population totale suffit pour nourrir toute la population française ,et une partie non négligeable du tiers monde. Et ce n’est pas fini,les progrès de la génétique ,la concentration des propriétés agricoles ,et le gigantisme croissant du matériel,vont encore détruire des centaines de milliers d’emplois ,tout en augmentant la production dans des proportions dont nous n’avons pas encore idée.

La population industrielle réellement productive ne représente guère plus de 18 % de la population totale,et élabore les produits industiels suffisants pour satisfaire les besoins de toute la population et d’une partie de la population étrangère. Et la productivité du travail industriel ne cesse de croître grace à l’automatisation et à la production informatisée. L’industrie ne cesse de détruire des emplois tout en produisant de plus en plus. L’informatisation rapide des fonctions administratives va réduire à néant les besoins en « gratte papiers ». Ces derniers ne sont encore maintenus à leur poste que par la crainte d’un cataclysme social. Le spectre du chômage endogène pointe son nez. Nous devons nous rendre à l’évidence,l’heure du choix a sonné,ou bien nous assurons une transition progressive,ou bien,gare à la révolution. La « vieille France « est entrée à reculons dans le système industriel fordien en s’accrochant jusqu’à l’absurde à l’exploitation pauperiste des travailleurs . Elle est en train de s’accrocher jusqu’à l’obsession au travail industriel.La création d’emplois est le leit – motif de toute l’action gouvernementale. Le rôle assigné aux entreprises frise l’absurde :elles sont là,non pour créer des richesses mais pour créer des emplois. On en vient à subventionner des entreprises pour qu’elles conservent leurs emplois alors qu’elles produisent des marchandises obsolètes qu’il nous faut bazarder à perte dans des pays en voie de développement ,ou carrement ,afin de s’en défaire,les donner aux ONG pour leurs œuvres humanitaires.

Là encore ,il nous faut modifier nos concepts. Herbert Marcuse et les soixante huitrds ont bien compris que l’ere post industrielle approchait,qu’elle était là.Mais ils n’ont pas pu conceptualiser les temps nouveaux ,se limitant à prôner la fin du travail salarié

La phrase de Karl Marx mise en exergue prend maintenant tout son sens . Notre esprit cartésien nous fait croire que le sens de l’Histoire est univoque, la crainte obsessionnelle du « culte de la personnalité « nous a laissé penser que l’évolution historique nous conduirait automatiquement au progrès,et cela ,indépendamment de l’action humaine qui d’ailleurs ne pouvait être que néfaste et stérile si elle s’opposait au « sens de l’histoire » .

Qu’en est il en réalité ? Eh bien ,le sens de l’Histoire n’est pas univoque.Souvent l’Histoire hésite,titube ,et prend un chemin tortueux vers un futur inconnu. L’influence des hommes,des dirigeants s’avere déterminante .Dans un passé récent,,le destin de notre pays a été suspendu plusieurs fois à la décision d’un seul. Notre Constitution rend les décisions de notre Président sans appel ,et cela durant son quinquénat pour peu que l’Assemblée Nationale ,élue en même temps et pour la même durée ,lui soit acquise.

Alors,l’évolution de la situation internationale manquant de visibilité,et notre gouvernement etant dans l’impossibilité d’endiguer le déclin économique et la progression du chômage,il est tentant de se réfugier dans le passé,dans la régression. Pour résoudre le problème de l’emploi ;on prône le retour au travail peu productif ;l’artisanat,les petites et moyennes entreprises ,le retour à l’agriculture familiale,avec des productions locales,des produits du Terroir ;la survalorisation du passé ,des grandes épopées historiques,Louis XIV,Napoléon 1er…

Le progrès n’est pas inéluctable,et l’attrait du paupérisme est bien fort chez les petits industriels qui renaissent dans le « vieux pays ».

Mais il y a l’autre voie,celle du progrès,mais quelle est-elle ?c’est le grand saut dans l’inconnu. L’Histoire titube,l’Histoire hésite. La population,surtout la jeunesse,sent confusément que le progrès est là, à portée de main.Mais nos dirigeants ne le voient pas,ils sont empétrés dans un déclin économique qu’ils ne maitrisent plus,dont ils ne connaissent ni l’origine ni l’issue ,englués dans une image archaïque de la France.Et cependant ,seuls ils détiennent les leviers de commande qui dirigent notre pays. Thèse antithèse synthèse.Si l’on ne canalise pas correctement les forces qui animent notre société,,ses contradictions s’exacerberont et leur résolution pourra être révolutionaire.

 

 

CONDITIONS DE REUSSITE DU PASSAGE A L’ERE LOISIRIELLE

L’agriculture occupe 8 % de la population active,et nourrit 100% de la population.

L’industrie occupe 18 % de la population active et fournit la totalité des produits dont la population a besoin.

L’Administration et les services occupent 20 % de la population et ils sont pléthoriques.

Le reste de la population s’occupe tant bien que mal entre le chômage ,la précarité,les allocations diverses,les petits boulots. Et les progrès techniques tendent à faire baisser ces trois pourcentages . Des « bras « se libèrent.

Le temps de travail nécessaire à l’élaboration des produits destinés à satisfaire nos besoins alimentaire et materiels diminue. Le temps des loisirs est arrivé. Nous entrons dans l’ERE LOISIRIELLE . Si nous avons raté le passage à l’ere industrielle ;nous devons réussir le passage à l’ere loisirielle, Il est grand temps de s’y mettre !

LE SYSTEME ECONOMIQUE FORDIEN GENERALISE.

 

La MACHANDISATION et l’L’EQUILIBRE DES ECHANGES EXTERIEURS sont les conditions préalables à la réalisation du passage harmonieux à l’ere loisirielle.On peut alors se préoccuper des problèmes liés à la fin de l’ere industrielle et du chômage endogène qu’elle génère,la productivité accrue entrainant inévitablement de moindres besoins en main d’œuvre.

Bien sùr ,la découverte et la mise sur le marché ,de nouveaux produits industriels (telephone portable,ordinateur portable,,3G,Téléviseur plasma,…) ont pu faire illusion pendant quelque temps,mais l’automatisation fulgurante des moyens de production de ces produits a anéanti tous les espoirs mis en eux pour resoudre les problèmes d’emploi. A nous de trouver rapidement un produit miracle ,générateur de grands besoins en main d’œuvre(guerre des étoiles,exploration de Mars,de Vénus…).Les possibilités prévisibles dans un proche avenir sont faibles …mais pas nulles. La richesse d’un pays ne dépendrait-elle plus du niveau d’activité de sa population ?

Dans ces conditions ,le partage du TRAVAIL entre les travailleurs ,les 35 heures,fut la première idée,certes un peu simpliste ,qui est venue aux post soixante huitards.Et si la productivité augmentait ,on passerait aux 30 aux 25 ,aux 20 heures….Le niveau de vie en prendrait un coup,certes,mais enfin,on ne pouvait pas tout avoir !

L’idée était bonne ,quelque peu mathusienne,mais bonne.Nous n’analyserons pas ici les raisons de son échec et nous nous bornerons à le constater.

C’est à nouveau l’impasse et la tentation du refuge dans le passé.Pour éviter la régression,nous devons revoir tous nos concepts sur les notions de TRAVAIL,dePRODUIT et de RICHESSE. En quelque sorte,repartir à zéro.

L’amélioration de la productivité de l’agriculture a libéré de bras qui se sont consacrés à l’industrie.Le système fordien à généré la production et la consommation des marchandises.L’amelioration de la productivité dans l’industrie libère des bras qui se consacreront au loisir.Le système fordien généralisé ,conduira à la production et la consommation du LOISIR,ce nouveau produit industriel,cette nouvelle richesse. Nous sommes entrés dans l’ere loisirielle.

LE LOISIR,UNE INDUSTRIE NAISSANTE.

L’homme se distrait depuis la nuit des temps.Le loisir semble être le propre de l’homme,tout comme le rire,c’est une activité universelle,tous les peuples du monde s’y adonnent. Dérivatif ou récompense du travail,occupation des oisifs,activité des érudits,le loisir comme le travail ,prend les formes les plus diverses.L’industriel ne s’est intéressée que tout récemment à ce produit aussi répandu que l’air ou l’eau. Le loisir ,la distraction sont des activités suspectes qui s’adressent aux sens . Trop intenses ce sont des péchés,morbides ce sont des crimes.Expression directe du désir de liberté individuelle,le loisir a de tous temps inquiété les autorités publiques et religieuses,mais il a souvent servi d’exutoire à la colère populaire indocile :jeux du stade,jeux du cirque romains,jour du seigneur,carnaval,fêtes regulières avec défilés et férias.Dans l’incapacité de réprimer complètement cette pulsion naturelle les autorités ont préféré la canaliser.Mais le loisir se dégage peu à peu de son côté suspect,l’individu s’emancipe et recherche la satisfaction de ses pulsions.Un travail plus réduit suffit pour satisfaire ses besoins matériels ,libérant ainsi du temps pour se distraire .Il est temps d’entrer dans l’ere loisirielle sans tabou ni complexe. Cette activité ne doit pluis être accaparée par quelques uns à des fins vénales et occultes plus épris de gains faciles que d’activités sociétales Il est temps aussi d’arréter l’anarchie dont les débuts de cette industrie ont été les victimes

Des livres entiers ne suffiraient pas pour décrire la variété des loisirs,c’est pourquoi nous nous limiterons ici à exposer les implications de cette activité en nous appuyant sur quelques aspects du loisir. Le lecteur extrapolera facilement notre raisonnement.

Quelle est la situation actuelle ?

Le loisir est une activité qui demande du temps et une certaine initiation,pour être pratiquée. De tout temps ,les autorités ont exercé leur contrôle : Limitation de la temporalité :1 jour par semaine,jours fériés légaux et réglementaires . Limitation géographique :stades, théatres,parcs de loisirs . Limitation financières ;gratuité ou prise en charge subventionnée qui limitent les initiatives concurrentielles.

Au début,le loisir était une sorte d’activité dans laquelle un individu ou un groupe d’individus était à la fois producteur , produit et consommateur :sport,fêtes populaires,jeux de foire,danses folkloriques…strictement controlée par les autorités locales ou religieuses.

Devant la demande croissante,et en l’absence d’une reconnaissance déterminée de cette industrie ,il se développe actuellement en France une activité anarchique qui défigure le paysage social,.Elle provoque l’augmentation des prix d’accès et la création de cercles ,de clubs ou d’associations fermées ou élitistes qui raréfient l’offre.

Le public ,souvent livré à lui-même ,se réfugie dans les seuls lieux qui lui sont encore librement accessibles,les casinos ,les champs de courses,le loto et les jeux de grattage où il se fait plumer allegrement en croyant se livrer à quelque vice caché.

LE LOISIR,UNE INDUSTRIE FORDIENNE

Nous entrons dans le troisième millénaire.Nous entrons dans l’ere du loisir. Il est temps de reconsidérer entièrement cette activité et de l’organiser comme les autres activités marchandes bien que son produit soit immatériel ;ouvrir l’offre faire jouer la concurrence,arreter les retentions,et finalement ,comprendre les demandes du public auxquelles il faut répondre en lui faisant enfin confiance.

Le loisir est une industrie,elle peut être pauperiste. Les palaces de la Côte d’Azurdont on nous rabat les oreilles à la télévision,sont l’exploitation paupériste de cette activité,Les employés de ces hôtels n’y dormiront jamais pas plus que les employés dominicains ne domiront un jour dans les hotels de Saint Domingue.

L’Etat doit s’engager avec détermination dans l’industrie du loisir ,mais cette industrie doit se structurer sur le modèle fordien.Les travailleurs de ce secteur en seront aussi les consommateurs au même titre que les travailleurs de l’agriculture ou de l’industrie Tous les travailleurs de France élaborent la totalité des produits materiels ou immateriels,et les consomment.Le secteur est extrêmement vaste : films spectacles,séjours de villégiature,activités sportives avec ou sans compétition(plutôt sans compétition),culture,musique grande et petite,théatre,danses de toutes nature ,jeux de cartes,jeux de table,tourisme , ski ,promenades,,voile ,plage,mer gastronomie,bricolage ,jardinage etc…La liste est infinie. La réserve d’emplois est immense,la fin du chômage est en vue !

Pour qu’il en soit ainsi,il faut organiser le loisir sur le modèle FORDIEN. La rémunération de la force de travail de toutes les activités (agricole ,industrielle,loisirielle)DOIT inclure la consommation du LOISIR au même titre qu’elle inclut déjà la consommation agricole et industrielle.L’offre deviendra multiple si la demande est solvable

Si l’on sort du concept du loisir humanitaire et assisté ,chacun pourra se livrer à l’activité qui lui convient.

Certaines de ces activités demandent une initiation,un enseignement. L’Education Nationale doit s’impliquer.consommer du loisir est économiquement aussi important que consommer des produits manufacturés ou de la nourriture.

Les besoins matériels satisfaits ;les loisirs et les distractions librement mis à la disposition de tous,LE PARADIS SUR TERRE EST LA !

H.B.

Avril 2006.

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Published by H. - dans economie
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