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2 décembre 2007 7 02 /12 /décembre /2007 15:30
                                              LE DECLIN ECONOMIQUE
                                                                                       causes et remedes
                                                                                                  par h.borentain.


                               PREMIERE PARTIE
                                    HISTORIQUE

       1-LA FIN DES TRENTES GLORIEUSES.

     Le temps béni des trente glorieuses,c'est fini.Depuis le début des années 70,les gouvernements et les Présidents de la République se sont succédés,à Gauche ,à Droite,au Centre,sans que le mouvement de dégringolade de l'économie française n'ait été enrayé le moins du monde.
     Le fameux "BOUT DU TUNNEL" de monsieur Raymond Barre a donné le signal de départ à la montée continue du chômage ,et à la course à la recherche de sa résorbtion.
     A cette époque,je travaillais dans un bureau d'études renommé,spécialisé dans la conception,le calcul,et,les plans des structures d'ouvrages en béton armé.L'annonce,fin 72,du dépôt de bilan,puis début 73 ,de la liquidation de la société ,a laissé le personnel incrédule,mais toutefois,sans inquiétude sur son sort.
     J'ai,moi même,ressenti une sorte de soulagement ,tant l'ambiance dans l'entreprise était devenue pénible.Et puis,le"meilleur économiste de France"nous ayant expliqué que la surchauffe de l'économie française était due à la mauvaise gestion de quelques "canards boiteux"dont l'élimination devait automatiquement rétablir la situation économique,notre entreprise,sans doute mal gérée,devait disparaître.Nous n'étions pas inquiets...
     Puis les choses se sont accélérées,Les bureaux étant restés ouverts le lendemain de la liquidation,le liquidateur a distribué 1000 FF (150 euros)à chacun de nous en attendant la mise en ordre des comptes et l'inventaire des sommes disponibles.Pas de salaire,pas d'indemnité de licenciement,pas de préavis.Après quelques heures de discutions,d'échange de doléances,nous nous sommes séparés,et chacun est rentré chez soi.C'était la fin de notre entreprise,j'y étais resté 18 ans.
     A cette époque,le nombre d'offres d'emploi était encore supérieur à celui des demandes.Le choix du premier emploi était facile,et correspondait généralement aux aspirations du demandeur.De ce fait,les changements d'employeur étaient relativement rares et les employeurs fidélisaient leurs employés par des avantages divers liés à l'ancienneté tels que :jours de congé,primes d'ancienneté,promotions internes...
     Dans ces conditions,les employés restaient très attachés à leur entreprise.En cours de carrière,les changements étaient généralement considérés comme un signe d'instabilité et de difficulté d'adaptation à son environnement.
     La situation de l'emploi s'étant considérablement dégradée durant son séjour dans le nid douillet de l'entreprise,rien d'étonnant si le personnel de notre bureau d'études se soit trouvé quelque peu désemparé ,quand il a dû s'adapter aux dures conditions de travail dans les entreprises "canards NON boiteux"
     Le nombre de chômeurs atteignait alors 300 000,chiffre considéré comme dramatique.Et les "canards boiteux "tombaient comme des mouches. 
     Bien entendu,Georges Marchais ne se trompait pas quand il affirmait "quand Raymond Barre prétend apercevoir le bout du tunnel,c'est qu'il marche à reculons,et qu'il confond l'entrée et la sortie."Il faisait une description correcte de la situation,mais son analyse théorique était inexistante.Sans une compréhension correcte du phénomène,toutes les solutions qui seront proposées par la suite ,pour y remédier,s'avereront inefficaces.
     Si réellement,Monsieur Raymond Barre a pensé que la simple régulation de la gestion monétaire des entreprises suffirait à résorber le chômage,son analyse aura été d'une faiblesse terrifiante.Il n'a tout simplement pas compris le sens du signal.Il a pensé qu'un traitement temporaire et humanitaire des victimes salariées de la chasse aux "canards boîteux"résoudrait le problème en attendant la normalisation prochaine et automatique de la situation économique.
     Quant à Georges Marchais,il n'a fait aucune analyse .Pour lui,la ncrise économique n'était qu'un avatar de la lutte des classes et résultait d'une mauvaise répartition des profits au détriment de la classe ouvrière.
     La guerre du Kippour et la hausse brutale du prix du pétrole ont servi de bouc émissaire pour masquer la crise montante.Mais le temps béni des "trente glorieuses" était bel et bien fini. 

                 2-LES LICENCIEMENTS ECONOMIQUES.

     Lorsque le bureau d'études dans lequel j'avais travaillé a été liquidé,mon service a été repris en totalité par un autre d'études parisien.Ma période de chômage aura été brève,15 jours,et,à ma grande surprise,ces quinze jours ont donné lieu à une indemnisation,très faible,certes,mais une indemnisation tout de même,payéen par la mairie de la localité dans laquelle je résidais.
     Dans ce bureau d'études qui nous avait repris,le carnet de commandes était bien rempli.L'essentiel de ce carnet était constitué par la rénovation du quartier de "la Place d'Italie" à Paris,devenu depuis le "quartier chinois"
     Le travail ne manquait pas,mais les conditions de travail s'étaient durcies.La rigueur de gestion était devenue la règle,la concurrence était dure et gare à la faillite des "canards boîteux".
     La modernisation des infrastructures de la France tirait à sa fin,les dégats de la guerre étaient réparés,et le relogement des rappatriés d'ALGERIE,à peu près réalisé.Les bureaux d'études et les entreprises de Bâtiment et de Travaux Publics disparaissaient à un rythme soutenu.Notre principal client se désengageait progressivement de l'operation immobilière de la "Place d'Italie",et notre bureau d'études devait maintenant effectuer une périlleuse conversion vers le secteur concurrentiel.Une gestion,même rigoureuse ,ne pouvait plus nous sauver de la disparition.Et la situation dans les autres secteurs de l'économie n'était guère plus florissante,aussi,lorsqu'un client de mon ancien bureau d'études me proposa une situation dans son entreprise,je l'acceptai immédiatement.
     Le nombre de chômeurs s'établissait désormais à 800.000.Aucune explication rationnelle ne permettait de donner les raisons d'un tel effondrement.Le gouvernement désemparé par les risques sociaux que cela comportait ,et dans l'incapacité d'apporter une quelconque solution,prit alors la decision de traiter le chômage comme une maladie sociale endémique contre laquelle il convenait de s'assurer.
     La regle apaisante suivante fut adoptée:
     L'alimentation du fonds d'indemnisation serait assurée par une cotisation prélevée sur tous les salariés susceptibles d'etre frappés,et payée pour moitié par l'employeur ,et pour moitié par prélèvement sur le salaire.
     Le début du chômage serait déterminé par la constatation ,soit d'une nessécité économiquede licenciement pour assurer la perrénité de l'entreprise,soit par la disparition de l'entreprise par faillite ou liquidation
     Le montant de l'indemnité serait calculé de telle sorte que la situation du salarié licencié soit intégralement maintenue pendant 1 an au maximum,délai jugé suffisant pour permettre de retrouver un emploi.
     Une autre idée prenait naissance,à savoir,l'inadéquation entre les offres d'emploi et la qualification des demandeurs.
     Pour remédier à cette inadéquation,une période de formation ou de mise en adéquation de 1 an pouvait en outre etre proposée au travailleur licencié.
     L'idée d'un chômage structurel endémique incompressible s'était désormais insérée dans les esprits,et les efforts des gouvernements successifs ,à défaut de réduire le chômage,se consacraient désormais au maintien du nombre de chômeurs dans une portion raisonnable de la population active.A partir de ce moment ,la fonction essentielle des entreprises fut la création d'EMPLOIS.
     La nouvelle entreprise dans laquelle je travaillais était fortement impliquée dans l'activité agricole du pays.Les dispositions adoptées par l'Union Européenne en faveur de l'agriculture avaient permis aux entreprises du secteur ,d'échapper ,pour quelque temps encore ,aux affres de la disparition.
     Ce ne fut donc que partie remise.Au début de l'année 1977,la cause était entendue.La pression surn les prix et la concurrence d'autres entreprises eurent raison de notre ilôt de prospérité.Les difficultés économiques et la diminution des commandes amenèrent la direction à demander le bénéfice des dispositions relatives aux licenciements économiques.Et je faisais partie de la charrette.
     Contrairement aux idées qui avaient cours à cette époque ,la condition de chômeur licencié économique n'était pas si pénible que ça.L'indemnité de chômage se montait à 90% du salaire brut,primes incluses,et cette indemnité pouvait atteindre une durée de 2 ans à condition d'effectuer une formation et de rechercher activement un emploi.
     Malheureusement l'euphorie du départ fit rapidement place à l'inquiétude,puis au déséspoir ,quand mes efforts pour retrouver un emploi s'avérèrent vains,et que les quelques entretiens que j'avais réussi à obtenir se soldèrent par le sempiternel "Malgré la qualité de votre candidature,votre profil ne correspond pas exactement à notre recherche".Et le temps passait...Et le nombre de chômeurs approchait les 1.000.000...Et l'incapacité du gouvernement à résoudre la crise et à résorber le chômage ,devenait de plus en plus évidente...Et la Gauche s'unissait autour d'un Programme Commun de gouvernement.


                                 3-LE PROGRAMME COMMUN

     Dès le début de l'année 1976 ,l'échèc du système économique français dans son ensemble était déja perceptible .C'est à cette époque que je me suis interessé
aux différentes théories économiques qui prévalaient alors ,à savoir,le MERCANTILISME de Ricardo et surtout le PRODUCTIONNISME de Karl Marx.J'ai ainsi pu analyser d'une manière objective ,la partie économique du Programme Commun que l'ensemble des partis dits de Gauche étaient en train d'élaborer,et le formidable espoir que ce Programme suscitait dans l'opinion.Il s'appuyait sur la théorie des plus-values de Karl Marx et d'une meilleure répartition de celles-ci par la voie des nationalisations des grandes entreprises françaises.
     Evidemment ,le raisonnement était simple ...Trop simple...Trop simpliste!Les grosses entreprises faisaient des bénéfices indécents sur le dos des travailleurs,alors que les petites entreprises vivotaient péniblement ,talonnées par la faillite et le licenciement économique.La nationalisation de ces grosses entreprises ferait entrer leurs immenses bénéfices dans les caisses de l'Etat.Etat socialiste,qui utiliserait cette manne pour:
     -Développer et améliorer l'enseignement ,source de progrès.
     -Améliorer l'accès aux soins médicaux,source de bien vivre.
     -Rendre l'habitat plus accessible,source de bien être.
     Toutes ces améliorations relanceraient automatiquement l'activité économique dans le pays et ,de ce fait ,résoudraient le problème du chômage et de l'emploi.Vision idyllique qui en a séduit plus d'un,dont moi,je l'avoue.
 
     Ainsi se trouvait résolue la sempiternelle "lutte des classes".Le grand capital ,responsable de tous nos maux ,était neutralisé,et les profits ,accaparés par le gouvernrement ,pouvaient ainsi être attribués è l'ensemble des travailleurs.En outre,les petites et moyennes entreprises restaient dans le secteur privé,ce qui maintenait en place,une structure libérale permettant l'épanouissement d'un secteur concurrenciel qui laissait à TOUS la possibilité de "faire fortune".
     Encore au chômage,cette argumentation lénifiante m'avait rassuré.La date de l'élection présidentielle approchait et je sentais ariver la fin de mes ennuis.Malheureusement,la date de la fin de mes indemnisations arrivait elle aussi ,et plus vite encore.Avec mon épouse,et 2 enfants encore en bas age,ma situation devenait réellement inquiétante.Nous étions en AVRIL 1979.
     Dans mon secteur d'activité,le Batiment et les Travaux Publics,le discours qui conseillait de partir à l'étranger ,prenait une consistance de plus en plus ferme qui contrastait avec le caractère foncièrement casanier des français.Alors,faute de mieux,et tout heureux de l'opportunité,j'ai accepté un poste de Professeur dans une Ecole d'Ingénieurs des Travaux Publics en Côte d'Ivoire.
     Ouf!Il était temps.

                             4-LES NATIONALISATIONS.


     Nous avons quitté la France,un matin de la première quizaine d'Octobre 1979.Nos cantines métalliques nous avaient précédé  d'une quinzaine de jours,par bateau,avec les 300 kg réglementaires d'effets divers.Nos meubles devaient être emmenés dans un garde meubles ,et notre maison louée durant notre absence..Nous partions vers l'inconnu pour au moins 4 ans.Nous pouvions attendre tranquillement l'élection presidentielle prochaine,et revenir dans un pays apaisé ,dans une situation économique prospère conforme à la richesse naturelle de son terroir et aux possibilités énormes de son industrie et de son patrimoine artistique ,culturel et intellectuel.
     Je ne m'étendrai pas ici sur l'épisode de ma vie correspondant à mon séjour en Afrique.Je dois dire cependant que l'image de ce continent généralement véhiculée dans l'imagination des français ,est totalement fausse.Il y règne une certaine nonchalence due sans doute à la chaleur.Calmes et bien nourris,leur mode de vie très phisique en fait des "forces de la nature".On s'habitue assez vite à la chaleur ,et,avec la végétation exotique et les rues très animées,la vie s'écoule agréablement.Je garde un souvenir ému de mes élèves,studieux,avides d'apprendre,et d'un niveau très comparable aux élèves des écoles d'ingénieurs françaises.
     C'est donc de loin que j'ai pu assister à l'élection de François Mitterrand à la presidence de la République,à la mise en oeuvre du Programme Commun,et donc à la nationalisation des principales banques et entreprises françaises.Tous les espoirs étaient parmis...A ceci près cependant,les théories économiques qui formaient l'ossature du Programme Commun résultaient d'une lecture quelque peu superficielle du" Capital"de Karl Marx.Seule la partie traitant des plus-values avait été prise en compte et lesdéductions en étaient restées a un niveau arithmétique un peu trop élémentaire.On peut dire qu'on en était resté au célèbre problème "du robinet qui coule et de la baignoire qui fuit"
     Les lecteurs de cet important ouvrage n'avaient pas poussé leur lecture au delà du premier tome.Ils avaient donc négligé les parties traitant de "la baisse tendentielle des taux de profit"et surtout du "transfert des plus-values ,des entreprises à fort taux de main d'oeuvre vers les entreprises du même secteur fortement mécanisées".Cette négligence a rapidement été fatale aux espoirs mis dans les effets bénéfiques que la mise en oeuvre du Programme Commun devait engendrer.
     Au tout début,l'Etat s'est donc approprié les bénéfices des grandes entreprises,mais assez rapidement ils ont essentiellement servi à ameliorer les conditions matérielles des dirigeants et des salariés de ces mêmes grandes entreprises.L'Etat n'en récupérant progressivement plus que quelques miettes.Les conditions de rémunération et de carrière offertes par ces entreprises nationalisées contrastaient alors singulièrement avec celles offertes par les entreprises privées plus petites opérant dans le même secteur.Ces grandes entreprises nationalisées drainaient vers elles,en même temps,le meilleur des forces vves de la nation et les plus-values crées par les petites entreprises du secteur "concurrentiel".
     Ces petites entreprises privées ont ainsi été rapidement poussées à la disparition,réduisant alors les plus-values captées par les nationalisées.Deux ou trois années ont suffi pour démontrer l'exactitude de la théorie des "transferts"etde"la baisse tendancielle des taux de profit".Le Programme Commun avait vécu. 

                         5- LES RE-PRIVATISATIONS.

     Mais la situation du chômage ne s'améliorait pas;le nombre des chômeurs atteignait maintenant 1.500.000,et mon retour au pays devenait problématique.
     Devant cette situation,et les faibles ressources que les entreprises nationalisées procuraient à l'Etat,le gouvernement s'était résigné à re-privatiser.Mais le mal était fait.Les petites entreprises étaient en train de disparaître,et les charges salariales et autres des grandes entreprises nationalisées etaient telles que leur retour dans le secteur privé nécéssitait des restructurations onéreuses et dramatiques sur le plan de l'emploi.
     C'est dans ces conditions que nous avons dû revenir en France,car nos enfants ayant grandi,ils devaient être scolarisés dans des structures plus nationales.Et par ailleurs,sous l'effet de la demande de sa population,le gouvernement ivoirien procédait à "l'ivoirisation "des emplois tenus par le personnel de la Coopération.
     J'avais sous-estimé deux facteurs importants:
     1) Le temps avait passé.A 53 ans,la réinsertion dans une quelconque structure professionnelle metropolitaine était devenue impossible.
     2)La situation de l'emploi en France s'était détériorée dans des proportions dont je n'avais pas idée.
     La déception engendrée par l'échec des espoirs mis dans le Programme Commun avait dégradé le climat social et engendré un relâchement sensible des comportements,visible aussi en milieu scolaire.
     Ma réinsertion dans l'Education Nationale s'est rapidement soldée par un échec.J'ai terminé ma carrière professionnelle comme j'ai pu,jusqu'à ma retraite,et j'ai assuré à mes enfants la possibilité de faire des études scolaires et universitaires satisfaisantes.
     Fin de mon histoire personnelle.

                 6-LE PARTAGE DU TEMPS DE TRAVAIL.LES 35 HEURES.

     A partir de là,les gouvernements se sont succédés sans que la moindre amélioration n'ait été constatée.A chaque élèction,les votes ont sanctionné les partis au pouvoir.Nous avons assisté à toutes les combinaisons possibles:
     Président de Gauche-----Gouvernement de Gauche.
     Président de Gauche-----Gouvernement de Droite
     Président de Droite-------Gouvernement de Droite;
     Président de Droite--------Gouvernement de Gauche
     Toutes les mesures prises en faveur de l'emploi:emploi des jeunes,emploi des seniors,préretraites...se sont révélées inefficaces.Le nombre des chômeurs a atteint 3.000.000 malgré le traitement social du chômage:RMI,emplois aidés,stages de formation...La création d'emploi était devenue une véritable obsession pour les gouvernements successifs.Avec l'aide des syndicats,ils ont fait évoluer le rôle des entreprises:
     L'objet traditionnel d'une entreprise est, bien entendu,de créer des richesses qui sont ensuite réparties dans la population afin d'en élever le niveau de vie.
     -La crainte de la faillite,et la prééminence des sociétés financières sur les entreprises de production,a entraîné un changement de concept.L'entreprise a désormais pour mission de réaliser du profit.Une entreprise qui ne fait pas de profit doit disparaitre.
     -La mise en oeuvre d'un tel principe a,bien sur,créé des ravages parmi la population salariée.Les gouvernements s'en sont émus,et ont pris des mesures destinées à soutenir les entreprises non rentables dans le seul but de préserver les emplois.
     -A la fin des années 80,le seul objectif valable pour une entreprise,était de CREER DES EMPLOIS,et celà à n'importe quel prix:exonération de charges sociales,subventions à la création d'emplois,zones franches...On a même vu des régions offrir des subventions délirantes à des entreprises étrangères ou françaises,à seule fin qu'elles viennent s'installer dans des secteurs sinistrés ,et y créer des emplois.Bien entendu,dès que les subventions ont été perçues,les entreprises ont disparu,en laissant la misère et la désolation.
     Il a bien fallu se rendre à l'évidence,rien de tout celà n'a créé le moindre emploi.Le chômage direct touchait maintenant 3.300.000 personnes,et avec le chômage indirect,c'était plus de 5.000.000 de travailleurs qui étaient privés d'emploi.
     Alors l'idée de croire que le TRAVAIL était une quantité fixe s'est faite jour.La justice sociale consistait alors à répartir cette quantité entre les différents acteurs de la production.
     Les stratèges spécialisés ont déterminé la quantité totale de travail disponible T,et le nombre de travailleurs actifs N.Le quotient T/N =35 heures par semaine devait donc régler de manière arithmétique,le problème du chômage.
     Ce raisonnement ,encore plus simpliste que celui du Programme Commun,en a laissé plus d'un pantois.Quelque peu malthusien,il ne pouvait évidemment donner le moindre résultat,même en maintenant le salaire des interéssés.Cette évidence économique ne pouvait échapper aux conseillers économiques du gouvernement Jospin,et le seul secteur encore capable de créer quelques emplois c'etait,bien entendu,le secteur non productif,le secteur administratif.autrement dit le Fonctionariat.

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Published by H. - dans economie
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